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Guy Pauly a trouvé dans les papiers de son père une carte postale représentant le village de Vaux les Palameix. Vaux les Palameix,  ado...

Guy Pauly a trouvé dans les papiers de son père une carte postale
représentant le village de Vaux les Palameix.

Vaux les Palameix, adopté par l'arrondissement de La Réole cliquez sur la photo pour agrandir

"Village dévasté adopté par l'arrondissement de La Réole"

Après quelques recherches en ligne :


Le 6 juillet 1916 : les villes marraines

Reprenant une idée du sénateur Édouard Herriot, relayée par le député Adolphe Buisson, le Petit Journal lance un projet de campagnes d’adoption des communes martyres par celles qui n’ont pas connu l’invasion. La référence à la relation marraine-filleule rappelle celle des marraines de guerre et des soldats auxquels elles apportent un soutien affectif et matériel.

Prenant sous leur patronage une ville choisie parmi les plus éprouvées, les villes marraines désireuses de  rétablir une vie décente dans la ville adoptée devront envoyer de l’argent, des vêtements ou de la nourriture. Marseille, Lyon, Nantes et d’autres communes, promptes à participer à cette œuvre d’entraide nationale, vont répondre à l’appel et témoigner ainsi des sentiments qui les animent à l’égard de la France sinistrée. Les pouvoirs publics restent étrangers à cette œuvre.
Le concept de ville marraine va s’étendre à l’international avec comme exemples britanniques, la ville d’Huddersfield qui devient marraine de la commune d'Havrincourt, Evercham de celle d'Hébuterne ou encore Hastings de celle de Sailly-au-Bois dans le Pas-de-Calais. Du côté des Canadiens, on citera les dons de la ville de Toronto à la commune de Vimy et d’Halifax à Metz-en-Couture.

En vue d’organiser la reconstitution des zones dévastées, les départements sinistrés vont faire l’objet d’enquêtes entre 1919 et 1921 pour évaluer et quantifier les dommages de guerre. Une décision ministérielle invitera ainsi en 1921 les différents cantons de France à adopter comme filleule une commune des régions sinistrées afin d’apporter à la population de ces zones un secours matériel. Proposée par les Grandes Associations françaises pour l’essor national, cette initiative sera validée par le gouvernement Doumergue.
L'intégralité de l'article ici 

D'autres images :


Le village avant guerre : 1911 237 habitants -1921 :71 habitants

Qui possède des informations sur cet épisode plutôt valorisant de la ville de La Réole et son arrondissement ?


Un bel almanach de 1910, de l'imprimerie Vigouroux, qu'a déniché Christo Laroque !

Un bel almanach de 1910, de l'imprimerie Vigouroux, qu'a déniché Christo Laroque !




En avril 2018, alors qu’il va chercher son journal, une voiture lui recule sur le pied ! Immobilisé pendant un mois, il reprend t...


En avril 2018, alors qu’il va chercher son journal, une voiture lui recule sur le pied !
Immobilisé pendant un mois, il reprend tous les carnets dans lesquels, chaque jour depuis son départ en retraite, il a noté les kilomètres effectués en vélo et fait les additions : 242 000 km soit six fois le tour de la terre !

Jacques Baudaux est né le 12 juin 1924 à St Michel Souglan, dans les Ardennes à 5 km de la frontière belge. Son père a rencontré sa mère originaire de Bazas en 1917 lors d'une permission à Bordeaux.
On peut le voir en cravate et lunettes à côté de son idole Bartali en photo dans Miroir Sprint.



En 1938, sentant la guerre imminente, les parents de Jacques décident de s’installer dans le sud-ouest et c’est à La Réole qu'ils prennent en gérance l’épicerie « l’Aquitaine » en haut de la rue Armand Caduc, à l’angle de la rue Puysseguin.

Arrivée en 1938 (Vidéo)




       Pour les ados réolais la guerre ne fut pas trop dure surtout l'été entre baignades, balades à vélo et aviron : une équipe de water polo est même constituée, une piscine flottante et un plongeoir construits sur la Garonne.



Equipe de Water Polo 1943 : en haut Jacques Baudaux, Marc Morel, Marcin, Jo Petiteau 
en bas Jean Arrouays, X, Jacky Pareau

Tous sur le plongeoir 
Piscine sur la Garonne (vidéo Daudi Aubagnan)

Au retour du service militaire en Autriche, il pratique le cyclisme en compétition au club de Bègles de 1946 à 1951


                                   Courses de vélo à La Réole (Film Pierre Tomas)

En 1980, l’heure de la retraite a sonné. Le virus du vélo, qui ne l’avait jamais quitté le reprend de plus belle et il s’en donne à cœur joie.
Tous ses déplacements se font à vélo. Tous les ans jusqu'à ses 79 ans, en juin, il part au lever du jour pour sa grande étape La Réole-Saint Lary : 240 km dans la journée ! Jusqu'à 90 ans, il participait au tour du Bassin d'Arcachon : 72 km avec l'association Vélo Plaisir dont il était le président d'honneur.
Voir l'album photo du tour 2014 pour ses 90 ans : Cliquez ici


Tour Arcachon 2014


Jacques avec le vélo offert pour ses 90 ans


Texte d’Anaïs et Sibylle de Chaumont   
Eglise de La Réole 12/12/2018  Obsèques Jacques Baudaux


Bonjour à tous, bonjour Basile,

Pour moi, pour Sibylle, M. Baudaux, Jacques, c’est Basile.
Ce surnom, qui lui va comme un gant, m’est venu lors de notre toute première balade à vélo, le long du canal, où, alors qu’il faisait une embardée sur le côté, il s’est exclamé « où vas-tu Basile ? » citant par là la chanson de Jacques Hélian, chanson que j’ignorais du haut de mes 15 ans.

C’est Basile qui s’est mis à réparer mon vélo quand il en avait besoin et puis rapidement celui de Sibylle. Avec générosité et adresse, il nous les remettait d’aplomb en un tour de main. S’ensuivirent de longues discussions sur le cyclisme, bien sûr, mais aussi sur le jardin, sur les arbres fruitiers que nous partagions ou échangions, sur sa vie de Réolais plusieurs décennies avant nous, sur la régie, sur les baignades dans la Garonne, et plus tard, sur les escapades en vélo de La Réole à Saint Lary-Soulan… 240 km en un jour… un exploit répété jusqu’à ses 79 ans ! Quel sacré phénomène ce Basile !

Malgré les embûches que la vie lui avait semées, il avait toujours cette dignité et cet appétit de vivre qui forcent le respect et distinguent les sages.

Basile est un homme qui a marqué nos vies en nous faisant le cadeau de son amitié pendant plus de dix ans, bien au-delà d’une passion partagée pour le vélo. Aussi, nous avions envie de lui faire un dernier cadeau avant de le laisser partir.

        Au début du mois de décembre, Sibylle et moi avions confectionné pour lui et Josy un calendrier de l’avent. Pour chaque jour qui commence, une phrase en lien avec le vélo, ou plutôt avec l’art de vivre qu’est le vélo. Malheureusement, il n’a pas pu toutes les lire. Aussi, nous les lui offrons maintenant. Elles ne sont pas de nous et nous vous laissons le soin de les réattribuer à leurs auteurs.

Basile,

En pratiquant et en aimant le vélo, tu avais compris tant de choses.
« Ceux qui ont fait du vélo savent que dans la vie, rien n’est jamais plat »
Qui mieux que toi le savait ?
« Le vélo est un jeu d’enfant qui dure longtemps »
Et même jusqu’à 94 ans !
« Le bonheur ne se trouve pas qu’au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir. »
Toi qui viens d’atteindre le sommet, tu as gardé ta gentillesse et ta force de vivre jusqu’au bout.
Tiens, celle-là t’aurait fait rire : 
« Le vélo, ce n’est pas « marche ou crève » mais « crève et marche » !
Et heureusement, car c’est grâce à cela que l’on s’est rencontrés le jour où tu m’as secourue d’une crevaison en bas de chez toi !
« La vie, c’est comme le vélo : pour garder l’équilibre, il faut continuer d’avancer. »
C’était certainement ton secret contre les coups durs de la vie.
Nous avons même trouvé ton secret contre la vieillesse :
« Si la vieillesse est un naufrage, la bicyclette est certainement l’un des plus sûrs moyen d’éviter la noyade. »
On aurait pu croire que celle-ci était de toi. Elle est de Poulidor, ce champion que tu aimais tant et que tu as eu l’honneur de rencontrer. Quel beau clin d’œil pour ton départ :
c’est cette phrase que tu aurais ouverte aujourd’hui.
Tu vas nous manquer Basile. Sois bien sûr que Sibylle et moi continuerons à pédaler pour toi.
Aujourd’hui, tu pédales vers le ciel.
Où vas-tu Basile ?
Nous n’avons pas peur, nous ne sommes pas tristes car nous savons que « l’infini est à portée de roue… »
Bon voyage Basile.


Anaïs et Sibylle lors de leur raid hommage

la Réole -Saint Lary





                 Parler de pompes ça paraît être une drôle d'idée...On pense tout de suite à celles infligées aux troufions du...


        

        Parler de pompes ça paraît être une drôle d'idée...On pense tout de suite à celles infligées aux troufions du service militaire par l'adjudant ! 
        Mais dans la société actuelle où l'eau devient plus rare que le pétrole on se souvient de nos villes dotées d'un autre genre de pompes publiques...On en trouvait partout, d'abord parce qu'il n'y avait pas l'eau courante dans toutes les maisons, et ensuite parce qu'on s'en servait gratuitement ! 
        C'était ce qu'on appelait «  l'eau de la ville », sans facture et sans abonnement !
Les pompes étaient placées un peu dans toutes les rues et sur les places et on pouvait s'en servir quand on voulait ! On obtenait l'eau en actionnant un levier à bras, un robinet, une boule à tourner, un dispositif à presser...etc... et on remplissait seaux et arrosoirs, ou bien on laissait couler en continu pour nettoyer les trottoirs et les caniveaux ! Ça paraît invraisemblable mais il n'y a pas très longtemps même les réolais nettoyaient quotidiennement le trottoir devant chez eux et la « rigole » qui allait avec ! Les temps ont légèrement changé depuis...
        A La Réole il y avait une vingtaine de pompes, sur les quais, avenue Carnot, à la Halle, au coin de la rue Cambes, aux Jougadoux, au Martouret, rue André Bénac, aux Tilleuls et à plein d'autres endroits !
        Le fait remarquable était la présence de ces pompes également dans chaque lieux abritant des enfants ! Ainsi, la population de la ville étanchait sa soif, la bouche vissée à même le tuyau, que ce soit au coin des rues, dans la cour de la Communale ou celle de l' Amicale Laïque à la garderie du jeudi, sans aucune précaution hygiénique ! Grands et petits, sédentaires ou de passage, se succédaient sans rinçage ! 
        Vers 1960 on commença à rapporter des cas de poliomyélite en grandes villes...Les pompes furent déclarées insalubres...L' eau n'y était bien sûr pour rien puisque c'est nous qui l'avions infectée...Alors on commença à la mettre dans des bouteilles en plastique....Les belles pompes décorées furent détruites et plus personne ne se remit à pomper...
        A part les Shadoks à la télévision bien sûr...

Christo Laroque  31 janvier 2019

Les pompes Bayard des années 60  


La pompe Bayard du Rouergue dans les années 50


Manivelle

Une pompe à l'hôtel de ville en 1916 ? (sous la panneau Picon !)


          J'ai récupéré auprès de Suzy Labadens un Guide Illustré de La Réole par l'imprimerie Vigouroux, avec une présentation de ...


          J'ai récupéré auprès de Suzy Labadens un Guide Illustré de La Réole par l'imprimerie Vigouroux, avec une présentation de la ville par Camille Biot conservateur du Musée.


Vous pouvez consulter via ce lien la totalité des pages de ce guide 


Entre temps Christo Laroque  me signale qu'il possède une exemplaire du Guide illustré, mais d'une autre édition, avec une mise en page légèrement différente et un tarif de vente !
voir ci dessous :



Par contre AUCUNE date d'édition ou d'impression :
Indices : page 3 la population est de 3812 habitants soit le recensement de 1936 (en 1946 ce sont 4491 habitants recensés).
Page 15 dans édifices publics la Gare est : PO  Midi (Paris Orléans Midi) or depuis le 1e  janvier 1938 les lignes ferroviaires sont devenues SNCF.
Donc entre 1937 et 1938 ? Mais ce guide a pu être réédité pendant la guerre sans modification.
Qui a la réponse !

A suivre...

Déjà beaucoup d'activités sportives à La Réole


Le plan de la ville n'a guère changé



        L'accès au quartier du Rouergue se fait via un pont suspendu   . Le premier pont   a été construit en 1835 .  Architecte(s) :...


        L'accès au quartier du Rouergue se fait via un pont suspendu . Le premier pont  a été construit en 1835Architecte(s) : Jules Seguin - Ferdinand Jean Bayard de la Vingtrie - ; Compagnie(s) : Sté des 4 ponts de la Garonne - Bayard de la Vingtrie. 
Le pont fut à péage jusqu’en 1872 ( un centime pour le passage d’un piéton). Les piles étaient en pierre, la travée de 165 m de long et 4.45 m de large suspendue par chaînes de fer .  Lien

Cliquez sur les photos pour les agrandir
Pont "La Réole"

Le nouveau pont  a été construit en 1934  et inauguré le 21 mars 1935 (sans test de charge suite à l'accident de 1931 à Saint Denis de Pile).




Les piles sont métalliques,  la travée de 170 m et les suspensions par câble. 
Le pont peut servir de logo aux commerçants Réolais


- Insolite :

- En 1937 un hydravion anglais s'est posé sur la Garonne et est resté une semaine au niveau du camping actuel pour être dépanné. Il a redécollé sous le regard des réolais massés sur le pont 
Vidéo : Daudi-Aubagnan-Hydravion

 

- Le pont de bateaux

En 1938 un câble  ayant  rompu le pont  a été fermé pendant plusieurs mois et remplacé par  un pont de bateaux  installé par l'armée puis en 1939 par une navette fluviale lorsque l'armée a récupéré son matériel pour aller défendre les frontières. 
Vidéo : Daudi-Aubagnan-Pont de Bateaux










































- Plonger ou sauter du haut du pont :


Une tradition consiste à sauter voire plonger du pont du Rouergue. Beaucoup ont sauté du pont mais certains ont plongé : qui est ce courageux garçon ?




et plus récent : vidéo de 2008




En 1963, un homme-grenouille décidait de relier Toulouse à Bordeaux à la nage en hiver !            Sortie de l'eau Ravitail...


En 1963, un homme-grenouille décidait de relier Toulouse à Bordeaux à la nage en hiver !



Ravitaillement Louis Lourmais par LilianeLouis Lourmais La réole 1963
           Sortie de l'eau
Ravitaillement en route

Il fit une halte à La Réole et dormit quelques heures au Terminus.

Sud-Ouest 1963

Qui s'en souvient ? Des Réolais ont-ils pris des photos à ce moment là ?

Un hélicoptère suivait le nageur ! (BELL G2 de la Base de Bordeaux)(http://www.helico-fascination.com)

Hélicoptère Bell avec flotteurs

Il y a parfois de drôle de visiteurs comme ce camion qui a plongé dans la Garonne !