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Le Mois de l'Amitié à La Réole

1 - Le choix de La Réole
2 - Déroulement des "Mois de l'Amitié"
3 - Toutes les photos
4 - Autres lieux des "Mois de l'Amitié" 
5 - Commentaires

    Après lecture du livre "Plus de frontières pendant un mois" voilà donc plus d'informations sur ce Mois de l'Amitié qui a dynamisé La Réole dans les années 60. 
    Créé  en 1956 à Saint-Céré (patrie de Jean Lurçat) dans le Lot, Lotois du Monde son succès l'a fait passer à 2 villes en 1960, 3 en 1962 et la quatrième La Réole en 1964.
Les étudiants du Mois de l'Amitié avec Lous Réoulès (Photo T Checchetti)

    Tous les ans Saint-Céré, Montargis, Bergerac et
La Réole depuis 1964 recevaient, à cheval sur Juillet et Août des étudiants (scolarisés en France) venus de différents pays du monde.
    Ceci à l'initiative de l'Association des Amis de la République Française dont le Président était M. Maurice Schuman, ancien Ministre, et le Directeur, M. Robert LANGE, auteur du livre "Plus de frontières pendant un mois".    
    L'association gérait le financement, par une vente d'objet venus du monde entier via les ambassades de France, appelée Vente des Nations, et qui a lieu début décembre au Parc des expositions Porte de Versailles à Paris.

1 - Le choix de La Réole
Extrait de "Plus de frontières pendant un mois"

Un village insolite
La Réole répond à cet impératif que nous avons déjà énoncé: priorité aux villes de moins de cinq mille habitants (chiffre du dernier recensement: quatre mille six cent cinquante). Cette pittoresque petite ville, bâtie en amphithéâtre sur les collines dominant la Garonne, compte quelques rues escarpées et parfois si étroites que plusieurs d'entre elles sont à sens interdit: il existe même une zone bleue où le disque est obligatoire et le stationnement limité à une heure, tout comme à Paris. Son ancien Hôtel de Ville comporte une salle spacieuse où le "Rotary" offre un somptueux dîner aux chandelles aux stagiaires du Mois de l'Amitié. On accède à l'ancien couvent des Bénédictins, devenu le nouvel Hôtel de Ville, par un admirable portail en fer forgé de Blaise Charlier ??[Charlut], une voûte splendide et un majestueux escalier de pierre, assurant à l'immense bâtisse qui surplombe le fleuve une étonnante grandeur... La beauté de cette ancienne forteresse, dont ce n'est pas le lieu ici de conter l'extraordinaire histoire, n'est pas- et il s'en faut - le seul attrait de ce village insolite.
Après la rentrée du troisième trimestre de 1964, les responsables de l'organisation des rencontres universitaires internationales se réunissaient dans le bureau du Maire de La Réole, qu'entouraient ses adjoints, le principal et l'intendant du lycée, pour décider de l'installation des étudiants dans l'annexe moderne du lycée, et désigner le directeur de ce stage.
Guy Rapin venait à peine de terminer sa classe lorsque le concierge lui apprit que le principal l'avisait qu'il lui fallait se rendre d'urgence dans le cabinet du Maire.

2 - Déroulement des Mois de l'Amitié

   Guy Rapin (†24-08-2025), réolais, professeur de Biologie, a assumé la gestion locale de 1964 à 1973. Responsables en 1965 au côté de Guy Rapin : Simone Artins, Mlle Debayle, Régine Clavet, Josée Dubourdieu, Lucette Fabre, Françoise Moreau, Mr JC Lasserre, Jean Roland, Jean Marie Lefevre, Mr Paris Proviseur du lycée.
J'ai eu au téléphone Odile Jeannesson qui s'est occupée de l'intendance du Mois de l'amitié en 1968, elle remplaçait Simone Artins (malade).
L'intendance consistait à acheter la nourriture pour les étudiants, un cuisinier s'occupait de la fabrication des repas : Odile bénéficiait des fournisseurs de ses parents, épiciers à La Réole.
Les étudiants étaient hébergés aux Jacobins.
Odile a assuré le remplacement de Simone Artins en 1968 et a transmis ses informations à Régine Clavet.

    C'était une rencontre de jeunes gens et de jeunes filles de pays très divers, de toutes religions ou idéologies, étudiants de disciplines les plus diverses.
    M. LACHASSE, inspecteur d'Académie, qui résidait au Moulin de Loubens, avait proposé que cette rencontre se fasse dans la ville accueillante de La Réole.
    Il s'agissait de faire connaitre à ces jeunes une petite ville française, et sa région, le Sud-Ouest (Bordeaux, la Dordogne. les Landes, Pau et le Pays Basque) ; des excursions étaient à organiser.

Ancien hôtel de ville, Exposition de dessins d'enfants : Mr Arnaud (Unesco) Mr Goergler (Inspecteur Primaire) (Photo T Checchetti)

    Par ailleurs, chaque Rencontre proposait un thème de réflexion et de débat présenté par une personnalité ;
Ainsi ; "Les jeunes face à l'enseignement" présenté par M. Louis JOXE, ancien Ministre, "L'action de l'UNESCO dans le domaine de l'Enseignement", "Les moyens modernes de communication avec les masses" , "L'adaptation de l'Enseignement au contexte africain", etc.

    Ces Rencontres ont été à l'origine de découvertes et de nombreux liens d'amitié entre ces jeunes, qui s'approfondissaient ensuite quand ils se retrouvaient parfois en France ou à Paris ou dans leurs pays respectifs.

14 juillet à La Réole, à droite les étudiants du mois de l'amitié (Photo T Checchetti)

    Et elles ont été aussi une découverte et un enrichissement pour les réolais et tous ceux qui ont approché et aidé les "Mois de l'Amitié" pendant ces années.

    Lors de chaque session le Rotary Club de La Réole invitait les étudiants pour une soirée: 
Un album photo avec des extraits du livre d'or signé par des étudiants :  Ici

Quelques documents :
Une plaquette présentant le Mois de l'amitié 1968 Ici
Des articles de presse Ici
Un album photos de Horst, Etudiant Allemand en 1969 
Ici
Images du mois de l'Amitié Ici

Le "Mois de l'amitié" des Amis de la République Française
"Le Monde" Publié le 09 juillet 1965 à 00h00 - Mis à jour le 09 juillet 1965 à 00h00
L'association des Amis de la République française, présidée par M. Maurice Schumann,
a tenu 
mercredi une conférence d'information avant le départ pour le Mois de l'amitié de quelques deux cents étudiants de toutes nationalités dans les centres de Bergerac, Montargis, La Réole, Saint-Céré, El Jadida*. Organisées depuis 1956, ces rencontres ont déjà réuni près de deux mille étudiants de cent quatre pays.
* Le Maroc organisa un Mois de l'Amitié à El Jadida en 1963-64 et 65.

Souvenirs de Michel Balans (†2024) :
"J'avais proposé à Guy Rapin d'inviter la Compagnie Dramatique Universitaire de Bordeaux (CDUB) pour laquelle je venais de faire les maquettes des costumes et du décor -Électre- de Jean Giraudoux, Jacques Albert-Canque assurant la mise-en-scène."
Juillet . . . 1968 ! Ébullition, ébullitions ! Ils ont présenté un deuxième spectacle : de retour d'un stage dans le sud de la France ; une création collective (dans le genre de l'époque). La météo ne permis pas la représentation prévue dans le parc du château des Quat'Sos (plancher au sol, et spectateurs sur les talus). Il fut joué au premier étage de l'ancien Hôtel de ville absolument bondé. Le public assis à même le sol ou debout contre les murs et très proche des acteurs : cette situation imprévue a participé au succès de la représentation. (voir photos).

Qui se souvient de cette représentation ?
Album photo ICI

Les spectateurs sont debout ou assis, les acteurs jouent au sol - Le mendiant J. Albert-Canque
Les spectateurs sont debout ou assis, les acteurs jouent au sol - Le mendiant : J. Albert-Canque.
Salle des conférences :soirée finale 1964 avec Guy Rapin à la guitare. Photo colorisée en 2021
Juillet 1973 - A gauche Marie-France et Guy Rapin, à droite nœud papillon veste claire Mr Robert Lange (responsable national), veste sombre Mr Lachasse  (Photo Bernard Sanderre) Photo colorisée 2023


Juillet 1973 - Photo Bernard Sanderre Photo colorisée 2023
1965 : Avec Lous Réoulès- AR gauche à droite : Luc et Jeannette Mothes, Guy Rapin
Bas : Janine Mothes, Maryse et Bernadette Sage, X

3 - Toutes les photos
Guy Rapin, qui a dirigé "le Mois de l'Amitié" de 1964 à 1974 m'a transmis plusieurs centaines de diapositives que j'ai numérisées.
Lien vers la totalité des diapositives
Lien vers les groupes
Lien vers Photos solo
Lien vers Photos 1964-1969
Certaines diapositives n'étaient pas datées...

4 - Autres lieux des "Mois de l'Amitié"  
Les rencontres internationales de Saint Céré :
Sous la présidence de Jean Lurçat, les clubs UNESCO et l'association des citoyens du monde
Le Mois de l'Amitié à Saint Céré
Lotoisdumonde et Garry Davis citoyen du monde

5 - Commentaires
    Merci à Guy Rapin pour tout ce qu’il nous a apporté..il nous a appris la saveur et le sens des choses…adieu généreux grand frère et compagnon de tant d’aventures. Guy Vidal
Pour ses anciens élèves, le souvenir d'un prof qui motivait ses élèves par du concret, herbier, cartes postales et toujours le sourire ! Raymond Vaillier
Guy était ,dès la quatrième en 1962 , notre prof accessible , d'autant plus qu'il lui arrivait dans l'émotion de bégayer et de rougir.
Cette année là, il nous a permis d'inaugurer les sorties pédagogiques à l'extérieur : une révolution !
Prologue: une rencontre sous la pluie avec le potier réolais.
Suite: déplacement en bus vers le moulin de Caussarieu, les mines de lignite d'Hostens, le musée de Villandraut et le lit du Gat Mort à Cabanac (à la recherche des oursins fossiles): inoubliable et Guy nous a donné ses photos de cette expédition.
Et puis, le Mois de l'Amitie, que je contribuais à accueillir chaque année à Saint Macaire , avec tous les drapeaux des pays représentés accrochés sur la tour du château de Tardes.
En 1965, j'y ai connu Avner Falk ,un israélien qui m'a fait découvrir les kibboutzim et je n'ai pas manqué d'aller le voir à Jérusalem en 1970 et de travailler en kibboutz. Nous sommes toujours amis
aujourd'hui... Jean Marie BILLA

Souvenirs de Michel Balans :
"J'avais proposé à Guy Rapin d'inviter la Compagnie Dramatique Universitaire de Bordeaux (CDUB) pour laquelle je venais de faire les maquettes des costumes et du décor -Électre- de Jean Giraudoux, Jacques Albert-Canque assurant la mise-en-scène."
Juillet . . . 1968 ! Ébullition, ébullitions ! Ils ont présenté un deuxième spectacle : de retour d'un stage dans le sud de la France ; une création collective (dans le genre de l'époque). La météo ne permis pas la représentation prévue dans le parc du château des Quat'Sos (plancher au sol, et spectateurs sur les talus). Il fut joué au premier étage de l'ancien Hôtel de ville absolument bondé. Le public assis à même le sol ou debout contre les murs et très proche des acteurs : cette situation imprévue a participé au succès de la représentation. (voir photos).
Qui se souvient de cette représentation ?
Album photo ICI

Les spectateurs sont debout ou assis, les acteurs jouent au sol - Le mendiant J. Albert-Canque

Lorsque se rencontrent des jeunes de 60 nations - Le Mois de l'Amitié
https://www.lemonde.fr/archives/article/1967/04/13/plus-de-frontieres-pendant-un-mois-de-robert-lange_2624905_1819218.html



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Sommaire-tous-les-articles

   

L'article Mois de l'amitié en photos a été intégré dans l'article mois de l'amitié général    

Mois de l'Amitié

Guy Rapin, qui a dirigé "le Mois de l'Amitié" de 1964 à 1974 m'a transmis plusieurs centaines de diapositives que j'ai numérisées. (Guy est décédé le 28 avril 2025)

D'abord un article sur le Mois de l'Amitié : 

 Article sur le "Mois de l'Amitié"

Les Photos

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Lien vers Photos 1964-1969

Certaines diapositives n'étaient pas datées... 

    Selon l'ordinateur que vous utilisez vous avez une possibilité de commentaires en bas de l'article, n'hésitez pas si vous reconnaissez des personnes, ou si vous avez des anecdotes










  Georges Dupont   ( 17   juin   1884 ,   La Réole   -   24   novembre   1958 ,   13e arrondissement de Paris ) est un   chimiste   français...

 Georges Dupont (, La Réole - , 13e arrondissement de Paris) est un chimiste français.

Georges Dupont directeur de l'ENS : photo donnée par Guy Rapin son petit neveu

Biographie 

Georges Dupont naît le  à la Réole de Pierre, Osmin, marchand mercier et de Marthe, Marie Aubian, modiste1.

Il entre en 1904 à l'École normale supérieure (ENS) et fait le choix, rare à l'époque, d'étudier la chimie2.
    Au sein du laboratoire de chimie de l'ENS, alors dirigé par le futur prix Nobel de chimie Paul Sabatier, il rédige une thèse sur les gamma-alcools acétyléniques en 1912.
    Il exerce alors comme professeur de lycée en physique-chimie à Bordeaux jusqu'en 1914 avant d'être mobilisé dans le 37e régiment d'infanterie coloniale3. puis après guerre se met en congés de l'enseignement pour travailler en tant qu'ingénieur aux tréfileries et Laminoirs du Havre.
    En 1921 il rejoint la faculté de sciences de l'université de Bordeaux où il occupera différents postes de professeur en parallèle de son activité de directeur technique de l'Institut du pin1.
    Il devient doyen de la faculté en 1930, jusqu'à son départ pour Paris en 19334.

    Professeur de chimie théorique à la faculté des sciences de Paris puis de chimie organique à l'École Centrale des Arts et Manufactures, il dirige le laboratoire de chimie de l'ENS à partir de 1934. 

    C'est à cette époque que celui-ci, quittant les locaux exigus de la rue d'Ulm, s'installe dans les locaux actuels du 24, rue Lhomond, inaugurés en 1936 par Albert Lebrun et Léon Blum.
    Sur le plan scientifique, le laboratoire développe alors la recherche en chimie organique, et plus particulièrement l'étude des composés naturels. Georges Dupont introduit ainsi la chimie des terpènes.

    Il succède en 1948 au médiéviste Albert Pauphilet à la tête de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, qu'il dirige jusqu'en 1954. Il est l'un des tout premiers scientifiques à avoir exercé cette fonction.            C'est sous sa direction que les élèves de l'École normale supérieure deviennent, par une loi de 19485, fonctionnaires stagiaires.

Articles connexes 

Liens externes 

Notes et références

  1. ↑ Revenir plus haut en :a et b Charle, Christophe et Telkes, Eva, « 42. Dupont (Georges) », Bibliothèque Historique de l’Éducationvol. 25, no 1,‎  (lire en ligne [archive], consulté le 2 février 2018)
  2.  Supplément historique quinquennal de l'Association amicale de secours des anciens élèves de l'École normale supérieure
  3.  Laurence LestelItinéraires de chimistes 150 ans de chimie en France, EDP Sciences, , 605 p. (ISBN 978-2-7598-0315-6lire en ligne [archive])
  4.  Marcin Krasnodębski, L’Institut du Pin et la chimie des résines en Aquitaine (1900-1970), 617 p. (lire en ligne [archive])p. 65
  5.  Loi no 48-1314 du 26 août 1948 attribuant aux élèves des écoles normales supérieures le traitement et les avantages afférents à la condition de fonctionnaire stagiaire puis loi no 54-304 du 20 mars 1954 accordant la qualité de fonctionnaire stagiaire à tous les élèves des écoles normales supérieures

     Dominant la Garonne, le prieuré bénédictin de La Réole et l'église Saint-Pierre qui y est adossée, ont subi plusieurs démolitions a...


    Dominant la Garonne, le prieuré bénédictin de La Réole et l'église Saint-Pierre qui y est adossée, ont subi plusieurs démolitions avant d'être reconstruits, le premier sur les plans de l'architecte Maurilhe Gassy, de 1704 à 1724, la seconde par les frères mauristes à partir de 1680.

    A l'extrémité de l'église Saint-Pierre, côté abside, le long de la rue de Lort, se trouvait, préalablement, une chapelle dédiée à Saint Madeleine attenante au cimetière des bénédictins ; le cimetière et la Chapelle de la Madeleine laissent ensuite place à la basse-cour et au jardin du couvent qui subsistent jusqu'en 1688.

    A l'angle de la rue de Lort et de la rue des Gentils, est attesté le premier hospice réolais, dit Sainte-Madeleine, dès 1186, hôpital transféré rue Lamar au XIVe siècle.

    Afin de compléter la description de ce quartier de la Réole, touchons un mot du Couvent de l'Annonciade, fondé en 1602 par deux religieuses bordelaises (Anne de Bordenave et Antoinette de Junquières), sur un terrain situé à l'angle de la rue des Juifs et de la rue de Lort, dans le prolongement de l'ancien hospice Sainte Madeleine. Après la construction du couvent et de la chapelle en 1603, suivra, l'installation d'un pensionnat pour jeunes filles en 1618 et l'édification de dortoirs supplémentaires. Le couvent et ses annexes sont quasiment totalement démolis et reconstruits en 1731.

La Réole - Eglise Saint-Pierre, Prieuré vers 1704-1710 — Vue d'ensemble vers 1970


    Dès 1773, une grille et un double mur sont édifiés tout au long de la rue de Lort, précédant de quelques années la création des Allées de Tilleuls, aménagées sur l'ancien cimetière bénédictin et les jardins du monastère.
    L'Esplanade des Tilleuls devient ainsi le lieu traditionnel de promenade des réolais.
En 1791, la municipalité et l'Etat font main basse sur le Monastère, l'église Saint-Pierre et le couvent    des Annonciades devenus biens nationaux : l'ancien prieuré bénédictin va accueillir dans les années suivantes la sous-préfecture, l'Hôtel-de-Ville, le tribunal et la gendarmerie.

Plan partiel de la Réole en 1828

    L'ancien bâtiment des Annonciades, transformé en Collège dès avant 1828, mais devenu trop étroit, Jean Renou, maire en 1870-1872 et de 1882 à 1896, décide la municipalité à faire édifier un nouveau collège. La première pierre en est posée le 21 septembre 1884, lors d'une cérémonie et d'un banquet auquel sont conviés maintes personnalités dont le sous-préfet Raynal. 
    Inauguré en 1885, le nouvel établissement scolaire dont la façade est située sur la rue de Lort, devenue partiellement rue du Collège à cet emplacement, est doté de deux ailes, l'une sur la rue des Juifs, la seconde rue des Gentils, le long de l'Esplanade des Tilleuls.

La Réole - Promenade des Tilleuls et Abside de l'Eglise, grille longeant la rue de Lort — Grille de la promenade des Tilleuls sur la rue de Lort, Collège y attenant

    Très anciennes, les formations musicales réolaises sont principalement actives sur les Promenades des Tilleuls.
    L'Orphéon de La Réole, attesté dès 1856, dirigé par M. Lafond en 1859, concourt lors de nombreux festivals musicaux de la région. Il précède l'Harmonie dite Philharmonique de La Réole qui, à la tête d'une quarantaine de musiciens, est dirigée en 1869 par M. Ducos, par Charles Prévost en 1882, puis par M. Jauffret en 1887.
    A la demande des musiciens, peu avant 1904, un premier Kiosque à musique en bois est construit sur la place des Tilleuls, au centre des Allées. Sans toiture, de forme octogonale, il est doté d'une balustrade.

La Réole - Place des Tilleuls et premier Kiosque à musique en bois
    Peu après, vraisemblablement vers 1908-1910, le premier édicule en bois est remplacé par un Kiosque à musique octogonal qui, curieusement, ne comporte que six colonnes, les deux autres côtés, situés à l'avant du monument, étant sans pilier d'appui pour la toiture en zinc. Le soubassement en pierre ne possède aucun garde-corps.
    Le nouveau kiosque est érigé le long de la grille de la rue de Lort, devant le seul vestige subsistant de l'hospice Sainte-Madeleine, une porte cintrée surmontée d'un fronton triangulaire, correspondant à l'ancienne entrée de cet hôpital.
Deux petits canons sont disposés de part et d'autre du kiosque.
                 La Réole - Kiosque à musique de l'Esplanade des Tilleuls et le Collège                

    La rue de Lort et la rue du Collège adoptent le nom de Jean Renou (né vers 1840-1912) ; le nom de l'ancien maire réolais est également attribué au collège transformé en lycée.
    La Promenade des Tilleuls, appelée à présent Esplanade du général De Gaulle, a perdu, dans les années 1970, la toiture de son Kiosque à musique, dont il ne reste aujourd'hui que le soubassement de pierre.
Kiosque toujours en place.
3 septembre 1881 - Les élections à La Réole, l'occasion de fêtes, de défilés et de concerts musicaux
    La journée de dimanche a été, dans l'arrondissement de La Réole, une bonne journée pour la République. Dans toutes les communes, les élections se sont passées avec ordre et dans le plus grand calme ; ni en ville ni ailleurs, nous n'avons rien de particulier à signaler ; partout, tout le temps qu'a duré le scrutin, la tranquillité n'a cessé de régner.

    A La Réole, le soir, nous avons eu beaucoup plus d'animation que dans la journée. Dès sept heures, le monde a commencé à s'attrouper sur la place Saint-Pierre, et, vers neuf heures, la foule était compacte aux abords de la sous-préfecture. Il y avait là, non seulement une grande partie de la population réolaise, mais encore beaucoup de délégués des communes voisines. A la campagne comme en ville, on était impatient de connaître le dénouement de la lutte.
    A dix heures et demie, le recensement général était terminé. M. Caduc était élu à une forte majorité.
    Lorsque M. le sous-préfet est venu annoncer le résultat final, on a poussé un immense cri de : « Vive la République Vive Mr Caduc ! » La joie était à son comble.
    Des groupes ont entonné la Marseillaise et ont parcouru la ville. Cette joie s'est perpétuée une partie de la nuit.
    Le lendemain soir, la population de La Réole, heureuse du brillant succès obtenu la veille, a fait à son nouveau député une splendide manifestation.
    A sept heures, la Société Philharmonique est partie des Tilleuls, aux accords de la Marseillaise. Elle était précédée et suivie d'une foule immense. A huit heures, la résidence de M. Caduc était envahie de tous les côtés ; on évalue à près de quatre mille le nombre des manifestants. Aux Réolais étaient venus se joindre une foule de personnes des communes voisines. Sur la terrasse, magnifiquement illuminée, la circulation était impossible. Quelques jeunes filles, au nom de la ville, ont offert au nouveau député de superbes bouquets. (...)
    Après les discours, la Société Philharmonique a joué la Marseillaise, l'Orphéon de La Réole a chanté un chœur et la Société chorale de la Gironde, qui était venue spontanément prendre part à cette manifestation, en a chanté un autre. M. Nibaut a chanté ensuite le Vieux Colis, paroles de M. Riffaud, musique de Benquet.
    Ce dernier morceau a mis le comble à la joie, et, comme par enchantement la terrasse s'est transformée en bal ; un orchestre s'est improvisé et les danses ont commencé ; elles se sont prolongées jusque vers les onze heures et demie.
18 mai 1882 - Charles Prévost, chef de la Musique municipale de La Réole, est encensé.

- Jeudi dernier 18 mai : La Réole ressemblait à une véritable boîte à musique, c'était le grand jour de fête du pays. Procession traditionnelle sur l'eau, concours musical non moins traditionnel, bal, jeux divers, etc.
    Parmi les membres du jury, figurait M. Charles Prévost, chef de notre musique municipale ; nous avons remarqué avec plaisir que d'autres villes qu'Arcachon, sont jalouses de posséder notre sympathique directeur. M. Ch. Prévost a déjà présidé et assisté à plusieurs concours, l'année dernière, c'était à Créon, à La Réole, avant à Marmande, etc|. Nous nous en félicitons, c'est un honneur pour notre cité et nous sommes fiers de voir à la tête de notre fanfare un chef de musique, aussi distingué et aussi consommé que M. Prévost.
11 et 12 mai 1893 - Fêtes de l'Ascension à La Réole ; festival musical sous les Tilleuls.

- Fêtes de La Réole. Nous avons reçu trop tard pour la publier la semaine dernière le compte rendu suivant :
    On dit que les traditions se perdent. Pour se convaincre du contraire, il suffit d’aller voir à La Réole les splendides et antiques fêtes de l’Ascension. Une seule de ces traditions a manqué cette année. Jadis, à pareil jour, c’était la fête de l’eau ; contre la sécheresse qui nous éprouve, les agriculteurs comptaient beaucoup sur cette occasion pour voir arroser leurs récoltes. Il n’y a pas eu d’inondation, pas même de pluie.
    Il fallait voir dès lors comme on a profité du beau temps pour célébrer les fêtes. Il n'y a pas eu moins de quatre courses en deux jours. Les Réolais ont nargué la Garonne (gare aux représailles), et non seulement on a fait sur l’eau la promenade religieuse du matin de l’Ascension, mais encore des régates, et sur les quais, des courses de chevaux et des courses de vélocipèdes !
    Entre-temps, le jeudi soir, on voyait se profiler sur la route de Bordeaux à Montauban, des échassiers de toute sorte. Il y avait en effet ce jour, passage d’échassiers à La Réole.

    Nous adressons nos félicitations aux organisateurs de ces belles fêtes et plus particulièrement au sympathique président M. Tartas.
    Les courses de chevaux avaient amené quelques champions de premier ordre.
    Nous n’oublierons pas le festival qui a eu lieu le soir, sous les Tilleuls, et où la Philharmonique de La Réole et l'Orphéon de Saint-Macaire ont charmé les assistants.
    Le lendemain, les régates ont obtenu un grand succès. C’est une heureuse rénovation à laquelle le dévoué M. Cantellauve a prodigué, comme toujours sans compter, son entrain et sa compétence. Enfin est venu le clou de la fête, les courses de vélocipèdes. Elles ont été de tout point remarquables grâce a la bonne organisation des commissaires parmi lesquels nous citerons au premier rang de nouveau M. Cantellauve, M. Achille Cabuy et les frères Grangey.
    En somme, les Réolais ont droit d’être fiers de leurs fêtes. Ils savent amuser leur public ; et en partant on emporte d'eux un excellent souvenir et le regret de les quitter.
29 janvier 1884. Programme du concours.

2 mai 1894 - Grand concours musical de la Réole
    La Société des fêtes et courses de La Réole (Gironde), organise pour le jeudi 2 mai 1894, un grand concours musical d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares, ouvert aux Sociétés instrumentales des douze départements suivants : Gironde, Charente-inférieure, Charente, Dordogne, Lot-et-Garonne, Gers, Landes, Lot, Tarn-et-Garonne, Aude, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées. Indépendamment des médailles, palmes et couronnes, d'importantes primes en espèces seront attribuées aux vainqueurs.
    Le Concours coïncide avec un programme de fêtes comprenant des courses de chevaux et de vélocipèdes, des régates, etc.. etc. Pour tous renseignements, s'adresser à M. J. Lanoire, secrétaire général.

6 mai 1894. Quelques résultat du concours musical
    Nous enregistrons avec plaisir 1e succès remporté au concours de musique de La Réole par la Fanfare d'Aillas, qui a obtenu un deuxième prix (médaille de vermeil) au concours de lecture à vue et un premier prix ascendant à l’unanimité au concours d'exécution, avec prix de direction pour le chef. Nos félicitations chaleureuses aux instrumentistes et à leur chef distingué.
    La Chorale de Saint-Macaire, que nous avons eu le plaisir d'entendre à Bazas, et qui concourait en division d'excellence, a obtenu un 1er prix avec félicitations et une couronne de vermeil. Au concours d'honneur, le 1er prix, 300 francs, et une couronne de vermeil ont également été décernés à cette société d’élite.

La Réole - Kiosque de la promenade des Tilleuls, Eglise Saint-Pierre et rue de Lort

9 septembre 1895 - Distribution des récompenses du comice agricole sur l'Esplanade des Tilleuls

- M. Trarieux, garde des sceaux, s'est rendu hier à la Réole, à la fête du comice agricole de cet arrondissement. Le ministre était accompagné de M. Tisserand, directeur général de l'agriculture, et de toutes les notabilités de la région. La foule a fait au ministre, lorsqu'il s'est rendu en cortège à la sous-préfecture, un accueil des plus sympathiques.

    Le ministre, dès son arrivée, a fait connaître que les décorations suivantes étaient accordées : palmes académiques, M. Réglade, adjoint au maire de la Réole ; Mérite agricole, MM. Calmés, sous-préfet de la Réole ; Guilhon, propriétaire et maire à Cessac ; Déjean, conseiller d'arrondissement à Saint-Pierre-d'Aurillac ; Despin, vétérinaire à Mongauzy.

    Avant d'aller visiter l'exposition, le ministre de la justice a reçu successivement le clergé, le président et les membres du tribunal, le maire, le principal du collège et les autres autorités de la ville.
A onze heures, a eu lieu sur l'esplanade des Tilleuls la distribution des récompenses aux exposants du comice agricole.

    A une heure, a eu lieu le banquet dans le dortoir du collège. Des toasts ont été portés par M. Berniquet, préfet de la Gironde, M. Renou, maire de la Réole, et M. Laroze, député. Puis M. Trarieux a prononcé le discours suivant salué d'applaudissements unanimes. (...)

6 mai 1899 - Concert-promenade sur l'Esplanade des Tilleuls, courses de chevaux sur l'hippodrome des quais, ascension, courses de vélocipèdes sur le port

-  Les fêtes de l'Ascension auront cette année le plus vif éclat : les commissaires des Courses de chevaux ont su composer un programme qui réunit déjà de nombreux engagements ; les meilleurs trotteurs de la région se trouveront réunis le 11 mai sur le coquet hippodrome des quais et toutes les épreuves présenteront un réel intérêt.
    Le Concert Promenade offrira aussi le plus vif attrait : la Société philharmonique composées de musiciens distingués fera entendre les meilleurs morceaux de son répertoire sur l'Esplanade des Tilleuls, brillamment illuminés : les illuminations ont été confiées au bon goût de MM. Navarre et Berthonneau qui ont promis de faire merveille.
    Quant aux Courses de vélocipèdes, elles auront un succès sans précédent ; les engagements affluent et nous sommes sûrs de voir les meilleures pédales se disputer les prix importants sur notre vélodrome. Pour éviter que ces courses soient menées avec trop de lenteur, les commissaires ont soigneusement limité la durée des épreuves et institué des primes au poteau. La course de tandems offrira les plus grandes émotions : dix équipes sont déjà engagées.
    Que le temps se mette de la partie et les efforts constants des organisateurs seront couronnés d’un brillant succès.
24 et 25 mai 1900 - Fêtes de l'Ascension de La Réole
- Notre ville commence à se parer de ses plus beaux atours afin de recevoir dignement les étrangers qui affluent tous les ans, dans notre ville, pour les Fêtes de l'Ascension,

    A 11 heures du matin, la Procession sur la Garonne, qui date de temps immémorial, attirera, comme d'habitude, un nombreux public sur les barges de notre fleuve, public toujours avide d’assister à cette ancienne coutume locale.
    
    Les Courses de chevaux qui auront lieu à 3 heures de l'après-midi, promettent d'être très intéressantes, car le nombre des engagements est déjà important et les Commissaires ne négligent rien pour améliorer d'année en année notre coquet Hippodrome des quais.
    Le soir, l'Esplanade des Tilleuls présentera un aspect féerique par les illuminations que MM. Navarre et Berthonneau préparent à cet effet.
    La Philharmonique toujours sur la brèche, a composé pour la circonstance, un programme hors pair, qui fera sûrement la joie des dilettanti.
    La deuxième journée sera consacrée aux courses de Vélocipèdes, qui tous les ans attirent les meilleures pédales. Celles de cette année ne la céderont en rien à leurs devancières.
13 juillet 1902 - Revue de Gendarmerie sur l'esplanade des Tilleuls

Mardi 8 juillet, M. le général de brigade Loyer, inspecteur de gendarmerie, accompagné de son officier d‘ordonnance, est arrivé à La Réole par le train de midi quatre.
Mercredi matin, à cinq heures, le général a passé son inspection sur l'esplanade des Tilleuls, aux brigades de La Réole et de Bazas.
    Le public, assez nombreux malgré l'heure matinale, venu sur les quais pour voir exécuter les manœuvres de ce corps d'élite, a été complètement déçu ; le général s'est borné, en effet, à passer l’inspection individuelle des chevaux et à interroger les élèves gradés sur la théorie. Il n'y a pas eu de manœuvre.
    Après ces opérations, le général inspecteur a passé la revue du casernement de notre ville. Il a paru satisfait de son inspection.
La Réole - Vue aérienne vers 1970

31 mai 1908 - Grand concours musical de la Réole sur l'Esplanade des Tilleuls
Annonces et préparatifs du festival
- 9 mars 1908. Sous les auspices de la Société des Fêtes et le patronage des notabilités de l'arrondissement et de la ville, un concours de musique aura lieu à la Réole le 31 mai prochain. Toutes communications et demandes de renseignements doivent être adressées à M. E. Becquet, secrétaire général du concours.
- 22 mars 1908. Les demandes continuent à affluer au Comité d'organisation, et nous avons la certitude que les Sociétés de divisions élevées fourniront au Concours le plus gros contingent.
    Il suffit, d’ailleurs, de consulter les journaux spéciaux et même les grands régionaux pour constater que partout on se prépare au Concours de La Réole parce que la presse orphéonique a unanimement approuvé les dispositions libérales du règlement.
    Au surplus le Comité s’emploie à régler les questions qui lui sont posées, dans le sens le plus large, tout en respectant le principe artistique du Concours.
    D'autre part, nos concitoyens ne seront pas fâchés d’apprendre que les groupes concurrents seront répartis dans la ville au mieux des intérêts industriels, mais en tenant compte de l'acoustique.
    Disons enfin que le Concours sera précédé la veille, d‘une soirée musicale et orphéonique, en l'honneur des membres du Jury, et qu'une retraite aux flambeaux avec toutes les batteries étrangères ou réolaises, servira de lever de rideau au merveilleux festival du dimanche soir sur l'esplanade des Tilleuls.
- 30 mars 1908. Le Comité d'organisation du concours musical de La Réole a décidé de créer une catégorie pour les sociétés de trompettes, à laquelle il sera affecté une prime de 75 fr. et des palmes ou médailles en vermeil. Les adhésions seront reçues jusqu'au 5 mai, terme de rigueur, par M- E. Becquet, secrétaire

- 13 avril 1908. La Musique Municipale de Bordeaux vient d'adresser son adhésion formelle au comité du concours musical de la Réole. Cette société est composée de 85 exécutants et est placée sous l'habile direction de M. Lançon. Elle concourra en division d'excellence et se fera également entendre dans les diverses parties au programme.
    En outre, de nombreuses sociétés bordelaises (chorales et harmonies) se préparent à prendre part à ce concours.
    Le comité étudie un projet qui viendrait compléter magnifiquement le festival du soir, donné sur l'esplanade des Tilleuls, dont les arbres séculaires constituent un véritable décor de féerie pour une fête de nuit.

- 31 mai 1908. Le concours de Musique du 31 mai, s'annonce tel que les organisateurs l'espéraient, car 30 Sociétés ont envoyé leur adhésion.
Ainsi que nous l’avons précédemment fait entrevoir, la musique Municipale concourra en Division d'Excellence et constituera certainement le « Clou » du Festival.
Plusieurs autres Musiques de très bonne classe feront aussi partie de la division des harmonies. Les Fanfares au nombre de 7 ne sont pas moins bien partagées quant à leur valeur artistique.
En ce qui concerne les Orphéons, ils forment au nombre de 13, le gros morceau du programme. Ils se partagent entre toutes les divisions et le Concours d'Honneur de cette catégorie sera, à n'en pas douter, très brillant.
Enfin viennent les Estudiantinas, Trompes de Chasse, Trompettes, Batteries qui compléteront gaiement la partie classique du Concours.
Au côté artistique viendra s‘ajouter le côté pittoresque et quelques Sociétés Bordelaises ont affrété des bateaux à vapeur pour se rendre à La Réole. Chacun sait, en effet, que les rives de la Garonne sont ravissantes.
De ce fait l'affluence des étrangers promet d'être considérable et les industriels de notre ville ne peuvent que s‘en réjouir.
Résultats du concours musical du 31 mai
Orphéons. - Orphéon scolaire de Saint-Barthélemy ; Orphéon des Sous-Agents des postes et télégraphes de Bordeaux ; Chorale de Blaignac et Puybarban ; Chorale Monséguraise ; Orphéon Violetta de Cantenac ; La Violette de Lalande-Toulouse ; Orphéon des Tramways de Bordeaux ; La Garonnaise de Langon ; Orphéon du Bouscat ; Chorale de Saint-Estèphe ; Avenir du canton de Bordeaux ; La Cigale de Bordeaux ; Union orphéonique d'Arcachon.
Harmonies. - Avenir musical de Captieux ; Harmonie scolaire d'Eymet ; Union musicale de Hure ; Philharmonique de Saint-Macaire ; Harmonie municipale de Bordeaux.
Fanfares. - Lyre la Jeunesse d'Aillas ; Fanfare de Rion des Landes ; Fanfare républicaine de Landerrouat ; Enfants de Marmande.
Estudiantinas. -Le Médiator de Saint-Trélody-Lesparre.
Trompes de chasse. - Le Rally-Bègles.
Trompettes. - La Diane Limousine.
Batteries. - L'Active du Pont-de-la-Maye ; La Caudéranaise ; Union athlétique de Cocumont.
26 décembre 1936 - Programme du Concours musical de La Réole (initialement prévu pour le 21 juin 1937, il est reporté pour l'année 1938)

- La ville de la Réole prépare pour le 21 Juin 1937 un concours international. Il sera présidé par le compositeur Georges Sporck et aura pour directeur artistique M. Gabriel Pichon, compositeur.
Les fonctions de secrétaire général sont dévolues au poète et littérateur Séverac.
Jadis rivale de Bordeaux, La Réole offre encore des vestiges remarquables de son ancienne puissance. Les sociétés, tout en appréciant l'intérêt artistique du concours, ne seront pas insensibles croyons-nous, aux agréments de la région, car le comité a prévu des excursions touristiques aux vignobles girondins, Sainte-Croix-du-Mont, Graves, Sauternais, gloires du Bordelais.
S'adresser à l'hôtel de ville de la Réole (concours de musique).

Formations musicales actives à La Réole en 1909 :
Société philharmonique (harmonie), président Castets, direction Larrieu, 55 exécutants ;
Union musicale (fanfare), fondée en 1892, direction A. Boyer, 28 exécutants.

  En 1952 , dans un article des Cahier du Réolais n° 1 1, Louis Desgraves , conservateur de la bibliothèque municipale de Bordeaux (1947-19...


 En 1952, dans un article des Cahier du Réolais n° 11, Louis Desgraves, conservateur de la bibliothèque municipale de Bordeaux (1947-1970), président de l’Association des bibliothécaires de France, inspecteur général des bibliothèques (1970-1983) et, confirme la plus ancienne impression connue en Guyenne à La Réole en 1503, soit 12 ans avant Bordeaux et 21 ans avant Agen.

I - L'IMPRIMERIE A LA REOLE DE 1678 à 1690  : Cahiers n°11 en lien puis transcodé en texte

II - LES ORIGINES DE L'IMPRIMERIE A LA REOLE Anatole Claudin 1894

III - NOTICES SUR LES IMPRIMEURS ET LIBRAIRES BORDELAIS  Ernest Labadie 1900 

IV - L'IMPRIMERIE DE LABEUR: Éditions - Journaux aux 19e et 20e siècles à La Réole (Michel Balans)

V - L'IMPRIMERIE A LA REOLE 1930-2021 (Michel Balans)


I -L'IMPRIMERIE A LA REOLE DE 1678 à 1690 

Article des Cahiers du Réolais n°11 de Louis Desgraves

    L'existence à La Réole d'un atelier d'imprimerie dans les toutes premières années du XVI° siècle est attestée par le Manuel de Bazas imprimé par Pierre Besson dès 1503.
On ne sait quelle fut la durée du séjour de Besson à La Réole et s'il y exécuta d'autres travaux.
On peut cependant supposer qu'il y fut appelé par les moines du prieuré bénédictin. (P.. Courteault : les origines de l'imprimerie à La Réole, Rev. Hist. Bordeaux 1926).
    On lui doit, en tout cas, la plus ancienne impression connue en Guyenne, puisque l'imprimerie fut introduite à Bordeaux aux environs de 1515 et à Agen en 1524.
    Dix ans s'écoulent avant qu'on retrouve la présence d'un autre imprimé à La Réole.
Un contrat passé par devant maître Jacques Gorces notaire à Bordeaux, le 3 Juin 1512, mentionne Léonard Bardoc, habitant de La Réole, qui vend à un libraire bordelais "le nombre et quantité de troys cens ordonnances royaux, darrainièrement faictes" (Arch. Hist de la Gironde, t XLVIII, 1913, p.480).
    Trois ans plus tard, en 1515, Jean Maurus, établissait une presse à La Réole et publiait, le 15 Juin 1517, une espèce de vocabulaire grammatical des mots composés et des dérivés de la langue latine, mis en ordre et rédigé par l'imprimeur lui-même à l'usage de la jeunesse qu'il était chargé d'instruire (A. Claudin : les origines de l'imprimerie à La Réole en Guyenne 1517 Paris 1894).

    Douze jours après, le même imprimeur faisait paraître une traduction de l'Opus Tripartum de Gerson que l'évêque de Bazas, Amanieu d'Albret lui avait demandé de publier ; enfin, avant son départ de La Réole en 1517, Jean Mautus imprimait les Consitutiones synodales Ecclesiae Vasatensis.
    Après Pierre Besson et Jean Maurus, il faut attendre jusqu'en 1679 pour retrouver mention d'un ouvrage imprimé à La Réole. La proximité de Bordeaux où, dès 1572 l’imprimerie connaît avec Simon Millanges une ère de prospérité qu'elle ne retrouvera plus ensuite explique, semble-t-il, l’absence de tout atelier d'imprimerie à La Réole.
Aussi faudra-t-il une circonstance exceptionnelle pour que l'imprimerie y refleurisse pendant quelques années.
    Cet évènement fut l'exil du Parlement de Bordeaux qui, à la suite de la sédition de 1675, s'installe à La Réole au mois de mai 1678 et y demeura jusqu'à son retour dans la capitale de la Guyenne en 1690 (Dupin Hist. de la Réole, Gauban Hist. de la Réole, Bascheron des Portes : Hist. du Parlement de Bordeaux).
    A son arrivée à La Réole, le Parlement avait trouvé exerçant dans cette ville deux marchands libraires: Louis Labbé (Labadie : Notices. biographiques sur les imprimeurs et libraires bordelais... Bordeaux 1900. p.48) et Jean Séjourné qui à sa librairie avait joint une modeste imprimerie; son fils Pierre lui succèdera bientôt.
    Un troisième imprimeur, Claude Labottière, attiré par la présence du Parlement, ne tarda pas à venir ouvrir boutique à La Réole; peut-être y fût-il envoyé par les imprimeurs bordelais de Lacourt chez lesquels il avait été compagnon (Bouchon : Hist. d'une imprimerie bordelaise 1600-1900 Bordeaux 1901, p. 68). Jacques Mongiron-Millanges, ému par cette concurrence, s'empressa d'aller s'installer, lui aussi, auprès du Parlement.
    Nous avons relevé, sans que cette liste prétende être complète, dix huit impressions réolaises entre 1679 et 1690. Quinze d'entre elles sont des arrêts, déclarations ou édits imprimés à l'usage du Parlement.
 
En voici la liste :
1. Subercasaux (Guillaume). Histoire d'une femme morte par la picqure d'une araignée. La Réole. J. Séjourné, 1679 (B.M. Bordeaux).
2. Ordonnance des corps de ville fixant le prix des logements dans les hôtelleries; le prix des vivres et denrées tels que lard, huile, volaille, gibier, poisson, bois marchand; le prix des transports en bateaux et des charrois. L.R. C1 La Bottière imprimeur et marchand libraire, 1681 (Arch. Mun La Réole H.H 9)
3. Recueil général des édits et déclarations, arrêts du conseil et de toutes les cours souveraines du royaume, qui ont été donnés concernant la justice et la religion sous Louis le Grand. L.R. Cl Labottière 1684. (B. M, Bordeaux).
4. Recueil général des édits, déclarations de Louis le Grand, arrêtés du conseil et de toutes les cours souveraines du royaume, qui ont été donnés contre ceux de la religion prétendue réformée, depuis l'édit de Nantes jusques à présent, avec les enregistrements du Parlement de Guyenne. L.R. Cl Labottière. 1684 (B.M. Bordeaux).
5. Déclaration touchant la certitude du jour de retour dans le royaume de ceux de la R.P.R. qui en sont sortis. Fontainebleau 12 Novembre 1685. L.R. Cl Labottière 1685 (B.M. Bordeaux)...
6. Lapeirère (Abraham) Décisions sommaires du palais mises par ordre alphabétique.L.R.. Cl.Labottière 1689 (Catalogue J.Delpit n°887)
7. Déclaration du Roy portant ampliation sur l'édit des duels du 30 décembre 1679 L.R. J.Mongiron-Millanges 1680 (B.M.Bordeaux)
8. Déclaration du Roy portant déffences à toutes sortes de personnes tant de l'un que de l'autre sexe, d'accoucher des femmes tant de la religion catholique apostolique et romaine que de ceux de la R.P.R. L.R. Mongiron-Millanges 1680 (Arch. Dep. Gironde C. 3784)
9. Déclaration du Roy portant défense contre le port d'armes et de la chasse. Donné à St-Germain en Laye le quatrième décembre 1679. Enregistrée en Parlement le 7 Février 1680. Mongiron-Millanges 1680 (Arch. dép. Gironde C. 3784)
10. Déclaration du Roy portant règlement pour la punition des faussaires et falsificateurs et les peines qu'ils en doivent encourir. Donné à St Germain en Laye au mois de mars 1680. Enregistrée à La Réole en Parlement le 12 Avril 1680.L.R. Mongiron-Millanges 1680 (Arch dep. Gironde C.3784).
11. Édit du Roy portant règlement général sur les duels. Avec les règlements de Messieurs les Maréchaux de France, sur les diverses satisfactions et réparations d'honneur. Donné à St-Germain en Laye au mois d'août 1679. L.R. Mongiron-Millanges 1681 (B.M. Bordeaux fonds D)
12. Chabannes (Jean-Joseph de) Harangue prononcée à l'enregistrement de l'édit de révocation de celui de Nantes. L.R.Mongiron-Millanges 1686. (B.M. Bordeaux)
13. Arrest du Parlement de Guyenne confirmatif d'une sentence rendue par le lieutenant criminel de Saintes, par laquelle le cadavre de feu Pierre Joufflier, ci-devant greffier de la juridiction de Mornac est condamné d'être déterré par l'exécuteur de la Haute-Justice, traîné sur une claie et exposé à la voirie, et ses biens confisqués pour crime de lèze-Majesté, apostasie et relaps, ayant refusé les sacrements de l'église après sa conversion. L.R. Mongiron-Millanges s.d. (1687) (Arch. dép. Gironde C.3784)
14. Arrêt du Parlement de Guyenne, portant condamnation aux galères perpétuelles, et confiscation des biens contre les nommez Régaud et Deschamps, nouveaux convertis accusez du crime d'évasion contre les défenses de Sa Majesté. Mongiron-Millanges s.d (1687) (Arch. dép. Gironde C.3784).
15. Arrest du Parlement de Guienne, qui a condamné Pierre Gache à être pendu et étranglé et ses biens confisqués pour être venu d'Angleterre à Bordeaux, dans le dessein de suborner des nouveaux convertis et favoriser leur sortie hors du royaume. Et par ce même arrêt Joseph Len drinthon, maître d'un vaisseau anglais, et Isabeau Maron, aubergiste femme de Jean Capon, chapelier de Bordeaux, sont aussi condamnés aux peines portées par la Déclaration de Sa Majesté, pour avoir favorisé l'évasion des dits nouveaux convertis. Cet arrêt contient aussi des condamnations contre plusieurs accusés dudit crime d'évasion. L. R. Mongiron Millanges s.d (1687) (Arch. dép. Gironde C 3784)
16. Déclaration du Roy, portant règlement des peines auxquelles les femmes et filles qui ayant été bannies, ne gardant pas leur ban, seront condamnées. Donnée à Versailles, le 29 jour d'avril 1687. Avec l'arrêt d'enregistrement du 28ème May 1687. L.R. Mongiron-Millanges, s.d. (1687) (Arc dep Gironde C.3784)
17. Edit du Roy portant que les matelots seront censez regnicoles et exempts du droit d'aubaine après cinq ans de service, sans être tenus de prendre de Sa Majesté des lettres de naturalité. Donné à Versailles au mois d'avril 1687. Avec l'arrêt d'enregistrement du 28ème May 1687. L.R. Mongiron-Millanges s.d. (1687) Arch dép Gironde C.3784)
18. Lettres patentes du Roy en faveur de Monseigneur le Mareschal de Lorge pour le commandement en chef de la province de Guienne. L.R. Mongiron-Millanges 1689 (B.M. Bordeaux)


II - LES ORIGINES DE L'IMPRIMERIE A LA REOLE 
Anatole Claudin 1894 -39 pages
Plaquette extraite de la Revue Catholique de Bordeaux - Tiré à 100 exemplaires -Non mis dans le commerce

 Le texte intégral



III - NOTICES SUR LES IMPRIMEURS ET LIBRAIRES BORDELAIS Ernest Labadie 1900


70   IMPRIMEURS ET LIBRAIRES BORDELAIS
LE MORE (JEAN),

    Imprimeur à La Réole, vers 1516-1518. Jean Le More, en latin Maurus, naquit à Coutances, en Normandie, à la fin du xv siècle.
    Il fut d'abord imprimeur à Paris dès 1507 et on le rencontre dix ans après à La Réole, en 1517.
On connaît, en effet, trois ouvrages sous ce millésime, imprimés dans cette petite ville : le premier est un  Vocabulaire grammatical de la langue latine et le second une édition du livre de Jean Gerson, l'Instruction des Curez. De ces deux impressions réolaises il ne reste que les exemplaires de la Bibliothèque de Bordeaux, N 14586 et 33209.
    Le troisième ouvrage est une édition des statuts synodaux de Bazas, publiée par l'évêque de cette ville, Amanieu d'Albret : Constitutiones synodales Ecclesia Vasatensis..., dont l'unique exemplaire, découvert tout récemment, est conservé à la bibliothèque de Troyes, A 1503.
    Jean Le More avait installé son atelier typographique à La Réole, dans le collège de cette ville.
    On suppose que, tout en pratiquant l'art typographique, il professait la grammaire, et c'est ce qui expliquerait sa présence dans un établissement d'enseignement. Il ne séjourna que peu de temps dans le Bordelais, car en 1518 on le trouve à Lectoure, de 1522 à 1532 à Montauban, et de 1532 à 1550 à Toulouse. On ignore la date de sa mort.
    Jean Le More est le plus ancien typographe connu établi dans le Bordelais, le premier livre imprimé à Bordeaux étant daté de 1519 (V. l'article Gaspard Philippe)..

IV - L'imprimerie de labeur : Éditions - Journaux aux 19e et 20e siècles à La Réole (Michel Balans)

    Au XVI° siècle, le premier imprimeur de Guyenne, disciple de Gutenberg, Jean MAUR,
de Coutance, s'installe à La Réole.
On note :
XVII° siècle = Jacottière
XVIII° siècle = Laguillotière,  fils
XIX° siècle = Pasquier – Vigouroux – Fayaut – Larrieu – Beylard – Vve Champas – Moulin
XX° siècle = Fayaut, Beylard, Vigouroux, Balans, Maumy, Aristéguy.

JOURNAUX
1868-1914?Le Girondin Journal de  La Réole :  BNF
1833-1842 = Les Tablettes, La Réole  Imprimeur J. Pasquier  BNF devient l'Union : Numérisé  ICI
1842-1944 = L'UnionImprimeur Pasquier puis Henrion puis  Vigouroux (1863)   BNF          Numérisé  ICI
1880-1888L'Avenir Réolais  BNF devient l'Indépendant Réolais
1888-1944 = L'Indépendant Réolais  BNF
1885-1920?= L'Agriculteur réolais   BNF
1895-1898 = Le Réolais  Imprimeur Vigouroux  BNF
1908-1920 = Le Paysan Mutualiste  BNF devient L'Union agricole  BNF (imprimé à La Réole)
1936-1944 = La Tribune Républicaine - Balans BNF
1944-2007 = Le Réolais  Vigouroux- Gimenez- Mothes

La paroisse édite un journal à tirage limité.(La Liaison  BNF )
La Commune ( Tempo )
L'association : les Cahiers du Réolais

- Voir l'étude de Louis Desgrave (1921-1999) sur l'imprimerie à La Réole
aux XVIe et XVIIe siècles : Conférence L Desgraves 1979
Michel Balans

V - L'imprimerie à La Réole 1930-2021 (Michel Balans)
Presse typographique Heidelberg - Format colombier- 0,60 x 0,80

Je me souviens de l'imprimerie rue Camille Braylens.
    Mon père dirigeait cet atelier moderne de 1936 à 1944. Il avait appris le métier à l'Imprimerie FAYAUT, 18, rue Armand Caduc, avec Maurice et sa fille Marguerite.
En même temps il avait appris le métier de relieur et de papetier.
J'ai grandi dans le bruit des machines et l'odeur de l'encre. Il y avait une nouveauté, rare à l'époque ; une linotype qui fabriquait des caractères en plomb. Plus faciles à manier, plus rapide, pour concevoir les colonnes d'un journal.
    Un clavier, type machine-à-écrire permettait la rédaction et la composition.
Un petit four électrique maintenait du plomb en fusion. Chaque ligne sortait de la machine.. La rotative Heidelberg grand format imprimait le journal et ... affiches des bals de l'époque.
Deux presses à pédale et à moteur servaient pour les travaux courants.
Il y avait trois ouvriers. Henry Maumy, le principal, l'apprenti Pierrot Barbillat et un autre occasionnel.
Le vendredi était un jour d'effervescence avec la mise sous bande et l'expédition du journal aux abonnés de la région.
Presse typographique à pédale puis à moteur

    La place permettait l'installation de nombreuses casses typographiques de caractères, anciens et modernes, en bois et en plomb. Un comité de rédaction se réunissait dans le bureau chaque semaine pour préparer le numéro suivant.
Ce comité se composait de René Bourillon, Jean Counilh, Choisnet, Roux, Tracou, Fournier.
A La Réole Il y avait deux autres journaux chaque semaine.
Ce journal, la Tribune Républicaine, qui professait de idées de droite disparaît en 1944.
Les dirigeants, sauf mon père, seront inquiétés, condamnés à la perte de leurs droits civiques.
Le matériel du journal est vendu.
    Nous déménageons de notre logement qui était au-dessus de l'imprimerie avec un grand jardin.
Nous habitons maintenant au 18, rue Armand Caduc. Le matériel d'imprimerie va dans la première cave. Je ferais une année d'apprentissage avant de partir à Bordeaux. Finalement mes parents vendent l'imprimerie et le commerce qui sera loué à M. Sanfourche pour devenir magasin de chaussures.

Casse typographique

    Ma mère travaille à la Mairie de La Réole. Mon père, devient employé, chaque semaine, travaille dans des imprimeries de labeur à Bordeaux jusqu'à une année avant la retraite.
    Il travaille chez H. Maumy son ancien ouvrier, aujourd'hui patron d'une grande imprimerie, successeur de Beylard.
    Sa fille, Catherine Aristéguy, continuera à porter le flambeau.
L'autre imprimerie, Vigouroux, dirigée par sa fille Josette Vigouroux Gimenez continuera le journal, le Réolais jusqu'en 1999 (total 56 ans).
Florence Mothes le rachète pour le vendre par la suite ?
    En 2021 il n'y a plus qu'une imprimerie à La Réole (à Frimont).
Le graphisme, le design, la communication, la reproduction, l'ordinateur ont bouleversé de fond en comble ce métier d'imprimerie.
    Il demeure réservé à une élite cultivée, rare et riche.
L'image est reine sur le plan technique mais à quel prix ?
Le livre relié est cher. Les journaux sont sur internet. Le papier est menacé.
Les emballages de la grande distribution avalent les forêts.
Michel Balans

V - L'imprimerie à Bordeaux (Collection DR)



Simon Millanges :
Extraits
 -  Aujourd'hui, de l'imprimerie Millanges, il ne reste que la porte remarquablement décorée du
16 rue Saint-James : des 
pilastres soutiennent un entablement et une corniche saillante ; l'entablement est orné d'une frise d'animaux fantastiques, encadrée de médailles ; au-dessus, un cadre carré, aujourd'hui vide, est entouré d'une composition globalement triangulaire associant vases, guirlandes et putti, le tout sommé par un Christ en douleur ; ce décor qui doit dater des années 1530, est attribué au maître maçon Guilhem Médion, par le professeur d'histoire de l'art Paul Roudié (1916-1994)[

- En 1580 et 1582, il publie les deux premiers livres des Essais de Montaigne ;
Mongiron-Millanges, Jacques (1618?-1695) 
Responsabilité : Auteur, Imprimeur libraire (Texte imprimé)
Naissance : 1618? Mort : 1695-04-14
Période d'activité : 1649-1692

Imprimeur-libraire ; imprimeur ordinaire du Roi et de la ville [de Bordeaux] (1649-1692) ; imprimeur du collège de Guyenne. - Fils de l'imprimeur-libraire de Bordeaux Claude Mongiron et petit-fils par sa mère de l'imprimeur-libraire Simon Millanges.
Né en 1617 ou 1618. Travaille chez son oncle l'imprimeur libraire Guillaume Millanges avant de lui succéder en juin 1649. Imprime de nombreuses mazarinades pendant la Fronde. Capitaine de la milice de la Jurade de la paroisse Saint-Éloi.
Dit âgé d'environ 55 ans lors de son mariage, le 25 août 1672. Rachète peu après (sept. 1672), en vente publique, le fonds de librairie de Pierre Maffre (m. avril 1671) et de son associé Guillaume Taupinard ; inventaire du fonds à cette date.
Imprime à La Réole de 1680 à 1689, pendant l'exil du parlement dans cette ville, tout en conservant son atelier à Bordeaux.
Se démet de ses charges d'imprimeur ordinaire de la ville et d'imprimeur du parlement en faveur de Simon Boé, en déc. 1692, et semble avoir alors cessé d'exercer.
Adresse : Bordeaux : 1649-1692. - Rue Saint-James
Adresse : La Réole : 1680-1689



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