Dominant la Garonne, le prieuré bénédictin de La Réole et l'église Saint-Pierre qui y est adossée, ont subi plusieurs démolitions avant d'être reconstruits, le premier sur les plans de l'architecte Maurilhe Gassy, de 1704 à 1724, la seconde par les frères mauristes à partir de 1680.
A l'extrémité de l'église Saint-Pierre, côté abside, le long de la rue de Lort, se trouvait, préalablement, une chapelle dédiée à Saint Madeleine attenante au cimetière des bénédictins ; le cimetière et la Chapelle de la Madeleine laissent ensuite place à la basse-cour et au jardin du couvent qui subsistent jusqu'en 1688.
A l'angle de la rue de Lort et de la rue des Gentils, est attesté le premier hospice réolais, dit Sainte-Madeleine, dès 1186, hôpital transféré rue Lamar au XIVe siècle.
Afin de compléter la description de ce quartier de la Réole, touchons un mot du Couvent de l'Annonciade, fondé en 1602 par deux religieuses bordelaises (Anne de Bordenave et Antoinette de Junquières), sur un terrain situé à l'angle de la rue des Juifs et de la rue de Lort, dans le prolongement de l'ancien hospice Sainte Madeleine. Après la construction du couvent et de la chapelle en 1603, suivra, l'installation d'un pensionnat pour jeunes filles en 1618 et l'édification de dortoirs supplémentaires. Le couvent et ses annexes sont quasiment totalement démolis et reconstruits en 1731.
La Réole - Eglise Saint-Pierre, Prieuré vers 1704-1710 — Vue d'ensemble vers 1970
Dès 1773, une grille et un double mur sont édifiés tout au long de la rue de Lort, précédant de quelques années la création des Allées de Tilleuls, aménagées sur l'ancien cimetière bénédictin et les jardins du monastère.
L'Esplanade des Tilleuls devient ainsi le lieu traditionnel de promenade des réolais.
En 1791, la municipalité et l'Etat font main basse sur le Monastère, l'église Saint-Pierre et le couvent
des Annonciades devenus biens nationaux : l'ancien prieuré bénédictin va accueillir dans les années suivantes la sous-préfecture, l'Hôtel-de-Ville, le tribunal et la gendarmerie.
Plan partiel de la Réole en 1828
L'ancien bâtiment des Annonciades, transformé en Collège dès avant 1828, mais devenu trop étroit, Jean Renou, maire en 1870-1872 et de 1882 à 1896, décide la municipalité à faire édifier un nouveau collège. La première pierre en est posée le 21 septembre 1884, lors d'une cérémonie et d'un banquet auquel sont conviés maintes personnalités dont le sous-préfet Raynal.
Inauguré en 1885, le nouvel établissement scolaire dont la façade est située sur la rue de Lort, devenue partiellement rue du Collège à cet emplacement, est doté de deux ailes, l'une sur la rue des Juifs, la seconde rue des Gentils, le long de l'Esplanade des Tilleuls.
La Réole - Promenade des Tilleuls et Abside de l'Eglise, grille longeant la rue de Lort — Grille de la promenade des Tilleuls sur la rue de Lort, Collège y attenant
Très anciennes, les formations musicales réolaises sont principalement actives sur les Promenades des Tilleuls.
L'Orphéon de La Réole, attesté dès 1856, dirigé par M. Lafond en 1859, concourt lors de nombreux festivals musicaux de la région. Il précède l'Harmonie dite Philharmonique de La Réole qui, à la tête d'une quarantaine de musiciens, est dirigée en 1869 par M. Ducos, par Charles Prévost en 1882, puis par M. Jauffret en 1887.
A la demande des musiciens, peu avant 1904, un premier Kiosque à musique en bois est construit sur la place des Tilleuls, au centre des Allées. Sans toiture, de forme octogonale, il est doté d'une balustrade.
La Réole - Place des Tilleuls et premier Kiosque à musique en bois
 |
| Peu après, vraisemblablement vers 1908-1910, le premier édicule en bois est remplacé par un Kiosque à musique octogonal qui, curieusement, ne comporte que six colonnes, les deux autres côtés, situés à l'avant du monument, étant sans pilier d'appui pour la toiture en zinc. Le soubassement en pierre ne possède aucun garde-corps. |
Le nouveau kiosque est érigé le long de la grille de la rue de Lort, devant le seul vestige subsistant de l'hospice Sainte-Madeleine, une porte cintrée surmontée d'un fronton triangulaire, correspondant à l'ancienne entrée de cet hôpital.
Deux petits canons sont disposés de part et d'autre du kiosque.
La Réole - Kiosque à musique de l'Esplanade des Tilleuls et le Collège
La rue de Lort et la rue du Collège adoptent le nom de Jean Renou (né vers 1840-1912) ; le nom de l'ancien maire réolais est également attribué au collège transformé en lycée.
La Promenade des Tilleuls, appelée à présent Esplanade du général De Gaulle,
a perdu, dans les années 1970, la toiture de son Kiosque à musique, dont il ne reste aujourd'hui que le soubassement de pierre.
Kiosque toujours en place.
3 septembre 1881 - Les élections à La Réole, l'occasion de fêtes, de défilés et de concerts musicaux
La journée de dimanche a été, dans l'arrondissement de La Réole, une bonne journée pour la République. Dans toutes les communes, les élections se sont passées avec ordre et dans le plus grand calme ; ni en ville ni ailleurs, nous n'avons rien de particulier à signaler ; partout, tout le temps qu'a duré le scrutin, la tranquillité n'a cessé de régner.
A La Réole, le soir, nous avons eu beaucoup plus d'animation que dans la journée. Dès sept heures, le monde a commencé à s'attrouper sur la place Saint-Pierre, et, vers neuf heures, la foule était compacte aux abords de la sous-préfecture. Il y avait là, non seulement une grande partie de la population réolaise, mais encore beaucoup de délégués des communes voisines. A la campagne comme en ville, on était impatient de connaître le dénouement de la lutte.
A dix heures et demie, le recensement général était terminé. M. Caduc était élu à une forte majorité.
Lorsque M. le sous-préfet est venu annoncer le résultat final, on a poussé un immense cri de : « Vive la République Vive Mr Caduc ! » La joie était à son comble.
Des groupes ont entonné la Marseillaise et ont parcouru la ville. Cette joie s'est perpétuée une partie de la nuit.
Le lendemain soir, la population de La Réole, heureuse du brillant succès obtenu la veille, a fait à son nouveau député une splendide manifestation.
A sept heures, la Société Philharmonique est partie des Tilleuls, aux accords de la Marseillaise. Elle était précédée et suivie d'une foule immense. A huit heures, la résidence de M. Caduc était envahie de tous les côtés ; on évalue à près de quatre mille le nombre des manifestants. Aux Réolais étaient venus se joindre une foule de personnes des communes voisines. Sur la terrasse, magnifiquement illuminée, la circulation était impossible. Quelques jeunes filles, au nom de la ville, ont offert au nouveau député de superbes bouquets. (...)
Après les discours, la Société Philharmonique a joué la Marseillaise, l'Orphéon de La Réole a chanté un chœur et la Société chorale de la Gironde, qui était venue spontanément prendre part à cette manifestation, en a chanté un autre. M. Nibaut a chanté ensuite le Vieux Colis, paroles de M. Riffaud, musique de Benquet.
Ce dernier morceau a mis le comble à la joie, et, comme par enchantement la terrasse s'est transformée en bal ; un orchestre s'est improvisé et les danses ont commencé ; elles se sont prolongées jusque vers les onze heures et demie.
18 mai 1882 - Charles Prévost, chef de la Musique municipale de La Réole, est encensé.
- Jeudi dernier 18 mai : La Réole ressemblait à une véritable boîte à musique, c'était le grand jour de fête du pays. Procession traditionnelle sur l'eau, concours musical non moins traditionnel, bal, jeux divers, etc.
Parmi les membres du jury, figurait M. Charles Prévost, chef de notre musique municipale ; nous avons remarqué avec plaisir que d'autres villes qu'Arcachon, sont jalouses de posséder notre sympathique directeur. M. Ch. Prévost a déjà présidé et assisté à plusieurs concours, l'année dernière, c'était à Créon, à La Réole, avant à Marmande, etc|. Nous nous en félicitons, c'est un honneur pour notre cité et nous sommes fiers de voir à la tête de notre fanfare un chef de musique, aussi distingué et aussi consommé que M. Prévost.
11 et 12 mai 1893 - Fêtes de l'Ascension à La Réole ; festival musical sous les Tilleuls.
- Fêtes de La Réole. Nous avons reçu trop tard pour la publier la semaine dernière le compte rendu suivant :
On dit que les traditions se perdent. Pour se convaincre du contraire, il suffit d’aller voir à La Réole les splendides et antiques fêtes de l’Ascension. Une seule de ces traditions a manqué cette année. Jadis, à pareil jour, c’était la fête de l’eau ; contre la sécheresse qui nous éprouve, les agriculteurs comptaient beaucoup sur cette occasion pour voir arroser leurs récoltes. Il n’y a pas eu d’inondation, pas même de pluie.
Il fallait voir dès lors comme on a profité du beau temps pour célébrer les fêtes. Il n'y a pas eu moins de quatre courses en deux jours. Les Réolais ont nargué la Garonne (gare aux représailles), et non seulement on a fait sur l’eau la promenade religieuse du matin de l’Ascension, mais encore des régates, et sur les quais, des courses de chevaux et des courses de vélocipèdes !
Entre-temps, le jeudi soir, on voyait se profiler sur la route de Bordeaux à Montauban, des échassiers de toute sorte. Il y avait en effet ce jour, passage d’échassiers à La Réole.
Nous adressons nos félicitations aux organisateurs de ces belles fêtes et plus particulièrement au sympathique président M. Tartas.
Les courses de chevaux avaient amené quelques champions de premier ordre.
Nous n’oublierons pas le festival qui a eu lieu le soir, sous les Tilleuls, et où la Philharmonique de La Réole et l'Orphéon de Saint-Macaire ont charmé les assistants.
Le lendemain, les régates ont obtenu un grand succès. C’est une heureuse rénovation à laquelle le dévoué M. Cantellauve a prodigué, comme toujours sans compter, son entrain et sa compétence. Enfin est venu le clou de la fête, les courses de vélocipèdes. Elles ont été de tout point remarquables grâce a la bonne organisation des commissaires parmi lesquels nous citerons au premier rang de nouveau M. Cantellauve, M. Achille Cabuy et les frères Grangey.
En somme, les Réolais ont droit d’être fiers de leurs fêtes. Ils savent amuser leur public ; et en partant on emporte d'eux un excellent souvenir et le regret de les quitter.
29 janvier 1884. Programme du concours.
2 mai 1894 - Grand concours musical de la Réole La Société des fêtes et courses de La Réole (Gironde), organise pour le jeudi 2 mai 1894, un grand concours musical d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares, ouvert aux Sociétés instrumentales des douze départements suivants : Gironde, Charente-inférieure, Charente, Dordogne, Lot-et-Garonne, Gers, Landes, Lot, Tarn-et-Garonne, Aude, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées. Indépendamment des médailles, palmes et couronnes, d'importantes primes en espèces seront attribuées aux vainqueurs.
Le Concours coïncide avec un programme de fêtes comprenant des courses de chevaux et de vélocipèdes, des régates, etc.. etc. Pour tous renseignements, s'adresser à M. J. Lanoire, secrétaire général.
6 mai 1894. Quelques résultat du concours musical
Nous enregistrons avec plaisir 1e succès remporté au concours de musique de La Réole par la Fanfare d'Aillas, qui a obtenu un deuxième prix (médaille de vermeil) au concours de lecture à vue et un premier prix ascendant à l’unanimité au concours d'exécution, avec prix de direction pour le chef. Nos félicitations chaleureuses aux instrumentistes et à leur chef distingué.
La Chorale de Saint-Macaire, que nous avons eu le plaisir d'entendre à Bazas, et qui concourait en division d'excellence, a obtenu un 1er prix avec félicitations et une couronne de vermeil. Au concours d'honneur, le 1er prix, 300 francs, et une couronne de vermeil ont également été décernés à cette société d’élite.
 |
La Réole - Kiosque de la promenade des Tilleuls, Eglise Saint-Pierre et rue de Lort
|
9 septembre 1895 - Distribution des récompenses du comice agricole sur l'Esplanade des Tilleuls
- M. Trarieux, garde des sceaux, s'est rendu hier à la Réole, à la fête du comice agricole de cet arrondissement. Le ministre était accompagné de M. Tisserand, directeur général de l'agriculture, et de toutes les notabilités de la région. La foule a fait au ministre, lorsqu'il s'est rendu en cortège à la sous-préfecture, un accueil des plus sympathiques.
Le ministre, dès son arrivée, a fait connaître que les décorations suivantes étaient accordées : palmes académiques, M. Réglade, adjoint au maire de la Réole ; Mérite agricole, MM. Calmés, sous-préfet de la Réole ; Guilhon, propriétaire et maire à Cessac ; Déjean, conseiller d'arrondissement à Saint-Pierre-d'Aurillac ; Despin, vétérinaire à Mongauzy.
Avant d'aller visiter l'exposition, le ministre de la justice a reçu successivement le clergé, le président et les membres du tribunal, le maire, le principal du collège et les autres autorités de la ville.
A onze heures, a eu lieu sur l'esplanade des Tilleuls la distribution des récompenses aux exposants du comice agricole.
A une heure, a eu lieu le banquet dans le dortoir du collège. Des toasts ont été portés par M. Berniquet, préfet de la Gironde, M. Renou, maire de la Réole, et M. Laroze, député. Puis M. Trarieux a prononcé le discours suivant salué d'applaudissements unanimes. (...)
6 mai 1899 - Concert-promenade sur l'Esplanade des Tilleuls, courses de chevaux sur l'hippodrome des quais, ascension, courses de vélocipèdes sur le port
- Les fêtes de l'Ascension auront cette année le plus vif éclat : les commissaires des Courses de chevaux ont su composer un programme qui réunit déjà de nombreux engagements ; les meilleurs trotteurs de la région se trouveront réunis le 11 mai sur le coquet hippodrome des quais et toutes les épreuves présenteront un réel intérêt.
Le Concert Promenade offrira aussi le plus vif attrait : la Société philharmonique composées de musiciens distingués fera entendre les meilleurs morceaux de son répertoire sur l'Esplanade des Tilleuls, brillamment illuminés : les illuminations ont été confiées au bon goût de MM. Navarre et Berthonneau qui ont promis de faire merveille.
Quant aux Courses de vélocipèdes, elles auront un succès sans précédent ; les engagements affluent et nous sommes sûrs de voir les meilleures pédales se disputer les prix importants sur notre vélodrome. Pour éviter que ces courses soient menées avec trop de lenteur, les commissaires ont soigneusement limité la durée des épreuves et institué des primes au poteau. La course de tandems offrira les plus grandes émotions : dix équipes sont déjà engagées.
Que le temps se mette de la partie et les efforts constants des organisateurs seront couronnés d’un brillant succès.
24 et 25 mai 1900 - Fêtes de l'Ascension de La Réole
- Notre ville commence à se parer de ses plus beaux atours afin de recevoir dignement les étrangers qui affluent tous les ans, dans notre ville, pour les Fêtes de l'Ascension,
A 11 heures du matin, la Procession sur la Garonne, qui date de temps immémorial, attirera, comme d'habitude, un nombreux public sur les barges de notre fleuve, public toujours avide d’assister à cette ancienne coutume locale.
Les Courses de chevaux qui auront lieu à 3 heures de l'après-midi, promettent d'être très intéressantes, car le nombre des engagements est déjà important et les Commissaires ne négligent rien pour améliorer d'année en année notre coquet Hippodrome des quais.
Le soir, l'Esplanade des Tilleuls présentera un aspect féerique par les illuminations que MM. Navarre et Berthonneau préparent à cet effet.
La Philharmonique toujours sur la brèche, a composé pour la circonstance, un programme hors pair, qui fera sûrement la joie des dilettanti.
La deuxième journée sera consacrée aux courses de Vélocipèdes, qui tous les ans attirent les meilleures pédales. Celles de cette année ne la céderont en rien à leurs devancières.
13 juillet 1902 - Revue de Gendarmerie sur l'esplanade des Tilleuls
Mardi 8 juillet, M. le général de brigade Loyer, inspecteur de gendarmerie, accompagné de son officier d‘ordonnance, est arrivé à La Réole par le train de midi quatre.
Mercredi matin, à cinq heures, le général a passé son inspection sur l'esplanade des Tilleuls, aux brigades de La Réole et de Bazas.
Le public, assez nombreux malgré l'heure matinale, venu sur les quais pour voir exécuter les manœuvres de ce corps d'élite, a été complètement déçu ; le général s'est borné, en effet, à passer l’inspection individuelle des chevaux et à interroger les élèves gradés sur la théorie. Il n'y a pas eu de manœuvre.
Après ces opérations, le général inspecteur a passé la revue du casernement de notre ville. Il a paru satisfait de son inspection.
 |
| La Réole - Vue aérienne vers 1970 |
31 mai 1908 - Grand concours musical de la Réole sur l'Esplanade des Tilleuls
Annonces et préparatifs du festival
- 9 mars 1908. Sous les auspices de la Société des Fêtes et le patronage des notabilités de l'arrondissement et de la ville, un concours de musique aura lieu à la Réole le 31 mai prochain. Toutes communications et demandes de renseignements doivent être adressées à M. E. Becquet, secrétaire général du concours.
- 22 mars 1908. Les demandes continuent à affluer au Comité d'organisation, et nous avons la certitude que les Sociétés de divisions élevées fourniront au Concours le plus gros contingent.
Il suffit, d’ailleurs, de consulter les journaux spéciaux et même les grands régionaux pour constater que partout on se prépare au Concours de La Réole parce que la presse orphéonique a unanimement approuvé les dispositions libérales du règlement.
Au surplus le Comité s’emploie à régler les questions qui lui sont posées, dans le sens le plus large, tout en respectant le principe artistique du Concours.
D'autre part, nos concitoyens ne seront pas fâchés d’apprendre que les groupes concurrents seront répartis dans la ville au mieux des intérêts industriels, mais en tenant compte de l'acoustique.
Disons enfin que le Concours sera précédé la veille, d‘une soirée musicale et orphéonique, en l'honneur des membres du Jury, et qu'une retraite aux flambeaux avec toutes les batteries étrangères ou réolaises, servira de lever de rideau au merveilleux festival du dimanche soir sur l'esplanade des Tilleuls.
- 30 mars 1908. Le Comité d'organisation du concours musical de La Réole a décidé de créer une catégorie pour les sociétés de trompettes, à laquelle il sera affecté une prime de 75 fr. et des palmes ou médailles en vermeil. Les adhésions seront reçues jusqu'au 5 mai, terme de rigueur, par M- E. Becquet, secrétaire
- 13 avril 1908. La Musique Municipale de Bordeaux vient d'adresser son adhésion formelle au comité du concours musical de la Réole. Cette société est composée de 85 exécutants et est placée sous l'habile direction de M. Lançon. Elle concourra en division d'excellence et se fera également entendre dans les diverses parties au programme.
En outre, de nombreuses sociétés bordelaises (chorales et harmonies) se préparent à prendre part à ce concours.
Le comité étudie un projet qui viendrait compléter magnifiquement le festival du soir, donné sur l'esplanade des Tilleuls, dont les arbres séculaires constituent un véritable décor de féerie pour une fête de nuit.
- 31 mai 1908. Le concours de Musique du 31 mai, s'annonce tel que les organisateurs l'espéraient, car 30 Sociétés ont envoyé leur adhésion.
Ainsi que nous l’avons précédemment fait entrevoir, la musique Municipale concourra en Division d'Excellence et constituera certainement le « Clou » du Festival.
Plusieurs autres Musiques de très bonne classe feront aussi partie de la division des harmonies. Les Fanfares au nombre de 7 ne sont pas moins bien partagées quant à leur valeur artistique.
En ce qui concerne les Orphéons, ils forment au nombre de 13, le gros morceau du programme. Ils se partagent entre toutes les divisions et le Concours d'Honneur de cette catégorie sera, à n'en pas douter, très brillant.
Enfin viennent les Estudiantinas, Trompes de Chasse, Trompettes, Batteries qui compléteront gaiement la partie classique du Concours.
Au côté artistique viendra s‘ajouter le côté pittoresque et quelques Sociétés Bordelaises ont affrété des bateaux à vapeur pour se rendre à La Réole. Chacun sait, en effet, que les rives de la Garonne sont ravissantes.
De ce fait l'affluence des étrangers promet d'être considérable et les industriels de notre ville ne peuvent que s‘en réjouir.
Résultats du concours musical du 31 mai
Orphéons. - Orphéon scolaire de Saint-Barthélemy ; Orphéon des Sous-Agents des postes et télégraphes de Bordeaux ; Chorale de Blaignac et Puybarban ; Chorale Monséguraise ; Orphéon Violetta de Cantenac ; La Violette de Lalande-Toulouse ; Orphéon des Tramways de Bordeaux ; La Garonnaise de Langon ; Orphéon du Bouscat ; Chorale de Saint-Estèphe ; Avenir du canton de Bordeaux ; La Cigale de Bordeaux ; Union orphéonique d'Arcachon.
Harmonies. - Avenir musical de Captieux ; Harmonie scolaire d'Eymet ; Union musicale de Hure ; Philharmonique de Saint-Macaire ; Harmonie municipale de Bordeaux.
Fanfares. - Lyre la Jeunesse d'Aillas ; Fanfare de Rion des Landes ; Fanfare républicaine de Landerrouat ; Enfants de Marmande.
Estudiantinas. -Le Médiator de Saint-Trélody-Lesparre.
Trompes de chasse. - Le Rally-Bègles.
Trompettes. - La Diane Limousine.
Batteries. - L'Active du Pont-de-la-Maye ; La Caudéranaise ; Union athlétique de Cocumont.
26 décembre 1936 - Programme du Concours musical de La Réole (initialement prévu pour le 21 juin 1937, il est reporté pour l'année 1938)
- La ville de la Réole prépare pour le 21 Juin 1937 un concours international. Il sera présidé par le compositeur Georges Sporck et aura pour directeur artistique M. Gabriel Pichon, compositeur.
Les fonctions de secrétaire général sont dévolues au poète et littérateur Séverac.
Jadis rivale de Bordeaux, La Réole offre encore des vestiges remarquables de son ancienne puissance. Les sociétés, tout en appréciant l'intérêt artistique du concours, ne seront pas insensibles croyons-nous, aux agréments de la région, car le comité a prévu des excursions touristiques aux vignobles girondins, Sainte-Croix-du-Mont, Graves, Sauternais, gloires du Bordelais.
S'adresser à l'hôtel de ville de la Réole (concours de musique).
Formations musicales actives à La Réole en 1909 :
Société philharmonique (harmonie), président Castets, direction Larrieu, 55 exécutants ;
Union musicale (fanfare), fondée en 1892, direction A. Boyer, 28 exécutants.
0 comments: