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  Merci à Michel Dader pour cet article du 28 Mars 1947 du journal L’athlète .. L'inauguration du fronton "DENEK BAT" A LA R...

Fronton Réolais

 


Merci à Michel Dader pour cet article du 28 Mars 1947 du journal L’athlète ..

L'inauguration du fronton "DENEK BAT" A LA REOLE
LA REOLE- La foi déplace les montagnes, dit-on! C'est très vrai La Réole, où la très grande foi sportive qui anime les dirigeants du patro local, l'abbé Grenier en tête, est parvenue à dresser un fronton en plein centre de cette ville toute d'escarpements.
Et les champions de l'ASPO Midi, qui avaient bien voulu accepter de venir inaugurer cette place basque en cette cité gasconne, ont pu en apprécier la parfaite construction, encore que les difficultés rencontrées n'aient peut-être pas permis de la faire suffisamment longue.
Après que les cadets du centre Saint-Jean Bosco furent défait de justesse let minimes par 31 A 29, l'ASPOM (Mengaillou, Cortazza et Parot) infligea 39 points à 19 à un trio d'abbés pelotaris (Beheran, Pucheu et Grenié) en une partie écourtée par l'orage.
Puis l'abbé biarrot Beheran, faisant équipe avec le cheminot Cortarza, donna une belle mesure de sa classe remarquable, en battant par 35 à 32 la paire Mangaillou Parot, plus jeune et plus robuste mais moins parfaitement, scientifique.
Enfin les professeurs du collège de La Réole (Lavran. Pontneau Bonnefille) battirent par 30 à 22 une équipe de la Phalange Réolaise B (Rapin, Ladeveze. Aubagnan).
Les Réolais ont un fronton, un beau fronton ! Gageons que de grandes équipes ne manqueront pas d'en faire une place réputée, comme le méritent, ses dévoués promoteurs. Mais les jeunes gens du cru sauront en profiter, puisque aussi bien c'est surtout pour leur santé morale et sportive qu'il a été édifié Bravo.

Un emprunt pour la construction du fronton 

Un fronton de pelote basque à La Réole
Pourquoi un fronton de pelote basque à La Réole ? Lorsque l'abbé Grenier est arrivé pour s'occuper du Patronage, il a mis toute son ardeur pour faire construire ce mur et développer cette activité.
Bordelais, André Grenier a été un adhérent depuis son enfance au patronage des Coqs Rouges.

Dans l'immeuble qui abrite cette association, place Sainte Eulalie à Bordeaux, il y a un fronton dans la cour d'entrée où notre abbé a fait son apprentissage de la pelote. D'autre part une partie de sa famille résidait au Pays Basque, ses deux neveux jouaient au rugby au Biarritz Olympique, et lorsqu'il se rendait dans cette région, il ne manquait pas de voir des parties et pratiquer lui-même ce jeu.

La construction du fronton dans l'immeuble de l'ancienne école Saint Pierre n'a pas été de tout repos.
Le premier problème posé a été l'exiguïté de la cancha (l'espace sur lequel sont les joueurs).

Une demande a été faite pour empiéter sur la place de l'impasse des Galants, mais la municipalité de l'époque, le maire était Jean Delsol, a refusé de céder une partie de l'espace public. Une deuxième solution est apparue, la construction du mur contre la salle de spectacle, et la cancha empiétant sur le terrain contigu côté sud; ce terrain était le jardin potager du presbytère, et l'archiprêtre Pierre Grenier n'a rien voulu céder. Il ne restait plus que la situation que nous connaissons jusqu'à ce jour, mais qui limite la pratique uniquement à la main nue excluant les autres spécialités: chistera, pala etc Le deuxième problème a été celui du financement. L'abbé Grenier a pris son bâton de pèlerin et a réussi à convaincre certaines personnes de l'accompagner dans ce projet.
A l'emplacement actuel du fronton, il y avait une suite de petits cagibis, sans grande utilité. Le chantier a été confié à Egidio Grigoletto qui venait de s'installer. Il a procédé à la démolition et à la construction en pierres. Sur le haut, l'année de construction 1947, et la croix basque, étaient peintes. Sur le côté sud il y avait deux tribunes en bois pour les spectateurs.
L'inauguration du fronton "Denek Bat" a eu lieu dans l'été 1947. Il y a eu plusieurs parties mais la principale a opposé Harambillet, champion du Monde à Garmendia, champion de France. Leurs partenaires respectifs étaient deux prêtres basques qui jouaient à l'époque avec la soutane. Il y a eu de très nombreux spectateurs, surtout intéressés par la découverte de ce sport nouveau ;

Le fronton était le rendez-vous du jeudi et surtout des vacances d'été, à cette époque le patronage était ouvert tous les jours. Des équipes ont été créées, des minimes, cadets, juniors et étaient engagées dans le championnat de la Côte d'Argent.
Notre équipe cadette composée de Jean-Claude Abribat et de Louis Avadian a été championne de la Côte d'Argent au début des années 50. D'autre part l'abbé Grenier a initié certains joueurs à la pratique du petit chistera (joko garbi) pour faire quelque démonstrations : ce sont: Pierre Ignès, Michel Masson, Pierre Merlin, Claude Canterranne, René Boyvineau et certains autres jeunes.

Cette activité sportive, qui avait été importée à La Réole par l'abbé Grenier avait permis de la faire connaître et de fédérer de nombreux jeunes au pied de ce mur. L'usure du temps n'a pas permis de conserver les installations en bon état et l'absence de nouveaux joueurs, nous obligent à ranger la Pelote Basque à La Réole au rayon des souvenirs. Cela est regrettable !!!
René Boyvineau


Quelques photos du fronton actuellement 

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