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Articles  
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Almanach du Réolais de 1910                  Un almanach Vigouroux de 1910
Château des Quat'Sos : Pierre Laville    Des études et des tableaux de Pierre Laville
- Chroniques Réolaises..                             Par Christo Laroque
- Collège de la Réole 1941                              
De drôles de poissons dans la Garonne ! Février 1963, les Lourmais nagent depuis Toulouse 
Des pompes …                                          Les pompes au coin des rues
Frankton 1942                                           1942, des commandos anglais à La Réole
- Francis Carretey                                         Peintre et coiffeur
Georges Lanoire, poète                             Une plaquette de 42 pages éditée en 1912 
Guide Illustré de La Réole                        Un guide édité en fin des années 30
Jodjana : de Yogiakarta à La Réole           Le père de Mme Chavoix-Jodjana à La Réole
La Réole 1977                                           Un film de 14 mn tourné par France 3 en 1977
La Réole ville marraine de guerre             En 1916 La Réole adopte un village bombardé
Le pont du Rouergue                                  L'histoire des ponts du Rouergue
Les Cahiers de l'Entre-Deux-Mers             Une sélection des CEDM traitant de La Réole
Les Cahiers du Réolais                              Tous les 100 numéros des CDR de 1947 à 1974
- Nicole Petiteau : Libraire                           La fille de Pierre Petiteau
Ninou et le Volley-ball                               Une vie au bord de la Garonne
Photos aériennes de La Réole                     Les photos aériennes de l'IGN depuis 1930
Rouergue plage                                           Avant la piscine on se baignait dans la Garonne
Réolais Champion Olympique  de Rugby  Pierre Petiteau aux JO de Anvers en 1920
Villa Cassinogilum                                      La villa de Charlemagne à Caudrot ? Brochure de 36 p.

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Une rentrée d'autrefois... Quand la rentrée scolaire se faisait immuablement le 1er Octobre les feuilles qui tapissaient la cour de récr...


Une rentrée d'autrefois...


Quand la rentrée scolaire se faisait immuablement le 1er Octobre les feuilles qui tapissaient la cour de récréation étaient déjà bien roussies. Les cartables étaient posés sur les bancs scellés au mur sous le préau soutenu par des colonnes en métal ouvragé. C'était le temps des retrouvailles, le jour ou chacun montrait fièrement la nouvelle gomme ou le joli buvard achetés chez les demoiselles Ortel, rue André Bénac. Le porte-plume était de rigueur et ceux d'entre nous qui avaient eu la chance de voyager un peu pendant les vacances exhibaient l'objet, dans lequel, quelquefois, on pouvait voir la basilique de Lourdes ou la tour Eiffel, en collant un oeil contre le manche. Instant magique où nous nous succédions pour admirer cette merveille de la technologie de l'époque. C'était notre I-Phone en plus naïf...

      Au coup de sifflet de M. Provain, nous nous rangions « deux-par-deux », puis nous étions dirigés vers les classes de Mlle Caudrier, de Mme Vannetelle, de Mr Mau ou de M. Abadie, au gré des âges...ou des « redoublements »! Le directeur prenait en charge ceux qui allaient en « fin d'études » pour passer le fameux « certificat » qui était leur baccalauréat ouvrant les portes de la société du travail, puisqu'à cette époque-là il y en avait encore pour tout le monde...

      Les autres fonçaient vers « l'examen d'entrée en 6ème » permettant d'accéder au Collège qu'on n'appelait pas encore le Lycée. Certains, bons élèves, étaient dispensés de cet examen. On disait alors d'eux qu'ils « passaient directement ».

    Ceux-là recueillaient les lauriers de la gloire, le jour de la distribution des prix, en même temps que la poignée de main du maire et, en général, un exemplaire des « Misérables » relié pleine toile!

      Mais le jour de la rentrée du 1er octobre c'était surtout cette ambiance particulière des grands événements, ces odeurs de cahiers neufs, ces moments d'extase devant le tout dernier « stylo à 4 couleurs », ces magnifiques cartes murales qui apprenaient que la Loire est le plus long fleuve de France (1.020 km), qu'elle prend sa source au mont Gerbier-de-Jonc, et que le Mont-Blanc mesurait 4.807mètres, du moins à ce moment-là où il n'y avait pas encore les cinq mètres de poubelles supplémentaires actuels...

      Le jour de la rentrée, à l'école primaire, personne ne pleurait. Personne n'appelait sa mère ! Même ceux qui descendaient à pied de La Crouzille ou de Saint-Aignan, rouges et essoufflés, avec leur casse-croûte dans un sacot étaient heureux d'être là et de montrer le couteau « Opinel » tout neuf reçu en cadeau. Ah oui...Car il faut vous dire qu'en ces temps-là les couteaux étaient autorisés à l'école parce qu'ils servaient exclusivement à tailler le saucisson et le quignon de pain.

      Enfin, debout, nous attendions le signal du maître pour prendre place aux bureaux usés par les générations précédentes. Les encriers en porcelaine était introduits dans les trous prévus  à cet effet et l'un d'entre nous était chargé de les emplir de la belle encre violette. Là, dans les prodigieuses senteurs de la craie et des vrais plumiers de bois, nous commencions à tracer, en belles lettres, avec «les pleins et les déliés» nos noms sur la première page de brouillon. Un mois d'octobre commençait, silencieux et appliqué, simplement ponctué de temps en temps par les minuscules points bleutés des palombes qui envahissaient déjà le ciel de la nouvelle année scolaire.


Christo Laroque 2010

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Ville d'art, d'histoire … et plus !



    La Réole c'est un peu comme la publicité des grands magasins parisiens dans les années 50, il s'y passe toujours quelque chose ! Petit-à-petit la fausse réputation qui la poursuivait à tort a laissé place à une autre, bien plus juste et plus méritée

    De ville ringarde et obsolète, perdue dans les fonds du sud-gironde, elle est montée en grade pour devenir un endroit recherché par les amoureux des belles choses et par les fervents connaisseurs des traditions

    Pour en arriver là et décrocher le label qui l'honore il fallut sans doute remonter loin dans l'histoire de la Cité Millénaire, mais aussi reconnaître son passé récent, se féliciter de sa réussite et se rassurer de son avenir...Une ville qui possède des trésors et qui se découvre des volontés, c'est comme les fleurs d'un jardin : ça donne de nouvelles pousses encore plus solides et plus nombreuses autour de la racine principale

    Si La Réole est riche de ses pierres, elle l'est aussi de ses légendes lointaines ou proches, de sa «Recluse» qui nous renvoie d'un seul bond en arrière jusqu'au 6ème siècle ! De de ses « Sept Péchés Capitaux » dont les bancs de pierre dominent le fleuve depuis 1830 ! De ce fameux Saint-Abbon dont on prétend qu'il fut assassiné vers le Martouret sans qu'aucun historien n'ait jamais réellement réussi à le prouver

    Riche encore de ses événements historiques moins connus mais parfaitement vérifiés : du passage de Napoléon 1er ( avec Joséphine en plus !) une fin de juillet 1808, retour d'Espagne et pressé de remettre de l'ordre chez lui ! De l'unique venue de la triste «guillotine» sous la révolution pour la seule exécution capitale ayant eu lieu dans la ville, sans qu'on sache non plus où fut dressé l'échafaud ! De l'arrestation des célèbres Frères Faucher, les héros réolais de la rue Lamar, dont ne sait toujours pas où les corps fusillés ont trouvé leur sépulture !

    Beaucoup plus près de nous, encore présents dans nos mémoires, La Réole connut aussi ceux qui furent d'autres légendes et dont les descendants peuvent témoigner de nos jours : les grandes figures du patrimoine local, humain, culturel, commerçant., politique, philosophique.. les vrais «bâtisseurs» de cette ville, qu'on ne peut pas tous nommer ici Tous font partie de la suite de cette magnifique Histoire de La Réole dont le premier exemplaire parut en 1873 sous la plume fertile d' Octave Gauban...

    Ainsi cette ville, au lieu de se tourner vers un modernisme outrancier et dérangeant qui ne lui aurait sans doute pas rendu des services qu'elle possède déjà, a décidé d'utiliser ce qu'elle a dans son âme profonde de plus intéressant : sa Garonne, ses monuments, ses promenades, et la population, jeune ou pas,  qui parcourt ses rues et ses places...On va d'expos en expos, on chante dans les concerts, on danse au son du rock ou de la techno, on furète dans les vide-greniers, on vibre à la majesté de l'orgue enfin revenu, on dîne au soleil couchant sous les platanes des quais, et on se tient par les épaules pour fredonner en chœur les vieux airs dont l'irremplaçable groupe Lous Réoulès nous fait cadeau lors des chaudes soirées, à l'abri de la somptueuse Abbaye qui nous surveille depuis trois siècles avec bienveillance...

    Et puis, aux dimanches d'automne, ou au pâle soleil des après-midis d'hiver, on flâne de ruelle en ruelle, aux contours des murs emplis de mille ans d'histoire...On voit le passé dans le miroir des lavoirs encore fidèles, on lit sur l'usure de la pierre le parcours de nos aïeux, leur travail et leurs souffrances afin que nous puissions vivre chez nous, entre amis, sans haine ni méchanceté, dans cette campagne que beaucoup nous envient Non, on n'est pas des ringards, on s'est simplement débrouillés avec ce que que la nature et l'Histoire nous ont laissé et on ne manque pas vraiment de grand chose On n'a pas d'hôtel ? Non, mais on a de merveilleuses chambres d'hôtes en ville ou aux alentours ! La découverte n'en sera que meilleure !         Les petits commerces s'éparpillent ? Oui, mais qui voudrait de vingt-six épiceries, de neuf tonneliers et de cinq aiguiseurs de ciseaux comme en 1913 ? Et qui est capable d'affirmer que ça marcherait encore ? Les nouveaux sont là, leurs vitrines sont pleines d'acier, de fleurs, de cristal, d'argent, de tuniques, de livres et de jouets ...Des Cézanne dans des rues à la Modigliani, cernées d'une campagne à la Renoir, qui dit mieux ?

    La Réole est une ville d' Art et d' Histoire, il nous appartient de la vivre ainsi. Avec le petit quelque chose en plus que nous apportons tous ensemble par l'attachement fusionnel que nous avons avec elle

© Christo Laroque in Tempo


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Ça s'est passé à La Réole - 2


    Le 19 juin 1965, la nuit réolaise est étouffante... Sur la place des Jacobins, face au reste du vieux mur de la Porte Saint-Martin se dressent d'imposantes tribunes capables de contenir mille personnes ! Autant que d'années que compte l'Histoire de la ville...Il n'y a plus une place libre et le public attend l'arrivée de la troupe de... Molière

    Pas le vrai bien sûr, qui a subi sa dernière quinte de toux 292 ans plus tôt ! Cette troupe est formée par une partie de la population réolaise, qui a entrepris un truc insensé, sous la direction de Simone Artins et de Guy Rapin, tous deux enseignants, faire revenir en nos murs les comédiens du génial écrivain ! Pas les vrais non plus puisqu' eux-aussi ressassent leurs répliques six-pieds-sous-terre depuis à peu près autant d'années que leur patron !

  Derrière le mur ils sont plus de cinquante à attendre leur entrée en scène, vêtus d'oripeaux et verts de trac...La plupart ont déjà effectué plusieurs déplacements vers les toilettes de fortune installées à proximité, et dont l'odeur commence à bien rappeler celle des rues du XVIIe siècle ! Tous les acteurs amateurs que La Réole abrite piétinent en espérant la nuit et les feux de la rampe...On croise le couple Braga, Pierrot Carrasset, Mimi Labadens, Dédé Sanderre, Luc et Jeannette Mothes, Jeannot Virepinte...etc...autant d'hommes et de femmes de toutes les générations qui ont préparé cet immense déboulé qui doit transporter La Réole et son public trois siècles en arrière par la simple magie du théâtre...Comparé à cette folle entreprise, le film « Retour vers le Futur » c'est, comme on dit chez nous, «de la gnognotte» !     Six mois de répétitions dirigées par le bordelais Pierre Falloux sont en jeu !

Il est presque dix heures du soir, le noir et les étoiles sont là, on entend derrière ce mur mystérieux une musique aigrelette, c'est la flûte de Titou Roques...Perché en haut des pierres un guetteur est soudain entouré de lumière et lance aux spectateurs : « Oyez, oyez, voici que la charrette de la troupe de Monsieur Poquelin s'avance ! » Les regards suivent le faisceau des projecteurs... Le Grand Molière, dont le rôle est tenu par Jean Pauly, futur conseiller général, va apparaître...

Et à cet instant précis tout le spectacle prévu est sur le point de s'effondrer … 

......,.......

… Car notre pseudo troupe légendaire de Molière a entassé costumes et accessoires sur une carriole échangée à un paysan du coin contre deux places gratuites au premier rang de ce spectacle sans précédent, tandis que le cheval qui doit tirer le tout est prêté par M. Païni,  sympathique habitant du faubourg du Rouergue. Or, en temps normal, l' animal a pour tâche essentielle de tirer le corbillard municipal, encore loin d'être motorisé !

Mais aux trois coups du départ, sans doute habitué à moins joyeux, voici que  le cheval secoue la tête et refuse catégoriquement tout démarrage ! Impossible de commencer la soirée...

    Au lieu du martèlement des sabots c'est le trépignement des spectateurs sur le bois des gradins qu'on entend, répercuté par les vieilles pierres ! Le dilemme pourrait être Cornélien, bien qu'on fût chez Molière ! Chacun propose sa solution : on court chercher un sac d'avoine, on tend une carotte sous le nez de l'animal, la troupe entière s'arc-boute contre sa croupe pour pousser ! Rien n'y fait, pas un seul centimètre de gagné, et il est trop tard pour décharger les deux tonnes de matériel rangées sur la charrette et leur faire contourner le mur !

    Alors la décision s'impose : il faut aller chercher M. Païni lui-même, il est le dernier recours avant le drame ! On fonce quérir le maître de l'animal déjà en pyjama ( le maître, pas l'animal...) ! On l' amène sur place, on le vêt de quelques gueilles pour faire plus vrai et on lui confie les rênes ! L'affaire semble se dénouer jusqu'au moment où le nouveau conducteur s'écrie : « Attendez, il n'a pas son ornement ! » Car la bête ne consent à avancer que si elle est recouverte de son drap noir dévolu aux cérémonies mortuaires !

    Ainsi revêtu le cheval consent enfin à faire les pas qui guident les cinquante comédiens sur le terre-plein qui sert de scène ! Et c'est ainsi, avec une heure de retard, que le cortège apparaît enfin en pleine lumière, sans que personne ne remarque que le cheval de Molière porte un drap mortuaire, et qu'il est guidé par un néo-comédien qui a toutes les peines du monde à garder son sérieux ! Les applaudissements crépitent, les répliques fusent...

Léandre, Géronte, Célimène ou Harpagon peuvent débiter leur texte jusqu'à la scène finale qui réunit autour d'une immense table garnie, l'ensemble de la troupe, d'où Jeannot Avadian se dresse à minuit, sous les étoiles pour lancer : «C'est plus qu'un Gueuleton, c'est un Balthazar !»... Molière est sauvé, La Réole aussi !

  Cette nuit là, du fond des mille ans de la Cité, on aurait tout aussi bien pu entendre le roi Richard III hurler la célèbre phrase de Shakespeare : «  Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! ».

© Christo Laroque in Lareole.info.fr


La troupe en 1965


Le Concert de la soirée

Le programme de la soirée


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 Ça s'est passé à La Réole - 1 (mai 2020)



    Maintenant que le moral est en train de remonter il va falloir se mettre un peu à penser aux grands événements qui se dérouleront bientôt en ville…

    En premier, à celui prévu pour le 31 juillet, qui sera doté d'un faste jamais égalé !

Car, oui, c'est vrai : IL va passer chez nous ! Nous pourrons enfin LE contempler en chair et en os, avec son chapeau légendaire et sa main glissée dans le gilet !

    Notre gouvernant sans doute le plus célèbre, le plus conquérant, le plus...enfin...le plus.! En tout cas le plus Corse de tous ! Napoléon 1er, le vrai, l'unique, l' empereur !

    Il faut vous préciser, amis réolais, que ce blog est fan de «  Retour vers le Futur » et que pour voir passer le Napo, eh ben… vous repasserez !

    Parce que nous sommes en 2020 et qu'il y a longtemps que Sainte-Hélène s'est occupée du nettoyage ! Mais ce que vous ne savez peut-être pas et qui est totalement authentique, c'est qu'il y a deux-cent-douze ans exactement, le 28 juillet 1808, une dépêche tombait sur le bureau du maire qui n'était pas l'actuel, mais qui avait néanmoins les mêmes initiales puisqu'il se nommait Basile Montaugé.

    Le courrier mentionnait que Napoléon, (avec sa Joséphine s'il vous plaît), traverserait La Réole dans les jours suivants ! Dès la nouvelle connue la population fut invitée à nettoyer ses devants de portes, ce qui continue d'ailleurs de nos jours...heu...si...si...il y en a !

A l'entrée de la ville, au niveau des Justices, on construisit un arc de triomphe en lauriers, on installa un chemin d' honneur garni de tableaux représentant les victoires de l'empire, et on éleva quatre colonnes de plus de huit mètres de hauteur !

On fit venir six cents hommes de la garde nationale et on attendit…

    A l'époque les automobiles ne roulaient pas très vite puisqu'elles ne furent inventées que quatre-vingts ans après ! Ce n'est donc que trois jours plus tard que Napo fit son entrée à La Réole ! Attendu pour neuf heures du soir le 30 juillet, il arriva à quatre heures du matin le 31 !

Ce qui prouve que si l'exactitude est la politesse des Rois, elle n'était pas celle des Empereurs ! Plus de cinquante carrosses à six chevaux (pas fiscaux) composaient le cortège précédé de quarante motards, à cheval eux-aussi puisque la moto non plus n'existait pas encore ! Tout le bazar s'arrêta au niveau de l'actuel bureau de tabacs, non pas pour acheter des cigarettes mais parce qu'il y avait assez de place, et là le maire B.M. (Basile Montaugé donc..) lut son discours qui ne dura que… quatre minutes !

    Comme il n'y avait aucune auberge susceptible d'accueillir le couple d'altesses et son équipage pour dormir, on donna l'ordre de repartir immédiatement jusqu'au port de Saint-Macaire où  des bateaux attendaient pour transporter leurs majestés jusqu'à Bordeaux sans s'arrêter à nouveau...même pas à Langon dont les élus, vexés, n'adressèrent plus la parole à ceux de La Réole pendant une dizaine d'années !

    Cette histoire, même racontée un peu familièrement, est rigoureusement authentique et figure dans les registres de l' Empire, et dans les archives municipales de La Réole.     Depuis plus de deux siècles il n'y a aucune trace du passage d'un autre personnage aussi important chez nous (à part Patrick Sébastien en 2005, mais c'est quand même pas pareil...). Qui sera le prochain ? Les paris sont ouverts ..

© Christo Laroque in Lareole.info.fr


Napoléon I à La Réole :

Cahiers du Réolais N° 36 Ici


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  Nous avons vu Pierre Petiteau, champion olympique de rugby Un Réolais champion olympique de rugby Voici Nicole, sa fille née à Auch, où il...

 Nous avons vu Pierre Petiteau, champion olympique de rugby

Un Réolais champion olympique de rugby

Voici Nicole, sa fille née à Auch, où il a terminé sa carrière et créé un garage automobile.


Après un bac littéraire à Auch, son père Pierre Petiteau lui offre une librairie "La librairie de Gascogne" à Auch. En 1952, à Bordeaux, avec sa mère et sa sœur, elle va tenir "Les lettres persanes" rue Judaïque. De 1957 à 1961, elle travaille à la "librairie de Paris", place Clichy, institution toujours active et qui fonctionnait avec 2 équipes (ouverte tous les jours et jusqu'à minuit.)     En 1961, elle tombe malade, et décide de retourner en province. Le tour de France continue ensuite : il passe par Aix-en-Provence en 1962, Bordeaux (Hachette en 1965) elle avait fait une brève étape, La Rochelle (L'astrolabe) et Toulouse (Drugstore) avant de prendre en 1973 la direction de Flammarion (Cours Georges Clemenceau), une véritable institution. Dans les années 80 elle gère la librairie Italiques Elle se spécialise dans les livres d'art et créera les librairies du CAPC du Musée d'aquitaine en 1987, et la librairie d'art de Mollat en 1989.                                                                                 Après sa retraite elle gère le stand de la région Aquitaine pour le salon du livre de Paris jusqu'à l'âge de 79 ans.     Nicole Petiteau habite Bordeaux.

Vidéo : Librairie Bordelaises : 0'53" - Nicole Petiteau 1973

Interview : Le Festin n° 12 juin 1993

Interview : Empreintes du XXe siècle N° 25 Octobre 1996

Rencontres Réolaises


    Le 26 mai 1975 elle participe, lors de la foire de Bordeaux a un débat sur la femme et la vie professionnelle animée par...la réolaise Michèle Perrein : en 1946 Nicole Petiteau a passé quelques mois en classe de première au collège de La Réole où elle a rencontré Edouard Molinaro et Michèle Barbe (future Perrein).
    Elle logeait chez son oncle Henri Petiteau au Rouergue

La dédicace de Jean Cocteau pour Nicole

Librairie Flammarion 1983

Librairie Mollat Art 1993


Au musée du CAPC 1993 © Claude Bourgeix






Sur cette photo  colorisée   des année 60 nous pouvons voir au deuxième rang 4° et 5° à partir de la gauche, Mme et Mr Outteryck, professeur...


Sur cette photo colorisée des année 60 nous pouvons voir au deuxième rang
4° et 5° à partir de la gauche, Mme et Mr Outteryck, professeurs de Latin et Maths-Physique.

Daniel Outterick, un des fils Outteryck, a acheté ce livret sur ebay.
Son père a été écarté de l'Education Nationale par le régime de Vichy fin 1941 pour avoir appartenu à une loge de Francs Maçons à Dunkerque dans sa jeunesse.
Réintégré à la fin de la guerre, prof de Math respecté, il a marqué des générations d'élèves avant de quitter le lycée fin 1966 pour Toulouse, ville natale de Mme Outteryck, afin de favoriser les études de leurs enfants. 
A la fin de cet article une lettre de Pierre Outerrick


Noter que sous Vichy, La Réole était en Lot et Garonne, 
donc dans l’Académie de Toulouse

Vous pouvez afficher le livret entier 
en cliquant sur la couverture ou ICI


La liste des enseignants 


Beaucoup de noms connus parmi les élèves 
et en Sixième Edouard Molinaro au tableau d'honneur 


Lettre de Pierre Outerrick 


 Notre père Charles Outteryck était professeur au lycée de Calais (62), son épouse Margaux Outteryck-Bécuwe (enterrée au cimetière de La Réole) y était institutrice dans une école publique.

    Notre père, capitaine de réserve, avait subodoré dès l'année 39 le désastre militaire que connaîtra l'armée française au printemps 40. Il avait préparé le repli de sa famille à Bon-Encontre, commune limitrophe d'Agen (47). En septembre 40, il a été nommé comme professeur de mathématique au lycée de La Réole et son épouse à l'école communale des filles.

    À partir de cette date, il logeait au Rouergue face à la pharmacie Laroubine (M. Laroubine était son collègue au lycée).

    Après avoir traversé le pont suspendu, vous tourniez à droite, l'habitation de mon père était la première maison après avoir passé le coin.

    En mai 1941, notre père a été victime des lois répressives du gouvernement de collaboration de Vichy. En effet, durant l'été 40, le gouvernement de Vichy, dirigé par Pétain, a édicté des lois antisémites visant les populations juives sur les territoires français, des lois anti-ouvrières interdisant grèves et manifestations et interdisant les deux centrales syndicales (CGT et CFTC), enfin lois anti-laïques et antimaçonniques (fermeture des écoles normales, mise au pas de l'enseignement public, aide à l'enseignement confessionnel, interdiction et fermeture des obédiences maçonniques et de leurs loges).

    En mai 1941, notre père fut révoqué (sans salaire) de l'Éducation nationale, étant considéré comme dignitaire maçon. Il appartenait à la Grande Loge de France et à l'Atelier Aurore de Dunkerque (59).

    Nous ne pouvons oublier que notre demi-sœur, Michèle, était lourdement handicapée (trisomique). Mon père resta sans salaire jusqu'à octobre 1944.

    À cette date, il fut nommé au lycée du Cateau-Cambrésis (59), son épouse et sa fille restant à La Réole (Margaux Outteryck n'ayant pas eu de mutation).

Margaux Outteryck décéda d'une leucémie en 1946. Notre père rencontra Gilberte Pailhès, professeur de lettres classiques au lycée de La Réole qu'il épousa.

    Je suis né le 13 février 1951.

    À cette date, mes parents habitaient toujours le Rouergue. 

    Mes parents ont déménagé au printemps 51 pour s'établir au 57 rue du général de Gaulle à La Réole.

    J'ai, jusqu'à notre départ de La Réole, (1966) souvent fréquenté le Rouergue, en particulier la demeure de Mme Picon, que nous appelions affectueusement Dada et que nous considérions comme une véritable grand-mère.

La maison d'Antoinette Picon était située face à la demeure de la famille Lamaison au pied de laquelle sur le trottoir, il y avait une pompe à eau publique.


La pompe du Rouergue dont parle Pierre


  Série de photos de Jean Saubat ICI Une belle brochette de politique et un repas à la vieille Halle avec Lous Réoulès La station en 1951 La...

 



Série de photos de Jean Saubat


Une belle brochette de politique et un repas à la vieille Halle avec Lous Réoulès



La station en 1951

La station en 2019, un peu décrépie

La station côté Pont en 1951

en 2018

     Derrière Pierre Laville, peintre majeur du XX° siècle à La Réole, beaucoup d'amateurs ont profité de la beauté de notre cité millén...

    Derrière Pierre Laville, peintre majeur du XX° siècle à La Réole, beaucoup d'amateurs ont profité de la beauté de notre cité millénaire pour la reproduire sur toile.
Parmi eux, Francis Carretey occupe une place toute particulière.

Cliquez dans le tableau pour l'ouvrir plein écran
Le Marché sur les quais de La Réole
Le marché sur les quais (101x66 cm) 17/07/1974
(Collection privée)

Extrait 1 : le stand de Kiki Cots et sa mère (Kiki fait essayer une veste à un client

Extrait 2 :  Le stand de Michel Cots. Qui sont les transporteurs de volailles ?

Extrait 3Le fond du marché, des passantes sur le pont et des tentes au camping

Date du tableau : inscrit au verso

Né en 1922, Francis Carretey a été apprenti coiffeur chez Raoul Dubois, rue Armand Caduc.

Francis apprenti coiffeur chez Dubois

Je ne sais pas quand il a peint son premier tableau.

 Cliquez dans le tableau pour l'ouvrir plein écran
La Foire de la Toussaint (peint du 23-07-1973_20-10-1973)
Propriété de Elisabeth Scherrer 
                  Extrait 1                           Extrait 2                                 Extrait 3

Cliquez dans le tableau pour l'ouvrir plein écran
La Procession de Pentecôte (110 x 84) (Pas de date au verso)
Propriété Mairie de La Réole

Ci-dessous en lien des extraits en gros plan du tableau :

En 1983, une exposition Francis Carretey est organisée dans les couloirs de l'abbaye :

Pour voir le catalogue cliquez ici ou dans l'image


En 1987, pour le 1000° anniversaire de la création de La Réole, il obtient le Prix de la Ville


Roger Boussinot, maire de Pondaurat, écrivain et cinéaste, admirait l'œuvre de Francis Carretey


Francis Carretey avait son salon de coiffure au 15, rue du Martouret, à 200m de son domicile, situé rue Saint Nicolas entre la place Saint Michet et la place du Martouret. 


Daniel Arrouays, dont la grand mère habitait au Martouret, était coiffé par Francis Carretey : un chevalet avec un tableau en cours restait dans la pièce, on peut imaginer le coiffeur lâchant les ciseaux pour les pinceaux entre deux clients !
Marc Arrouays, son père, lui a raconté avoir été envoyé au STO en 1943 en même temps que Francis Carretey.
Francis Carretey est décédé en 1993.




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