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La Garde Nationale à La Réole - 1870 d’après les notes de Jean Fauchez, réolais qui y relate les événements à travers son vécu, d’abord à ...



La Garde Nationale à La Réole - 1870

d’après les notes de Jean Fauchez, réolais qui y relate les événements à travers son vécu, d’abord à Bordeaux, puis à La Réole.
[ Début juillet 1870, à Ems, se déroulent des négociations entre l'ambassadeur de France et le roi Guillaume Ier de Prusse concernant le conflit né de la candidature du prince de Hohenzollern au trône d'Espagne. N'obtenant pas satisfaction, ni de Guillaume, ni de Bismark, la France déclara la guerre, le 19 juillet 1870 à la Prusse. ]

JUILLET 1870
    Ce soir, 19 juillet 1870, la guerre a été déclarée contre la Prusse. On parle d’assembler la Garde Nationale mobile. Le 26, les préparatifs de la guerre se font avec beaucoup de vigueur et d'entrain.
Des trains entièrement chargés de munitions, de vivres et de soldats circulent continuellement.
    Les troupes d'Afrique débarquent à Toulon ; la flotte est prête à faire expédition dans la Baltique.
Le 27, la Garde Nationale mobile va recevoir les feuilles de route.
Le 30, l'Empereur s'est rendu à Metz comme commandant général de l'armée du Rhin.


Départ de la garde nationale mobile de la gare d'Aubervilliers en juillet 1870

AOÛT 1870
Le 3, les Français ont pris la petite ville de Saarbruck aux Prussiens. Elle a été réduite en cendres.
Le 5, les Prussiens ont attaqué ; ils étaient soixante mille contre huit à dix mille français. Deux généraux français ont été tués et un grand nombre d'officiers a été pris. L’ennemi est entré en France avec des troupes considérables. Ils y ont perdu sept à huit mille hommes ; nous, cinq à six cents. 
    Toute la France est étonnée. On propose des enrôlements volontaires pour aller au secours de l'armée. Grande animation dans Bordeaux.
    Le 8, on a convoqué la Chambre des députés et le Sénat pour proposer la levée des 20 à 30 ans pour le service militaire et des 30 à 40 ans pour la Garde Nationale sédentaire.
    Le 9, début des enrôlements volontaires. Le bureau était en plein air, sur le péristyle du Grand Théâtre ; spectacle vraiment imposant : ces jeunes gens se bousculaient pour se faire inscrire. Le soir, sur la place de la Comédie et à la Préfecture, foule immense et compacte, assez impatiente de nouvelles.
    Le 10, poursuite des enrôlements presque toute la journée; grande agitation dans la ville.
Ce soir, déferlement continu, du Cours de l'Intendance jusqu'aux quais, place de la Comédie, Allées de Tourny, Cours du 30 Juillet et rue Sainte-Catherine. Les engagés se sont emparés d'un drapeau arboré à un café sur l'Intendance. 
À 10 heures ½, la foule s'est portée à Tivoli, à l'établissement des Jésuites : ils ont ébranlé le portail de fer et le mur de clôture pendant ¾ d'heure, puis une charge d'agents de police et de mouchards les a dispersés à coup de casse-tête.
    Le lendemain, beaucoup de mouvements dans la ville.
    Le 16, combat entre les armées ennemies ; grandes pertes côté prussien. Deux jours plus tard, le maréchal Bazaine a refoulé une division prussienne dans les carrières de Jauvont.
Les escadres de la Baltique et de la Méditerranée ont fait la capture de plusieurs navires prussiens.
    Le 25, la Garde Nationale sédentaire est montée à Bordeaux et fait déjà le service de la troupe absente.
    Le 30 août, je suis allé me faire inscrire pour la Garde Nationale sédentaire.

SEPTEMBRE 1870
    Exercice de la Garde Nationale, le 1er septembre (depuis le 30 août, on se bat avec des succès et des revers entre Metz et Sedan); le lendemain, le combat continue, jour et nuit. Mac-Mahon est forcé de se replier sous le nombre des ennemis jusque sous Sedan. Il est gravement blessé. Failly a été surpris par l'ennemi et a été tué ; les uns disent par ses soldats, les autres disent par les mitrailleuses ennemies.
    Le 3, on annonce l'arrivée dans la rade de deux batteries flottantes de douze canons chacune.
La ville de Sedan a dû se rendre. Le général Weinpffin a signé la reddition. L'empereur a été fait prisonnier avec le reste de l'armée de Mac-Mahon, qui au départ comptait quarante mille hommes.
    Il ne reste plus que Bazaine sous les murs de Metz. Il a perdu beaucoup de monde et il est cerné. Strasbourg est à moitié détruite par les bombardements.
    La levée des hommes de 25 à 35 ans se fait à la hâte, mais on manque d'armes.

Le dimanche 4 septembre, la statue de l'empereur sur les Allées de Tourny a été jetée à terre.
    Cette statue équestre était en zinc d’environ un centimètre et demi d'épaisseur. Il n'y a ni opposition ni désordre, chose extraordinaire pour une foule d'au moins dix mille personnes. On a traîné le socle de la statue (tout le reste ayant été réduit en petits morceaux, y compris les jambes du cheval) jusqu'au fleuve, où elle a été jetée depuis le milieu du pont. Au retour, on a escaladé tous les drapeaux pour en enlever les aigles.
Ce soir à Paris, on a proclamé la République.
On a commencé à démolir, le 5, le piédestal de la statue. Le préfet a été démis de ses fonctions et remplacé. Le lendemain, l'Impératrice a abandonné les Tuileries, ainsi que la régence. Tous les ministres ont été changés et pris parmi les députés de gauche ; le sénat a été dissous.

Une cousine de Jean, habitant Libourne, décrit ce qu’elle y voit pendant ces événements :
Les Gardes Nationaux sont 1.500 à faire l'exercice tous les jours (3 heures, trois fois par jour). Ils sont écrasés de fatigue ; pourtant lors des repas, ils chantent à tue-tête la Marseillaise ; les Girondins ajoutent le Chant du Départ.
    Mon époux a été nommé caporal, car au second jour de l'exercice, le lieutenant, remarquant que le sous-lieutenant était inapte à commander des hommes, s'écria: " R., vous sentez-vous la force de commander et connaissez-vous la théorie ? ". " Non, mon lieutenant, je ne suis pas très fort, mais je l'étudie tous les jours ". Il espère passer sergent. Pour l'instant, il reste à Libourne : les jeunes gens non mariés sont dirigés sur Paris. N'étant pas en nombre suffisant pour former un contingent, les hommes mariés sans enfants vont être tirés au sort.
    Le 4 septembre, la ville de Libourne fut assez calme jusqu'au soir ; mais à l'arrivée du train de 11 h, quand on apprit ce qui s'était passé à Bordeaux (statue de l'Empereur traînée dans les rues et jetée à l'eau), il n'en fallut pas davantage. Cette nuit-là, j'entendis une rixe entre deux individus, des bruits de tambours, puis une rumeur qui allait toujours croissant ; la place de la Mairie était envahie par un attroupement. Peu après, une foule immense passait sous nos fenêtres, déambulant en rangs serrés, de la Place de la Mairie à la gare, en criant : " À bas l'Empereur, vive la République ". 
    Cela faisait un tohu-bohu d'enfer ! Tout le monde (les gens calmes, en simple costume, restaient - bien entendu - chez eux) regardait, aux fenêtres, défiler les émeutiers. Ceux-ci réclamèrent un drapeau. Comme il n'y en avait pas, on les fit entrer dans la buvette de la gare, où il leur fut distribué du vin blanc à discrétion et du tabac. Ils repartirent comme ils étaient venus, vociférant et devancés par les roulements de tambour. 
    Ils ne cessèrent de brailler jusqu'à 4 heures du matin ! Une heure plus tard, les va-et-vient reprirent avec, cette fois-ci, des drapeaux. Ils réclamèrent le buste de l'Empereur qui se trouvait dans la mairie et le brisèrent. Ils promenèrent, jusqu'à la gare, celui de l'Impératrice, ainsi qu'un grand portrait de son époux la tête en bas. Ils obligèrent tous les conducteurs croisés à crier : " Vive la République ", sinon ils les bloquaient.

Suite du récit de Jean :
    Le 10 septembre, Mac-Mahon n'est pas mort, comme on en avait fait courir le bruit. 
Les États-Unis d'Amérique nous envoie trois cent-mille fusils ; la Norvège et la Suède quatre vingt-dix-mille.
    Les Prussiens sont à 66 km de Paris. Le 11, il arrive, en masse, du monde de Paris, fuyant l'approche des Prussiens. Le général de Laon a fait sauter la citadelle, lorsqu'elle a été envahie par six-cents Prussiens. Il est mort avec eux. Le 24, on dit que Strasbourg a capitulé.
    
    Le 25 septembre, Jean Fauchez rentre définitivement à La Réole, n’ayant plus de travail, du fait de la guerre (arrêt de projets d’architecture).
Le 26, la Garde Nationale sédentaire de La Réole reçoit l’ordre de service n°1 :
« Le bataillon se réunira tous les dimanches à 3h de l’après-midi, sur la promenade des Tilleuls pour revues et exercices. Un poste de 24 hommes plus leurs chefs, fera le service de Sûreté et de Police et sera relevé toutes les 24h. Tous les Gardes Nationaux n’ayant pas accompli 35 ans seront réunis tous les jours de la semaine, dimanche excepté, de 8 à 10h du soir, pour être instruits et préparés au maniement des armes. Toutefois, ceux de la 6° Compagnie (hors ville) en sont dispensés les mardi, jeudi et samedi de chaque semaine ».

OCTOBRE 1870
    Jean reçoit le 3 octobre, un courrier du Service obligatoire - Garde Nationale de Bordeaux :  "Veuillez vous rendre le 5 courant à 6h ½ du matin très précise, en tenue et en armes à la Place des Armes ".
Le 4 octobre, ordre du jour des Gardes Nationaux réolais n°2 :
« Instruction et exercice des six Compagnies, tous les jours, sauf dimanche, par demi-section et à tour de rôle. Revue et exercice le dimanche à 2h, promenade des Tilleuls. Remise par le Maire de 26 fusils à chacun des chefs des six Compagnies... »
Le 24 octobre, l’ordre du jour n°3 modifie le précédent, « à la demande de tous les chefs de poste, en réduisant le nombre à 12 hommes. De plus, la 6° Compagnie étant de service 24h, ne pouvant travailler les champs, leur service sera allégé ; elle fournira chaque nuit un piquet de six hommes commandé par un caporal ou un sergent, pour faire une patrouille et devra se faire reconnaître par le poste de la Place du Turon, où le chef aura pris auparavant le mot de ralliement et ses instructions. Un tambour conduira la montée et descente de la Garde ».
    Le 28, la capitulation de Metz démoralisait toute la France et déshonorait le maréchal Bazaine.
L'armée de Paris tente une sortie par l'Est et l'armée de la Loire avance également.

NOVEMBRE 1870
    Le 7 novembre, l’ordre de jour n°5 précise que « chaque remplacement d’un Garde National pour le service de poste, dûment autorisé par son chef, sera fait uniquement par un membre appartenant à sa Compagnie. M. les chefs de Corps sont priés de veiller à ce que le prix du remplacement ne dépasse pas le prix de la journée d’un ouvrier. Le 13, inspection des armes ».
    Le 15, l’ordre du jour n°6 fait remarquer « qu’après la pause pendant les exercices du soir, beaucoup de Gardes Nationaux sont en retard ou déjà partis. Dorénavant le début et la fin du repos seront indiqués par un roulement de tambour ».

DÉCEMBRE 1870
    L'armée de Paris a traversé, le 2 décembre, la Marne ; deux jours plus tard, celle de la Loire recule sur Orléans, qu'elle avait déjà reprise aux Prussiens. Le 6, l’ennemi rentre dans Orléans.
Le lendemain, je reviens, vers 5 heures, à La Réole avec les célibataires de Sauveterre. Tous les cantons se sont réunis pour former un bataillon.
    Le 9, le gouvernement provisoire a quitté Tours pour Bordeaux. Ce déménagement a produit une mauvaise influence sur le pays. L'armée de la Loire a été coupée en deux par les Prussiens. Neige et gel depuis quelques jours.    
    Le 13, sont arrivés cinquante blessés à la gare de La Réole, et le lendemain, à 10 heures du matin, 550 lanciers, les officiers avec femmes, enfants et bagages, plus 250 chevaux ; la ville devient un dépôt pour réformer le régiment avec les célibataires de l'arrondissement de La Réole : 1.300 hommes en tout.
    Le 15, un cheval des lanciers a eu une cuisse écrasée d'un coup de pied ; on l'a abattu. J'en ai rapporté un morceau que tout le monde a trouvé excellent. Le 18, je suis allé faire l'exercice sur le port.
On a crié : " À bas le sergent major " à cause d'une convocation de Gardes aux Portes, que le capitaine adjudant avait ordonnée sans raison.
 
Des gardes nationaux, Gardes mobiles, français en 1870.

L’ordre du jour n°11 du 19 décembre est ainsi rédigé : « La Sédentaire et la Mobilisée, montent la garde à jour passé : ce soir, les mobilisés, demain la 1ère Compagnie et ainsi de suite alternativement ».
    Ce soir, le 23, on a élu le sergent-major (c'est moi), trois sergents et dix caporaux. Il est encore arrivé des lanciers avec des chevaux blessés à La Réole. Le 25, j’ai reçu l’annonce de la mort, à Bazas, d'un ami à cause de la picotte. Le 28, tout l'après-midi, le commandant des mobilisés a passé en revue les six compagnies formant le bataillon réolais. Le matin du 29 décembre, la Garde Nationale a été accompagner les mobilisés à la gare. La musique et quelques Gardes Nationaux les ont suivis jusqu'à Bordeaux. À 2 heures, je me suis rendu aux Quinconces, puis sur la place d'Aquitaine, où nous leur disons adieu. Ils vont camper à Bègles. Ce soir, vu des patineurs au Jardin Public.
    Il a neigé toute la nuit. Quinze centimètres de neige, le lendemain. Je suis retourné à La Réole.
Le 29 décembre, lettre du Maire au Commandant de la Garde Nationale: « Le Conseil municipal a exprimé le vœu que la Garde Nationale ne monte désormais qu’un poste de nuit de 12h ».

Voici les réflexions de Jean au sujet de l’année 1870 :
Cette année 1870 est une année de malheur : la variole a fait des ravages dans Bordeaux. On peut presque dire qu'elle a décimé la ville ; il y a eu beaucoup de cas de picotte pourpreuse, quelques cas de choléra. L'été a été d'une sécheresse comme on n'en a peu vue ; chaleur tropicale, jamais de pluie ; toutes les sources, puits, fontaines sont taris ; on ne trouve plus d'eau que dans les rivières et encore en très petite quantité (mon beau-frère a traversé la Garonne avec sa voiture en face de La Réole et sans se mouiller les pieds). Dans les Landes, les bœufs et les vaches meurent de soif dans leur étable. Il n'y a eu ni foin ni regain, ni légumes, ni pommes de terre.
    Pendant ce temps, l'Empereur ne sachant que faire, fait voter le plébiscite et déclare la guerre à la Prusse (qui a fait tout ce qu'il fallait pour se la faire déclarer). De notre côté, nous faisons trois corps d'armée avec 200 à 300.000 hommes contre les Prussiens qui sont 1.200.000 avec une artillerie comme jamais on a vu.
    Aussi le résultat est que notre armée recule ; nos ennemis envahissent l'Alsace, puis la Lorraine, puis l’Île de France, la Picardie, la Bourgogne, la Normandie, la Touraine. Toutes nos places fortes sont cernées et prises.
    Au désastre de Sedan, 150.000 hommes sont vendus par Napoléon III, le maudit.
Puis vint la trahison de Bazaine, qui rend Metz et son armée de 120.000 hommes sans avoir tiré un seul coup de canon. Enfin à Paris, Trochu et le gouvernement provisoire résistent, armés d'une façon formidable. De nouvelles armées se forment comme par enchantement ; on fait venir des armées des pays étrangers ; on fond des canons. Paris, cerné, communique avec la province par des ballons et la province avec des pigeons.

La Capitulation de Sedan vue  Honoré Daumier dans Le Charivari du 22 septembre 1870

    À l'été brûlant et un automne très sec, succède un hiver humide, pluvieux et froid, comme si nous étions transportés en Sibérie. Il a neigé deux fois et la neige est restée huit à dix jours. Les gelées ont été des plus rudes. Triste temps pour faire la guerre et camper. Nos Gardes Mobiles, nos soldats et nos mobilisés, qui n'ont jamais été aguerris et qui ont été si mal vêtus avec des draps de très mauvaise qualité et des vêtements insuffisants.
    Et tout le mal que font nos envahisseurs dans les pays qu'ils traversent : ils pillent, ils brûlent et n'ont de plaisir qu'à détruire, à anéantir. Ils violent et tuent des gens inoffensifs pour le plaisir de tuer.
    Ils ont même poussé la barbarie jusqu'à brûler vifs des femmes, des vieillards et des enfants ; ils ont crucifié des journalistes.

JANVIER 1871
    Ce soir, dimanche 15 janvier, la Garde nationale a fait une sortie : il manquait les deux tiers.
 Le surlendemain, est parti un escadron de lanciers (cent-cinquante hommes) nouvellement équipés.
    Le 21, la Garonne a monté jusqu'au champ de foire ; le dimanche 22 : pas de promenade pour la Garde Nationale.

FÉVRIER 1871
    Le 1er Février, on a reçu les conditions de l'armistice. Le lendemain, l'armée du successeur de Bourbaki a passé en Suisse poursuivie par l'ennemi. Aussitôt sur le territoire neutre, elle a été désarmée.
On parle de dix-mille hommes qui se seraient évadés. Le 7, grande distribution de bulletins avant le vote de demain pour l'élection d'un chef-lieu de chaque canton. Il y a peut-être moins d'absents que si l'on avait voté dans chaque commune.
Ils sont arrivés, tambour et drapeaux en tête ; les vieillards en véhicule.
    Le 9, la Garonne croît beaucoup.
    Le 19, lettre du commandant : "Bataillon de la Garde sédentaire de La Réole",
"En me plaçant à la tête de votre bataillon, vous m’avez donné une preuve de confiance et d’estime, dont je suis fier. J’ai fait tous mes efforts pour maintenir la discipline et faire comprendre à chacun qu’il devait prendre au sérieux ses devoirs de garde national. Élu après la prononciation de la république, je suis obligé, quoique à regret, de décliner l’honneur de vous commander.."
    Le 23, les exercices de la Garde Nationale sont suspendues, comme l’indique l’ordre du jour n°15: « Le service du Poste de la Place du Turon est suspendu jusqu’à nouvel ordre, signé Renou, maire de La Réole ».
    Le 27, on dit la paix signée, à quelles conditions ?
Dépêche annonçant l'armistice - À Bordeaux, le 29 janvier 1871
AVRIL 1871
    Le 7 avril, le dernier escadron de lanciers du Cinquième régiment est parti.
    Le 8, Jean note : « Après la guerre avec les Prussiens, les Parisiens se sont mis en guerre civile ; ils ont essayé d'aller à Versailles escamoter l'Assemblée nationale pour instituer le gouvernement par la Commune. Les armées sont obligées de cerner Paris et même, ce qu'il y a de plus pénible, de battre les Parisiens ».
    Le 21, la guerre civile avait commencé à éclater à Bordeaux, mais cela a été vite arrêté. Cependant, la troupe a fait feu sur le public. On parle d'un mort et quelques blessés. Les balles ont criblé les magasins en face de la Caserne du Cours des Fossés.

MAI 1871
    Le 13 mai, le gouvernement de Versailles a pris le fort d'Issy-les-Moulineaux et celui de Vanves va lui appartenir sous peu. Les communeux de Paris commencent à ne plus être d'accord. Leur ministre de la guerre a donné sa démission.
    Le 26, les communeux de Paris touchent à leur fin ; on dit plusieurs chefs pris et fusillés. Mais les vandales détruisent par le feu les principaux monuments de cette première ville du monde : les Tuileries, l'Hôtel de Ville, le Palais de Justice.

JUIN 1871
    Enfin le 8 juin, les derniers communeux de Paris sont pris ; la guerre civile est momentanément terminée.

JUILLET 1871
    Le 5 juillet, je suis allé faire signer la liste des fusils de la Garde Nationale de La Réole.

OCTOBRE 1871
    Le 16 octobre, je suis allé à La Réole, porter les bulletins de convocation aux Gardes Nationaux de la Sixième Compagnie.

DÉCEMBRE 1871
    Le 11, j’ai apporté, à la mairie de La Réole, la liste des fusils délivrés à la Garde nationale. C'est aujourd'hui ou cette semaine, que se fait le désarmement définitif de celle-ci.

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Autre évocation, à La Réole, de la Garde Nationale d’après le Journal de Toulouse, le 20/9/1849

    Dimanche dernier, le 16 septembre 1849, la Société d'Agriculture de la Gironde a célébré sa fête annuelle et procédé à la distribution de ses prix. Elle a fait choix cette année, pour son champ d'épreuves, du domaine de M. Duran de Laubessa, situé dans l'arrondissement de La Réole.
    À cinq heures du matin, un bateau à vapeur, affrété à cet effet, partait du quai de la Grave emportant les membres de la Société d'Agriculture et de nombreux invités, parmi lesquels on remarquait Mgr l'archevêque, M. le maire de Bordeaux...
    À son arrivée à La Réole, le bateau fut salué par des salves d'artillerie. Les passagers mirent pied à terre au milieu d'une population considérable. Ils furent reçus à leur débarquement par MM le maire (Boué), le sous-préfet (Gravier), le curé et les membres du Comice agricole de la localité.
Le cortège, escorté par la Garde Nationale en armes, se rendit à la sous-préfecture, d'où, après une courte station, on se remit en marche pour se rendre sur la propriété de M. Duran de Laubessa.
Là, un autel avait été dressé en plein air (sous les ormeaux bicentenaires). Avant de procéder aux opérations du concours, Mgr célébra la messe, en présence d'une foule compacte et recueillie... ]

Sommaire-tous-les-articles      Le Mois de l'Amitié à La Réole 1 - Le choix de La Réole 2 - Déroulement des "Mois de l'Ami...

    
Le Mois de l'Amitié à La Réole

1 - Le choix de La Réole
2 - Déroulement des "Mois de l'Amitié"
3 - Toutes les photos
4 - Autres lieux des "Mois de l'Amitié" 
5 - Commentaires

    Après lecture du livre "Plus de frontières pendant un mois" voilà donc plus d'informations sur ce Mois de l'Amitié qui a dynamisé La Réole dans les années 60. 
    Créé  en 1956 à Saint-Céré (patrie de Jean Lurçat) dans le Lot, Lotois du Monde son succès l'a fait passer à 2 villes en 1960, 3 en 1962 et la quatrième La Réole en 1964.
Les étudiants du Mois de l'Amitié avec Lous Réoulès (Photo T Checchetti)

    Tous les ans Saint-Céré, Montargis, Bergerac et
La Réole depuis 1964 recevaient, à cheval sur Juillet et Août des étudiants (scolarisés en France) venus de différents pays du monde.
    Ceci à l'initiative de l'Association des Amis de la République Française dont le Président était M. Maurice Schuman, ancien Ministre, et le Directeur, M. Robert LANGE, auteur du livre "Plus de frontières pendant un mois".    
    L'association gérait le financement, par une vente d'objet venus du monde entier via les ambassades de France, appelée Vente des Nations, et qui a lieu début décembre au Parc des expositions Porte de Versailles à Paris.

1 - Le choix de La Réole
Extrait de "Plus de frontières pendant un mois"

Un village insolite
La Réole répond à cet impératif que nous avons déjà énoncé: priorité aux villes de moins de cinq mille habitants (chiffre du dernier recensement: quatre mille six cent cinquante). Cette pittoresque petite ville, bâtie en amphithéâtre sur les collines dominant la Garonne, compte quelques rues escarpées et parfois si étroites que plusieurs d'entre elles sont à sens interdit: il existe même une zone bleue où le disque est obligatoire et le stationnement limité à une heure, tout comme à Paris. Son ancien Hôtel de Ville comporte une salle spacieuse où le "Rotary" offre un somptueux dîner aux chandelles aux stagiaires du Mois de l'Amitié. On accède à l'ancien couvent des Bénédictins, devenu le nouvel Hôtel de Ville, par un admirable portail en fer forgé de Blaise Charlier ??[Charlut], une voûte splendide et un majestueux escalier de pierre, assurant à l'immense bâtisse qui surplombe le fleuve une étonnante grandeur... La beauté de cette ancienne forteresse, dont ce n'est pas le lieu ici de conter l'extraordinaire histoire, n'est pas- et il s'en faut - le seul attrait de ce village insolite.
Après la rentrée du troisième trimestre de 1964, les responsables de l'organisation des rencontres universitaires internationales se réunissaient dans le bureau du Maire de La Réole, qu'entouraient ses adjoints, le principal et l'intendant du lycée, pour décider de l'installation des étudiants dans l'annexe moderne du lycée, et désigner le directeur de ce stage.
Guy Rapin venait à peine de terminer sa classe lorsque le concierge lui apprit que le principal l'avisait qu'il lui fallait se rendre d'urgence dans le cabinet du Maire.

2 - Déroulement des Mois de l'Amitié

   Guy Rapin (†24-08-2025), réolais, professeur de Biologie, a assumé la gestion locale de 1964 à 1973. Responsables en 1965 au côté de Guy Rapin : Simone Artins, Mlle Debayle, Régine Clavet, Josée Dubourdieu, Lucette Fabre, Françoise Moreau, Mr JC Lasserre, Jean Roland, Jean Marie Lefevre, Mr Paris Proviseur du lycée.
J'ai eu au téléphone Odile Jeannesson qui s'est occupée de l'intendance du Mois de l'amitié en 1968, elle remplaçait Simone Artins (malade).
L'intendance consistait à acheter la nourriture pour les étudiants, un cuisinier s'occupait de la fabrication des repas : Odile bénéficiait des fournisseurs de ses parents, épiciers à La Réole.
Les étudiants étaient hébergés aux Jacobins.
Odile a assuré le remplacement de Simone Artins en 1968 et a transmis ses informations à Régine Clavet.

    C'était une rencontre de jeunes gens et de jeunes filles de pays très divers, de toutes religions ou idéologies, étudiants de disciplines les plus diverses.
    M. LACHASSE, inspecteur d'Académie, qui résidait au Moulin de Loubens, avait proposé que cette rencontre se fasse dans la ville accueillante de La Réole.
    Il s'agissait de faire connaitre à ces jeunes une petite ville française, et sa région, le Sud-Ouest (Bordeaux, la Dordogne. les Landes, Pau et le Pays Basque) ; des excursions étaient à organiser.

Ancien hôtel de ville, Exposition de dessins d'enfants : Mr Arnaud (Unesco) Mr Goergler (Inspecteur Primaire) (Photo T Checchetti)

    Par ailleurs, chaque Rencontre proposait un thème de réflexion et de débat présenté par une personnalité ;
Ainsi ; "Les jeunes face à l'enseignement" présenté par M. Louis JOXE, ancien Ministre, "L'action de l'UNESCO dans le domaine de l'Enseignement", "Les moyens modernes de communication avec les masses" , "L'adaptation de l'Enseignement au contexte africain", etc.

    Ces Rencontres ont été à l'origine de découvertes et de nombreux liens d'amitié entre ces jeunes, qui s'approfondissaient ensuite quand ils se retrouvaient parfois en France ou à Paris ou dans leurs pays respectifs.

14 juillet à La Réole, à droite les étudiants du mois de l'amitié (Photo T Checchetti)

    Et elles ont été aussi une découverte et un enrichissement pour les réolais et tous ceux qui ont approché et aidé les "Mois de l'Amitié" pendant ces années.

    Lors de chaque session le Rotary Club de La Réole invitait les étudiants pour une soirée: 
Un album photo avec des extraits du livre d'or signé par des étudiants :  Ici

Quelques documents :
Une plaquette présentant le Mois de l'amitié 1968 Ici
Des articles de presse Ici
Un album photos de Horst, Etudiant Allemand en 1969 
Ici
Images du mois de l'Amitié Ici

Le "Mois de l'amitié" des Amis de la République Française
"Le Monde" Publié le 09 juillet 1965 à 00h00 - Mis à jour le 09 juillet 1965 à 00h00
L'association des Amis de la République française, présidée par M. Maurice Schumann,
a tenu 
mercredi une conférence d'information avant le départ pour le Mois de l'amitié de quelques deux cents étudiants de toutes nationalités dans les centres de Bergerac, Montargis, La Réole, Saint-Céré, El Jadida*. Organisées depuis 1956, ces rencontres ont déjà réuni près de deux mille étudiants de cent quatre pays.
* Le Maroc organisa un Mois de l'Amitié à El Jadida en 1963-64 et 65.

Souvenirs de Michel Balans (†2024) :
"J'avais proposé à Guy Rapin d'inviter la Compagnie Dramatique Universitaire de Bordeaux (CDUB) pour laquelle je venais de faire les maquettes des costumes et du décor -Électre- de Jean Giraudoux, Jacques Albert-Canque assurant la mise-en-scène."
Juillet . . . 1968 ! Ébullition, ébullitions ! Ils ont présenté un deuxième spectacle : de retour d'un stage dans le sud de la France ; une création collective (dans le genre de l'époque). La météo ne permis pas la représentation prévue dans le parc du château des Quat'Sos (plancher au sol, et spectateurs sur les talus). Il fut joué au premier étage de l'ancien Hôtel de ville absolument bondé. Le public assis à même le sol ou debout contre les murs et très proche des acteurs : cette situation imprévue a participé au succès de la représentation. (voir photos).

Qui se souvient de cette représentation ?
Album photo ICI

Les spectateurs sont debout ou assis, les acteurs jouent au sol - Le mendiant J. Albert-Canque
Les spectateurs sont debout ou assis, les acteurs jouent au sol - Le mendiant : J. Albert-Canque.
Salle des conférences :soirée finale 1964 avec Guy Rapin à la guitare. Photo colorisée en 2021
Juillet 1973 - A gauche Marie-France et Guy Rapin, à droite nœud papillon veste claire Mr Robert Lange (responsable national), veste sombre Mr Lachasse  (Photo Bernard Sanderre) Photo colorisée 2023


Juillet 1973 - Photo Bernard Sanderre Photo colorisée 2023
1965 : Avec Lous Réoulès- AR gauche à droite : Luc et Jeannette Mothes, Guy Rapin
Bas : Janine Mothes, Maryse et Bernadette Sage, X

3 - Toutes les photos
Guy Rapin, qui a dirigé "le Mois de l'Amitié" de 1964 à 1974 m'a transmis plusieurs centaines de diapositives que j'ai numérisées.
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4 - Autres lieux des "Mois de l'Amitié"  
Les rencontres internationales de Saint Céré :
Sous la présidence de Jean Lurçat, les clubs UNESCO et l'association des citoyens du monde
Le Mois de l'Amitié à Saint Céré
Lotoisdumonde et Garry Davis citoyen du monde

5 - Commentaires
    Merci à Guy Rapin pour tout ce qu’il nous a apporté..il nous a appris la saveur et le sens des choses…adieu généreux grand frère et compagnon de tant d’aventures. Guy Vidal
Pour ses anciens élèves, le souvenir d'un prof qui motivait ses élèves par du concret, herbier, cartes postales et toujours le sourire ! Raymond Vaillier
Guy était ,dès la quatrième en 1962 , notre prof accessible , d'autant plus qu'il lui arrivait dans l'émotion de bégayer et de rougir.
Cette année là, il nous a permis d'inaugurer les sorties pédagogiques à l'extérieur : une révolution !
Prologue: une rencontre sous la pluie avec le potier réolais.
Suite: déplacement en bus vers le moulin de Caussarieu, les mines de lignite d'Hostens, le musée de Villandraut et le lit du Gat Mort à Cabanac (à la recherche des oursins fossiles): inoubliable et Guy nous a donné ses photos de cette expédition.
Et puis, le Mois de l'Amitie, que je contribuais à accueillir chaque année à Saint Macaire , avec tous les drapeaux des pays représentés accrochés sur la tour du château de Tardes.
En 1965, j'y ai connu Avner Falk ,un israélien qui m'a fait découvrir les kibboutzim et je n'ai pas manqué d'aller le voir à Jérusalem en 1970 et de travailler en kibboutz. Nous sommes toujours amis
aujourd'hui... Jean Marie BILLA

Souvenirs de Michel Balans :
"J'avais proposé à Guy Rapin d'inviter la Compagnie Dramatique Universitaire de Bordeaux (CDUB) pour laquelle je venais de faire les maquettes des costumes et du décor -Électre- de Jean Giraudoux, Jacques Albert-Canque assurant la mise-en-scène."
Juillet . . . 1968 ! Ébullition, ébullitions ! Ils ont présenté un deuxième spectacle : de retour d'un stage dans le sud de la France ; une création collective (dans le genre de l'époque). La météo ne permis pas la représentation prévue dans le parc du château des Quat'Sos (plancher au sol, et spectateurs sur les talus). Il fut joué au premier étage de l'ancien Hôtel de ville absolument bondé. Le public assis à même le sol ou debout contre les murs et très proche des acteurs : cette situation imprévue a participé au succès de la représentation. (voir photos).
Qui se souvient de cette représentation ?
Album photo ICI

Les spectateurs sont debout ou assis, les acteurs jouent au sol - Le mendiant J. Albert-Canque

Lorsque se rencontrent des jeunes de 60 nations - Le Mois de l'Amitié
https://www.lemonde.fr/archives/article/1967/04/13/plus-de-frontieres-pendant-un-mois-de-robert-lange_2624905_1819218.html



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L'article Mois de l'amitié en photos a été intégré dans l'article mois de l'amitié général    

Mois de l'Amitié

Guy Rapin, qui a dirigé "le Mois de l'Amitié" de 1964 à 1974 m'a transmis plusieurs centaines de diapositives que j'ai numérisées. (Guy est décédé le 28 avril 2025)

D'abord un article sur le Mois de l'Amitié : 

 Article sur le "Mois de l'Amitié"

Les Photos

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  Georges Dupont   ( 17   juin   1884 ,   La Réole   -   24   novembre   1958 ,   13e arrondissement de Paris ) est un   chimiste   français...

 Georges Dupont (, La Réole - , 13e arrondissement de Paris) est un chimiste français.

Georges Dupont directeur de l'ENS : photo donnée par Guy Rapin son petit neveu

Biographie 

Georges Dupont naît le  à la Réole de Pierre, Osmin, marchand mercier et de Marthe, Marie Aubian, modiste1.

Il entre en 1904 à l'École normale supérieure (ENS) et fait le choix, rare à l'époque, d'étudier la chimie2.
    Au sein du laboratoire de chimie de l'ENS, alors dirigé par le futur prix Nobel de chimie Paul Sabatier, il rédige une thèse sur les gamma-alcools acétyléniques en 1912.
    Il exerce alors comme professeur de lycée en physique-chimie à Bordeaux jusqu'en 1914 avant d'être mobilisé dans le 37e régiment d'infanterie coloniale3. puis après guerre se met en congés de l'enseignement pour travailler en tant qu'ingénieur aux tréfileries et Laminoirs du Havre.
    En 1921 il rejoint la faculté de sciences de l'université de Bordeaux où il occupera différents postes de professeur en parallèle de son activité de directeur technique de l'Institut du pin1.
    Il devient doyen de la faculté en 1930, jusqu'à son départ pour Paris en 19334.

    Professeur de chimie théorique à la faculté des sciences de Paris puis de chimie organique à l'École Centrale des Arts et Manufactures, il dirige le laboratoire de chimie de l'ENS à partir de 1934. 

    C'est à cette époque que celui-ci, quittant les locaux exigus de la rue d'Ulm, s'installe dans les locaux actuels du 24, rue Lhomond, inaugurés en 1936 par Albert Lebrun et Léon Blum.
    Sur le plan scientifique, le laboratoire développe alors la recherche en chimie organique, et plus particulièrement l'étude des composés naturels. Georges Dupont introduit ainsi la chimie des terpènes.

    Il succède en 1948 au médiéviste Albert Pauphilet à la tête de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, qu'il dirige jusqu'en 1954. Il est l'un des tout premiers scientifiques à avoir exercé cette fonction.            C'est sous sa direction que les élèves de l'École normale supérieure deviennent, par une loi de 19485, fonctionnaires stagiaires.

Articles connexes 

Liens externes 

Notes et références

  1. ↑ Revenir plus haut en :a et b Charle, Christophe et Telkes, Eva, « 42. Dupont (Georges) », Bibliothèque Historique de l’Éducationvol. 25, no 1,‎  (lire en ligne [archive], consulté le 2 février 2018)
  2.  Supplément historique quinquennal de l'Association amicale de secours des anciens élèves de l'École normale supérieure
  3.  Laurence LestelItinéraires de chimistes 150 ans de chimie en France, EDP Sciences, , 605 p. (ISBN 978-2-7598-0315-6lire en ligne [archive])
  4.  Marcin Krasnodębski, L’Institut du Pin et la chimie des résines en Aquitaine (1900-1970), 617 p. (lire en ligne [archive])p. 65
  5.  Loi no 48-1314 du 26 août 1948 attribuant aux élèves des écoles normales supérieures le traitement et les avantages afférents à la condition de fonctionnaire stagiaire puis loi no 54-304 du 20 mars 1954 accordant la qualité de fonctionnaire stagiaire à tous les élèves des écoles normales supérieures

     Dominant la Garonne, le prieuré bénédictin de La Réole et l'église Saint-Pierre qui y est adossée, ont subi plusieurs démolitions a...


    Dominant la Garonne, le prieuré bénédictin de La Réole et l'église Saint-Pierre qui y est adossée, ont subi plusieurs démolitions avant d'être reconstruits, le premier sur les plans de l'architecte Maurilhe Gassy, de 1704 à 1724, la seconde par les frères mauristes à partir de 1680.

    A l'extrémité de l'église Saint-Pierre, côté abside, le long de la rue de Lort, se trouvait, préalablement, une chapelle dédiée à Saint Madeleine attenante au cimetière des bénédictins ; le cimetière et la Chapelle de la Madeleine laissent ensuite place à la basse-cour et au jardin du couvent qui subsistent jusqu'en 1688.

    A l'angle de la rue de Lort et de la rue des Gentils, est attesté le premier hospice réolais, dit Sainte-Madeleine, dès 1186, hôpital transféré rue Lamar au XIVe siècle.

    Afin de compléter la description de ce quartier de la Réole, touchons un mot du Couvent de l'Annonciade, fondé en 1602 par deux religieuses bordelaises (Anne de Bordenave et Antoinette de Junquières), sur un terrain situé à l'angle de la rue des Juifs et de la rue de Lort, dans le prolongement de l'ancien hospice Sainte Madeleine. Après la construction du couvent et de la chapelle en 1603, suivra, l'installation d'un pensionnat pour jeunes filles en 1618 et l'édification de dortoirs supplémentaires. Le couvent et ses annexes sont quasiment totalement démolis et reconstruits en 1731.

La Réole - Eglise Saint-Pierre, Prieuré vers 1704-1710 — Vue d'ensemble vers 1970


    Dès 1773, une grille et un double mur sont édifiés tout au long de la rue de Lort, précédant de quelques années la création des Allées de Tilleuls, aménagées sur l'ancien cimetière bénédictin et les jardins du monastère.
    L'Esplanade des Tilleuls devient ainsi le lieu traditionnel de promenade des réolais.
En 1791, la municipalité et l'Etat font main basse sur le Monastère, l'église Saint-Pierre et le couvent    des Annonciades devenus biens nationaux : l'ancien prieuré bénédictin va accueillir dans les années suivantes la sous-préfecture, l'Hôtel-de-Ville, le tribunal et la gendarmerie.

Plan partiel de la Réole en 1828

    L'ancien bâtiment des Annonciades, transformé en Collège dès avant 1828, mais devenu trop étroit, Jean Renou, maire en 1870-1872 et de 1882 à 1896, décide la municipalité à faire édifier un nouveau collège. La première pierre en est posée le 21 septembre 1884, lors d'une cérémonie et d'un banquet auquel sont conviés maintes personnalités dont le sous-préfet Raynal. 
    Inauguré en 1885, le nouvel établissement scolaire dont la façade est située sur la rue de Lort, devenue partiellement rue du Collège à cet emplacement, est doté de deux ailes, l'une sur la rue des Juifs, la seconde rue des Gentils, le long de l'Esplanade des Tilleuls.

La Réole - Promenade des Tilleuls et Abside de l'Eglise, grille longeant la rue de Lort — Grille de la promenade des Tilleuls sur la rue de Lort, Collège y attenant

    Très anciennes, les formations musicales réolaises sont principalement actives sur les Promenades des Tilleuls.
    L'Orphéon de La Réole, attesté dès 1856, dirigé par M. Lafond en 1859, concourt lors de nombreux festivals musicaux de la région. Il précède l'Harmonie dite Philharmonique de La Réole qui, à la tête d'une quarantaine de musiciens, est dirigée en 1869 par M. Ducos, par Charles Prévost en 1882, puis par M. Jauffret en 1887.
    A la demande des musiciens, peu avant 1904, un premier Kiosque à musique en bois est construit sur la place des Tilleuls, au centre des Allées. Sans toiture, de forme octogonale, il est doté d'une balustrade.

La Réole - Place des Tilleuls et premier Kiosque à musique en bois
    Peu après, vraisemblablement vers 1908-1910, le premier édicule en bois est remplacé par un Kiosque à musique octogonal qui, curieusement, ne comporte que six colonnes, les deux autres côtés, situés à l'avant du monument, étant sans pilier d'appui pour la toiture en zinc. Le soubassement en pierre ne possède aucun garde-corps.
    Le nouveau kiosque est érigé le long de la grille de la rue de Lort, devant le seul vestige subsistant de l'hospice Sainte-Madeleine, une porte cintrée surmontée d'un fronton triangulaire, correspondant à l'ancienne entrée de cet hôpital.
Deux petits canons sont disposés de part et d'autre du kiosque.
                 La Réole - Kiosque à musique de l'Esplanade des Tilleuls et le Collège                

    La rue de Lort et la rue du Collège adoptent le nom de Jean Renou (né vers 1840-1912) ; le nom de l'ancien maire réolais est également attribué au collège transformé en lycée.
    La Promenade des Tilleuls, appelée à présent Esplanade du général De Gaulle, a perdu, dans les années 1970, la toiture de son Kiosque à musique, dont il ne reste aujourd'hui que le soubassement de pierre.
Kiosque toujours en place.
3 septembre 1881 - Les élections à La Réole, l'occasion de fêtes, de défilés et de concerts musicaux
    La journée de dimanche a été, dans l'arrondissement de La Réole, une bonne journée pour la République. Dans toutes les communes, les élections se sont passées avec ordre et dans le plus grand calme ; ni en ville ni ailleurs, nous n'avons rien de particulier à signaler ; partout, tout le temps qu'a duré le scrutin, la tranquillité n'a cessé de régner.

    A La Réole, le soir, nous avons eu beaucoup plus d'animation que dans la journée. Dès sept heures, le monde a commencé à s'attrouper sur la place Saint-Pierre, et, vers neuf heures, la foule était compacte aux abords de la sous-préfecture. Il y avait là, non seulement une grande partie de la population réolaise, mais encore beaucoup de délégués des communes voisines. A la campagne comme en ville, on était impatient de connaître le dénouement de la lutte.
    A dix heures et demie, le recensement général était terminé. M. Caduc était élu à une forte majorité.
    Lorsque M. le sous-préfet est venu annoncer le résultat final, on a poussé un immense cri de : « Vive la République Vive Mr Caduc ! » La joie était à son comble.
    Des groupes ont entonné la Marseillaise et ont parcouru la ville. Cette joie s'est perpétuée une partie de la nuit.
    Le lendemain soir, la population de La Réole, heureuse du brillant succès obtenu la veille, a fait à son nouveau député une splendide manifestation.
    A sept heures, la Société Philharmonique est partie des Tilleuls, aux accords de la Marseillaise. Elle était précédée et suivie d'une foule immense. A huit heures, la résidence de M. Caduc était envahie de tous les côtés ; on évalue à près de quatre mille le nombre des manifestants. Aux Réolais étaient venus se joindre une foule de personnes des communes voisines. Sur la terrasse, magnifiquement illuminée, la circulation était impossible. Quelques jeunes filles, au nom de la ville, ont offert au nouveau député de superbes bouquets. (...)
    Après les discours, la Société Philharmonique a joué la Marseillaise, l'Orphéon de La Réole a chanté un chœur et la Société chorale de la Gironde, qui était venue spontanément prendre part à cette manifestation, en a chanté un autre. M. Nibaut a chanté ensuite le Vieux Colis, paroles de M. Riffaud, musique de Benquet.
    Ce dernier morceau a mis le comble à la joie, et, comme par enchantement la terrasse s'est transformée en bal ; un orchestre s'est improvisé et les danses ont commencé ; elles se sont prolongées jusque vers les onze heures et demie.
18 mai 1882 - Charles Prévost, chef de la Musique municipale de La Réole, est encensé.

- Jeudi dernier 18 mai : La Réole ressemblait à une véritable boîte à musique, c'était le grand jour de fête du pays. Procession traditionnelle sur l'eau, concours musical non moins traditionnel, bal, jeux divers, etc.
    Parmi les membres du jury, figurait M. Charles Prévost, chef de notre musique municipale ; nous avons remarqué avec plaisir que d'autres villes qu'Arcachon, sont jalouses de posséder notre sympathique directeur. M. Ch. Prévost a déjà présidé et assisté à plusieurs concours, l'année dernière, c'était à Créon, à La Réole, avant à Marmande, etc|. Nous nous en félicitons, c'est un honneur pour notre cité et nous sommes fiers de voir à la tête de notre fanfare un chef de musique, aussi distingué et aussi consommé que M. Prévost.
11 et 12 mai 1893 - Fêtes de l'Ascension à La Réole ; festival musical sous les Tilleuls.

- Fêtes de La Réole. Nous avons reçu trop tard pour la publier la semaine dernière le compte rendu suivant :
    On dit que les traditions se perdent. Pour se convaincre du contraire, il suffit d’aller voir à La Réole les splendides et antiques fêtes de l’Ascension. Une seule de ces traditions a manqué cette année. Jadis, à pareil jour, c’était la fête de l’eau ; contre la sécheresse qui nous éprouve, les agriculteurs comptaient beaucoup sur cette occasion pour voir arroser leurs récoltes. Il n’y a pas eu d’inondation, pas même de pluie.
    Il fallait voir dès lors comme on a profité du beau temps pour célébrer les fêtes. Il n'y a pas eu moins de quatre courses en deux jours. Les Réolais ont nargué la Garonne (gare aux représailles), et non seulement on a fait sur l’eau la promenade religieuse du matin de l’Ascension, mais encore des régates, et sur les quais, des courses de chevaux et des courses de vélocipèdes !
    Entre-temps, le jeudi soir, on voyait se profiler sur la route de Bordeaux à Montauban, des échassiers de toute sorte. Il y avait en effet ce jour, passage d’échassiers à La Réole.

    Nous adressons nos félicitations aux organisateurs de ces belles fêtes et plus particulièrement au sympathique président M. Tartas.
    Les courses de chevaux avaient amené quelques champions de premier ordre.
    Nous n’oublierons pas le festival qui a eu lieu le soir, sous les Tilleuls, et où la Philharmonique de La Réole et l'Orphéon de Saint-Macaire ont charmé les assistants.
    Le lendemain, les régates ont obtenu un grand succès. C’est une heureuse rénovation à laquelle le dévoué M. Cantellauve a prodigué, comme toujours sans compter, son entrain et sa compétence. Enfin est venu le clou de la fête, les courses de vélocipèdes. Elles ont été de tout point remarquables grâce a la bonne organisation des commissaires parmi lesquels nous citerons au premier rang de nouveau M. Cantellauve, M. Achille Cabuy et les frères Grangey.
    En somme, les Réolais ont droit d’être fiers de leurs fêtes. Ils savent amuser leur public ; et en partant on emporte d'eux un excellent souvenir et le regret de les quitter.
29 janvier 1884. Programme du concours.

2 mai 1894 - Grand concours musical de la Réole
    La Société des fêtes et courses de La Réole (Gironde), organise pour le jeudi 2 mai 1894, un grand concours musical d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares, ouvert aux Sociétés instrumentales des douze départements suivants : Gironde, Charente-inférieure, Charente, Dordogne, Lot-et-Garonne, Gers, Landes, Lot, Tarn-et-Garonne, Aude, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées. Indépendamment des médailles, palmes et couronnes, d'importantes primes en espèces seront attribuées aux vainqueurs.
    Le Concours coïncide avec un programme de fêtes comprenant des courses de chevaux et de vélocipèdes, des régates, etc.. etc. Pour tous renseignements, s'adresser à M. J. Lanoire, secrétaire général.

6 mai 1894. Quelques résultat du concours musical
    Nous enregistrons avec plaisir 1e succès remporté au concours de musique de La Réole par la Fanfare d'Aillas, qui a obtenu un deuxième prix (médaille de vermeil) au concours de lecture à vue et un premier prix ascendant à l’unanimité au concours d'exécution, avec prix de direction pour le chef. Nos félicitations chaleureuses aux instrumentistes et à leur chef distingué.
    La Chorale de Saint-Macaire, que nous avons eu le plaisir d'entendre à Bazas, et qui concourait en division d'excellence, a obtenu un 1er prix avec félicitations et une couronne de vermeil. Au concours d'honneur, le 1er prix, 300 francs, et une couronne de vermeil ont également été décernés à cette société d’élite.

La Réole - Kiosque de la promenade des Tilleuls, Eglise Saint-Pierre et rue de Lort

9 septembre 1895 - Distribution des récompenses du comice agricole sur l'Esplanade des Tilleuls

- M. Trarieux, garde des sceaux, s'est rendu hier à la Réole, à la fête du comice agricole de cet arrondissement. Le ministre était accompagné de M. Tisserand, directeur général de l'agriculture, et de toutes les notabilités de la région. La foule a fait au ministre, lorsqu'il s'est rendu en cortège à la sous-préfecture, un accueil des plus sympathiques.

    Le ministre, dès son arrivée, a fait connaître que les décorations suivantes étaient accordées : palmes académiques, M. Réglade, adjoint au maire de la Réole ; Mérite agricole, MM. Calmés, sous-préfet de la Réole ; Guilhon, propriétaire et maire à Cessac ; Déjean, conseiller d'arrondissement à Saint-Pierre-d'Aurillac ; Despin, vétérinaire à Mongauzy.

    Avant d'aller visiter l'exposition, le ministre de la justice a reçu successivement le clergé, le président et les membres du tribunal, le maire, le principal du collège et les autres autorités de la ville.
A onze heures, a eu lieu sur l'esplanade des Tilleuls la distribution des récompenses aux exposants du comice agricole.

    A une heure, a eu lieu le banquet dans le dortoir du collège. Des toasts ont été portés par M. Berniquet, préfet de la Gironde, M. Renou, maire de la Réole, et M. Laroze, député. Puis M. Trarieux a prononcé le discours suivant salué d'applaudissements unanimes. (...)

6 mai 1899 - Concert-promenade sur l'Esplanade des Tilleuls, courses de chevaux sur l'hippodrome des quais, ascension, courses de vélocipèdes sur le port

-  Les fêtes de l'Ascension auront cette année le plus vif éclat : les commissaires des Courses de chevaux ont su composer un programme qui réunit déjà de nombreux engagements ; les meilleurs trotteurs de la région se trouveront réunis le 11 mai sur le coquet hippodrome des quais et toutes les épreuves présenteront un réel intérêt.
    Le Concert Promenade offrira aussi le plus vif attrait : la Société philharmonique composées de musiciens distingués fera entendre les meilleurs morceaux de son répertoire sur l'Esplanade des Tilleuls, brillamment illuminés : les illuminations ont été confiées au bon goût de MM. Navarre et Berthonneau qui ont promis de faire merveille.
    Quant aux Courses de vélocipèdes, elles auront un succès sans précédent ; les engagements affluent et nous sommes sûrs de voir les meilleures pédales se disputer les prix importants sur notre vélodrome. Pour éviter que ces courses soient menées avec trop de lenteur, les commissaires ont soigneusement limité la durée des épreuves et institué des primes au poteau. La course de tandems offrira les plus grandes émotions : dix équipes sont déjà engagées.
    Que le temps se mette de la partie et les efforts constants des organisateurs seront couronnés d’un brillant succès.
24 et 25 mai 1900 - Fêtes de l'Ascension de La Réole
- Notre ville commence à se parer de ses plus beaux atours afin de recevoir dignement les étrangers qui affluent tous les ans, dans notre ville, pour les Fêtes de l'Ascension,

    A 11 heures du matin, la Procession sur la Garonne, qui date de temps immémorial, attirera, comme d'habitude, un nombreux public sur les barges de notre fleuve, public toujours avide d’assister à cette ancienne coutume locale.
    
    Les Courses de chevaux qui auront lieu à 3 heures de l'après-midi, promettent d'être très intéressantes, car le nombre des engagements est déjà important et les Commissaires ne négligent rien pour améliorer d'année en année notre coquet Hippodrome des quais.
    Le soir, l'Esplanade des Tilleuls présentera un aspect féerique par les illuminations que MM. Navarre et Berthonneau préparent à cet effet.
    La Philharmonique toujours sur la brèche, a composé pour la circonstance, un programme hors pair, qui fera sûrement la joie des dilettanti.
    La deuxième journée sera consacrée aux courses de Vélocipèdes, qui tous les ans attirent les meilleures pédales. Celles de cette année ne la céderont en rien à leurs devancières.
13 juillet 1902 - Revue de Gendarmerie sur l'esplanade des Tilleuls

Mardi 8 juillet, M. le général de brigade Loyer, inspecteur de gendarmerie, accompagné de son officier d‘ordonnance, est arrivé à La Réole par le train de midi quatre.
Mercredi matin, à cinq heures, le général a passé son inspection sur l'esplanade des Tilleuls, aux brigades de La Réole et de Bazas.
    Le public, assez nombreux malgré l'heure matinale, venu sur les quais pour voir exécuter les manœuvres de ce corps d'élite, a été complètement déçu ; le général s'est borné, en effet, à passer l’inspection individuelle des chevaux et à interroger les élèves gradés sur la théorie. Il n'y a pas eu de manœuvre.
    Après ces opérations, le général inspecteur a passé la revue du casernement de notre ville. Il a paru satisfait de son inspection.
La Réole - Vue aérienne vers 1970

31 mai 1908 - Grand concours musical de la Réole sur l'Esplanade des Tilleuls
Annonces et préparatifs du festival
- 9 mars 1908. Sous les auspices de la Société des Fêtes et le patronage des notabilités de l'arrondissement et de la ville, un concours de musique aura lieu à la Réole le 31 mai prochain. Toutes communications et demandes de renseignements doivent être adressées à M. E. Becquet, secrétaire général du concours.
- 22 mars 1908. Les demandes continuent à affluer au Comité d'organisation, et nous avons la certitude que les Sociétés de divisions élevées fourniront au Concours le plus gros contingent.
    Il suffit, d’ailleurs, de consulter les journaux spéciaux et même les grands régionaux pour constater que partout on se prépare au Concours de La Réole parce que la presse orphéonique a unanimement approuvé les dispositions libérales du règlement.
    Au surplus le Comité s’emploie à régler les questions qui lui sont posées, dans le sens le plus large, tout en respectant le principe artistique du Concours.
    D'autre part, nos concitoyens ne seront pas fâchés d’apprendre que les groupes concurrents seront répartis dans la ville au mieux des intérêts industriels, mais en tenant compte de l'acoustique.
    Disons enfin que le Concours sera précédé la veille, d‘une soirée musicale et orphéonique, en l'honneur des membres du Jury, et qu'une retraite aux flambeaux avec toutes les batteries étrangères ou réolaises, servira de lever de rideau au merveilleux festival du dimanche soir sur l'esplanade des Tilleuls.
- 30 mars 1908. Le Comité d'organisation du concours musical de La Réole a décidé de créer une catégorie pour les sociétés de trompettes, à laquelle il sera affecté une prime de 75 fr. et des palmes ou médailles en vermeil. Les adhésions seront reçues jusqu'au 5 mai, terme de rigueur, par M- E. Becquet, secrétaire

- 13 avril 1908. La Musique Municipale de Bordeaux vient d'adresser son adhésion formelle au comité du concours musical de la Réole. Cette société est composée de 85 exécutants et est placée sous l'habile direction de M. Lançon. Elle concourra en division d'excellence et se fera également entendre dans les diverses parties au programme.
    En outre, de nombreuses sociétés bordelaises (chorales et harmonies) se préparent à prendre part à ce concours.
    Le comité étudie un projet qui viendrait compléter magnifiquement le festival du soir, donné sur l'esplanade des Tilleuls, dont les arbres séculaires constituent un véritable décor de féerie pour une fête de nuit.

- 31 mai 1908. Le concours de Musique du 31 mai, s'annonce tel que les organisateurs l'espéraient, car 30 Sociétés ont envoyé leur adhésion.
Ainsi que nous l’avons précédemment fait entrevoir, la musique Municipale concourra en Division d'Excellence et constituera certainement le « Clou » du Festival.
Plusieurs autres Musiques de très bonne classe feront aussi partie de la division des harmonies. Les Fanfares au nombre de 7 ne sont pas moins bien partagées quant à leur valeur artistique.
En ce qui concerne les Orphéons, ils forment au nombre de 13, le gros morceau du programme. Ils se partagent entre toutes les divisions et le Concours d'Honneur de cette catégorie sera, à n'en pas douter, très brillant.
Enfin viennent les Estudiantinas, Trompes de Chasse, Trompettes, Batteries qui compléteront gaiement la partie classique du Concours.
Au côté artistique viendra s‘ajouter le côté pittoresque et quelques Sociétés Bordelaises ont affrété des bateaux à vapeur pour se rendre à La Réole. Chacun sait, en effet, que les rives de la Garonne sont ravissantes.
De ce fait l'affluence des étrangers promet d'être considérable et les industriels de notre ville ne peuvent que s‘en réjouir.
Résultats du concours musical du 31 mai
Orphéons. - Orphéon scolaire de Saint-Barthélemy ; Orphéon des Sous-Agents des postes et télégraphes de Bordeaux ; Chorale de Blaignac et Puybarban ; Chorale Monséguraise ; Orphéon Violetta de Cantenac ; La Violette de Lalande-Toulouse ; Orphéon des Tramways de Bordeaux ; La Garonnaise de Langon ; Orphéon du Bouscat ; Chorale de Saint-Estèphe ; Avenir du canton de Bordeaux ; La Cigale de Bordeaux ; Union orphéonique d'Arcachon.
Harmonies. - Avenir musical de Captieux ; Harmonie scolaire d'Eymet ; Union musicale de Hure ; Philharmonique de Saint-Macaire ; Harmonie municipale de Bordeaux.
Fanfares. - Lyre la Jeunesse d'Aillas ; Fanfare de Rion des Landes ; Fanfare républicaine de Landerrouat ; Enfants de Marmande.
Estudiantinas. -Le Médiator de Saint-Trélody-Lesparre.
Trompes de chasse. - Le Rally-Bègles.
Trompettes. - La Diane Limousine.
Batteries. - L'Active du Pont-de-la-Maye ; La Caudéranaise ; Union athlétique de Cocumont.
26 décembre 1936 - Programme du Concours musical de La Réole (initialement prévu pour le 21 juin 1937, il est reporté pour l'année 1938)

- La ville de la Réole prépare pour le 21 Juin 1937 un concours international. Il sera présidé par le compositeur Georges Sporck et aura pour directeur artistique M. Gabriel Pichon, compositeur.
Les fonctions de secrétaire général sont dévolues au poète et littérateur Séverac.
Jadis rivale de Bordeaux, La Réole offre encore des vestiges remarquables de son ancienne puissance. Les sociétés, tout en appréciant l'intérêt artistique du concours, ne seront pas insensibles croyons-nous, aux agréments de la région, car le comité a prévu des excursions touristiques aux vignobles girondins, Sainte-Croix-du-Mont, Graves, Sauternais, gloires du Bordelais.
S'adresser à l'hôtel de ville de la Réole (concours de musique).

Formations musicales actives à La Réole en 1909 :
Société philharmonique (harmonie), président Castets, direction Larrieu, 55 exécutants ;
Union musicale (fanfare), fondée en 1892, direction A. Boyer, 28 exécutants.

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