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 Jean Pierre Tessier a découvert ce document dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF. On constate que les guerres (de religion en ...

 Jean Pierre Tessier a découvert ce document dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF.
On constate que les guerres (de religion en l'occurrence) sont soumises à des contraintes financières précises..

I - Le texte original
II - Transcodage  du texte

I - Le texte original







II - Transcodage  du texte

Pour comprendre les transactions voici les différentes monnaies utilisées

Livre tournoi (l): unité de compte principale.
Sol (ou sou) (s): vaut 1/20 de livre.
Denier (d) : vaut 1/12 de sol (ou 1/240 de livre).

Les pièces en circulation
Monnaies d'or :L'écu d'or (au soleil ou à la couronne), qui est la grande pièce d'or de référence du royaume.
Monnaies d'argent :Le teston (et demi-teston), pièce d'argent lourde très courante à cette époque.
Le gros et le quart d'écu.
Monnaies de billon (alliage pauvre) :Le douzain et le blanc, utilisés pour les transactions du quotidien.
Transcodage du texte :

CURIEUX DÉTAILS SUR LE SIÈGE DE LA RÉOLE EN 1562

    On sait comment se forma la petite armée de huguenots commandée par Symphorien de Duras en l'année 1561 et quelles furent, en Guienne, la plupart des opérations militaires de ce chef redoutable, jusqu'à ce que Monluc, après l'avoir battu à Targon au mois de juillet 1562, le défit entièrement à Vergt, en Périgord, au mois d'octobre suivant ; mais, pour le siège que vint mettre Duras devant La Réole, on manquait de renseignements, et si les déclarations de Seguin et de Du Faigna n'eussent été publiées (a), on aurait bien été obligé de s'en tenir à l'intéressante, quoique trop concise mention qu'en a faite M. Dupin dans sa Notice historique sur La Réole, page 51.
    “En 1562, dit cet estimable auteur, un corps considérable de huguenots tenta de s'emparer de La Réole. Trois machines de guerre et quelques pièces de campagne battaient les murailles. Les habitants réunis à deux compagnies de nouvelle formation, commandées par M. d'Eymet, cousin du maréchal de Monluc, qui
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(a) Ces déclarations viennent d'être, sur notre communication, insérées en leur entier dans le VIII volume des Archives historiques de la Gironde, p. 46 à 93
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s'était jeté dans la place sous la promesse de celui-ci de venir à son secours, se défendirent avec un courage et une intrépidité héroïques. Informés de l'approche de Monluc et rebutés de l'inutilité de leurs efforts, les huguenots furent forcés de lever le siège après avoir perdu bon nombre d'hommes”. La perte du registre des délibérations du corps de ville correspondant à cette époque, n'avait pas permis à M. Dupin d'en dire davantage et dans les Commentaires de Monluc, il n'avait pu se renseigner plus amplement.
    Les déclarations qui viennent d'être publiées, ajoutent donc beaucoup à ce que nous savions sur le siège de La Réole; mais, indépendamment de ce que la lecture de ces déclarations est fort peu attrayante, l'inscription des diverses dépenses faites par les jurats paraît avoir eu lieu, le plus souvent, lors du payement effectif des dépenses et non le jour même de leur exécution, ce qui empêche de retrouver dans les états de celles-ci un ordre chronologique très exact. 
    Nous avons, en conséquence, groupé le plus grand nombre d'articles de ces états par natures de dépenses, et nous les avons classés, sinon par ordre de date, du moins en évitant, autant que nous avons pu, les anachronismes les plus évidents.
    Ce travail rendra plus intelligibles les deux documents que la Société des archives a imprimés dans son recueil et il facilitera l'étude du siège auquel ils ont rapport.

I

    Les habitants de La Réole eurent de sérieuses craintes tant, dès les premiers mouvements de l'armée de Duras (a) que pendant et après le siège mis par cette armée devant leur ville; aussi voit-on les jurats écrire à M. de Termes (b), à Aiguillon, pour lui demander des renseignements et lui
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(a) Symphorien de Duras, tué à Orléans, en 1553, par la chute d'une pierre qui se détacha de la tour au pied de laquelle il se trouvait
(b) Paul de Labarthe de Termes, mari de Marguerite de Saluces, maréchal de France en 1558, mort en 1562.

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en donner (47) (a) ; à M. de Roquebrune (b) dans le même but (75) et celui-ci leur répondre que les huguenots étaient à la Grassy, près de la ville de Duras (59); à Eymet (c) pour que celui-ci vienne à leur aide (47), et aux jurats de Saint-Macaire dont ils attendaient quelques secours. (51).
    Ils avaient, en outre, dès le 15 décembre 1561, député Rivière auprès de Burie, lieutenant de roi de la province (d), pour qu'il voulut bien leur permettre d'avoir force, tant dans le château que dans la ville parce que ceux de la religion, ainsi qu'on appelait alors les protestants, leur faisaient des menaces (67).

II

    Pour leur sûreté, les Réolais se livrent aux travaux de défense suivants ou les font exécuter.
    On abat le tap qui est derrière le château (64), et on ferme la brèche qui est près de celui-ci (73).
    La porte du Figuey est réparée et on y place une grande barre de fer (64, 72, 77). Les portes en bois du Sault, de Sainte-Colombe, de la Porte-Pinte et du Turon sont refaites (79). 
    Toutes les portes sont renforcées avec de la terre (75).
    On répare les murailles de la tour du Courneau (e) et on y fait une porte et un sellier (73).
    Le pont de la porte de Gironde est dressé (65); celle-ci est murée (82); il en est de même de deux créneaux de la maison de ville, près de cette porte (81) (f). Au Martouret, on défait le tap ou
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(a) Les chiffres placés ainsi entre parenthèses, indiquent les numéros des pages du VIII volume des Archives historiques.
(b) Probablement le commandeur de l'Ordre de Malte, à Roquebrune.
(c) François de Pellegrue, seigneur d'Eymet et de Cambes, cousin de Monluc, comme fils de Galienne de Monluc, dame de Cambes.
(d) Charles de Coucy, seigneur de Burie, mort en 1565.
(e) Cette tour s'appelait aussi la tour de Brodequin; elle faisait partie de la troisième enceinte et était située au lieu où est aujourd'hui le jardin Saint-Mézard (Notes inédites de M. Dupin)
(f) Par maison de ville on doit entendre une maison appartenant à la Ville, mais non l'Hôtel-de-Ville, la maison commune, qui était assez loin de là, à la halle actuelle.

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carnet de pierre-fitte (a) existant au droit de се quartier, et cela pour que les huguenots ne puissent y établir d'embuscades (82) ; on abat, pour le même motif, les aubarèdes qui sont au même lieu (52); on pose des barres de fer à la pompe (64, 69); la voûte de la porte est réparée (69) ; on établit un pont-levis (66), et, enfin, on mure la porte (83).    
    Des créneaux et des canonnades sont pratiquées derrière le couvent des Frères Menuts (77) (b). 
    Au Cugey, on coupe les arbres, on abat les taps et on comble les fossés (76, 83); on exhausse une partie de la muraille et on en répare une autre partie; on établit d'autres créneaux (73, 75); on arrange les échelles (53); le pont en planches, établi sur le ruisseau, est réparé (75) ; un pertuis est fermé (65) et la moliasse (c) est détruite (75). 
    La tour du bourreau est réparée (d); elle est recouverte et on y place de l'artillerie (53, 59, 76). La porte de Vidauco est l'objet d'un guet particulièrement signalé. (79).
    La porte de Saint-Martin est réparée en grand (53, 91); on y fait des boulevards et une voûte (59, 77); on y établit un portanet (58); on y emploie beaucoup de pierres, notamment des doublerons, des queyrons (e) et celles provenant de
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(a) Les monuments de ce genre sont excessivement rares et il est bien regrettable que celui du Martouret, à La Réole, ait ainsi été détruit. Il en a cependant été découvert quelques-uns de nos jours, notamment par MM. Jouannet, Dubroca et Emile Amé. (Actes de l'Académie de Bordeaux, année 1839, p. 88.
Rapport de la Commission des Monuments historiques de la Gironde, fascicule I, p. 29. Bulletin des Comités historiques, avril 1859, р 99)
(b) Le mot gascon menuts désignait Is religieux de Saint-François, plus tard appelés les Cordeliers; los frays menuts, los frays menors, signifiaient les frères les plus humbles, les menus, les mineurs.
(c) Moulin à eau.
(d) C'était un bastion, aujourd'hui démoli, de la III enceinte. Le bourreau y habitait : de là, sa dénomination.
(e) Les queyrons étaient des pierres de taille, d'où vient la dénomination de Queyries, donnée à la plaine située au pied du Cypressat, à Cenon, de même qu'au quartier qui s'est formé à La Bastide, en aval du pont, et vient d'être réuni à Bordeaux. (Baurein. Variétés bordelaises, tome V, p.157 à 168. M Marionneau, Description des objets d'art des édifices publics de Bordeaux, р. 278.)

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7.

la démolition de la chapelle de la Recluse (56, 57, 59, 88, 89, 91); la grande pièce de canon d'artillerie est placée tout près (92) ; enfin, on mure cette porte (73).
    On répare bien aussi la porte du port Soubiran; on en exhausse les murs (65), et pour se procurer de la pierre, on démolit un boulevard (75) ; on répare le chapeau de la même porte pour y placer des sentinelles (66) et on renforce celle-ci avec de la terre (85); on y place des pièces d'artillerie, des pétards entre autres (65) ; on la bardisse et on la baranconne (73). 
    La porte de la Ma (a) à son arceau refait; on y pratique des créneaux et des batailleries (92); cinq gros queyrons de la carrière de Laneplan (b) sont employés à ses montants (92); deux charretées, d'autres queyrons (82) et beaucoup de ribot y sont employés (59, 89), et la porte en bois est refaite à neuf (92).         On refait aussi les portes en bois du Sault et de la Porte-Pinte (51); le Sault est muni de créneaux (65). On mure la porte de la Poterne (72).
    On ferme des créneaux et on fait encore des batailleries en quelques endroits (82). On place du bois et des barriques pleines de terre sur les murs (61, 77). On fait un gabion parce que les huguenots menaçaient d'assaillir la ville (59).

III 

    D'un autre côté les jurats font faire de l'artillerie; ils en demandent et ils en empruntent; en un mot, ils arment et ils approvisionnent la ville le mieux qu'il leur est possible.
    Deux religieux traitent pour fondre huit pièces; ils y travaillent pendant 40 jours et sont logés, ainsi que nourris, chez Simon Chauvin qui reçoit 26l. 2 s. pour leur dépense les 9 juillet et 6 novembre (55,90,63) (c). On établit un atelier pour
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(a) Cette porte est ailleurs désignée comme porte de la rivière parce que la Garonne était en gascon appelée la mar ou la ribeyra; mer, rivière.
(b) Du nom de son propriétaire: Laneplan, procureur à Gironde.
(c) Nous avons le regret de ne pouvoir indiquer ici à quel ordre appartenaient ces religieux; les déclarations ne les désignent que sous la dénomination générique de frères, mais s'ils eussent appartenu à l'ordre de Saint-Benoît, à celui de Saint-Dominique on à celui de Saint-François, ils auraient été logés dans l'un des couvents de la ville dépendant de ces ordres, plutôt que d'être logés chez Simon Chauvin.

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les moules de l'artillerie dans l'église St-Nicolas (54,57,81); ailleurs il est dit que c'est à St-Martial 56 (a); 31 bandes de fer y sont employées (90) une presse aussi en fer est jointe au fourneau. (90). 
    On coupe du bois et on fait du charbon dans la forêt du prieur, à Saint-Hilaire; le 16 juin, on est obligé de faire passer le bois par dessus la. muraille pour l'apporter à l'église de St-Nicolas, la porte des Menuis étant sans doute murée. (54). 
    Les bouviers se refusaient à porter le charbon, il faut les faire assigner par des sergents (58). 
    Des endortes d'aulaney (liens de noisetier) servent à construire le fourneau; il en est pris dans les taillis du procureur du roi de Bazas et avec son autorisation. (55,56,89). 
    Des barquins (soullets) (b) sont établis pour faire fonctionner le fourneau. (83,91); une quantité de 2.701 livres de cuivre neuf et vieux est achetée pour adoucir le métal en
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(a) M. Dupin avait bien parlé, dans sa Notice, p. 88, d'une chapelle de l'église Saint-Michel qui avait été placée sous le vocable de Saint-Nicolas, mais il n'avait pas fait mention d'un édifice consacré à Saint-Martial. Nous avons eu recours à son érudition et à son extrême obligeance pour avoir son avis sur ce point et voici la réponse qu'il nous a fait l'honneur de nous adresser le 10 mai 1867: “Il est évident, d'après les comptes de Pierre Seguin, que la fonderie de canons fut établie sur l'emplacement de Saint-Nicolas (église primitive), et je pense tout comme vous, que ce jurat aura indifféremment dénommé ce lieu Saint-Nicolau et Saint-Mursau en 1562, sans doute parce qu'il aurait existé anciennement dans cet édifice une chapelle consacrée à l'apôtre de Limoges”
(b) Le mot barquins appartenait au dialecte gascon; nous en trouvons une preuve évidente dans le manuscrit de Pierre du Grava, appartenant à la Fabrique de Saint-Michel de Bordeaux, et où nous lisons cette mention à la date du 15 février 1490, 46: Item, plus paguey à mossen Peys Beguey lodeit jorn per bouffar los barquins deudeit orgue .. laquelle nous traduisons ainsi : Item plus payé ledit jour à M. Pierre Beguey pour gonfler les soufflets dudit orgue.». Il serait difficile de rencontrer rien de plus exact, ni de plus applicable.

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fusion (90). Deux pièces sont fondues à St-Martial (57). 
    On fait et on arrange les boîtes pour mettre l'artillerie (54,87). Six paires de roues sont faites pour la monter (91). Le fourrier d'Eymet va à Bordeaux pour recevoir huit pièces offertes par Burie (79).
    Le 14 juin 1562, des soldats de Saint-Macaire escortent jusqu'à Barie ces canons, que l'on apporte dans des galions et des couraux (60,79). 
    Mathelin Bages, menuisier, monte une pièce et fait les patrons de quatre autres (57). 
    Le serrurier Hollet fait trois serpentines et d'autres objets pour des arquebuses qui sont remises au capitaine du château (76). On descend une grande pièce garnie de ses roues on l'emmène au devant de L'hôpital (86).
     On paye à Chastilhon, maître apothicaire de Bordeaux, 25 livres. pour la location, pendant trois mois, de huit pièces d'artillerie; plus 44 livres.5 st pour le prix convenu de deux de ses pièces qui se sont rompues (93).

IV

    La poudre, le plomb et les cordes de morche (mèches) étaient achetés à divers, entre autres à Simon Chauvin, à Duvignau, etc. (65, 82) ; Chauvin semble même avoir été une sorte de fournisseur spécial et s'être trouvé chargé d'une mission particulière pour ce qui avait trait à l'artillerie, aussi est-il qualifié de canonnier, et de columbrinaire (a) (53,55,65,82). 
    On députe auprès des jurats de St-Macaire pour en avoir de la poudre et dans la prévision que ceux-ci pourraient n'en être pas suffisamment approvisionnés, il est décidé que l'on ira en chercher à Bordeaux (53); on en reçoit de cette dernière ville une barrique (78). 
    On achète, en plusieurs circonstances, du plomb pour faire des boulets et des balles; notamment trois quintaux en une seule fois (62). On arrache le plomb de la fontaine des Menuts (50). -

V

    Aux travaux de défense dont nous avons parlé, aux approvisionnements que nous venons de décrire, les magistrats de La Réole ajoutèrent les mesures que
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(a) Fabricant ou marchand de couleuvrines, arquebusier.
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nous allons indiquer : Pour la conservation de la ville et du château, ils firent d'abord recruter quelques hommes dans les environs: à St-Hilaire, à Mesterrieux et ailleurs; les nommés Ribaille, Estaigney et Clouet étaient leurs recruteurs. 
    Ces soldats improvisés étaient soldés à tant par mois ou par jour.
    Pierre Seguin en loge et nourrit dix pendant trois jours (47, 48, 49).
     Le 8 janvier 1561, quatre hommes reçoivent 15 s. pour avoir gardé le château pendant quatre nuits, de l'ordre de Burie (68); trois hommes sont payés le 24 avril 1562 pour le même service (70); 15 hommes sont employés à garder les portes le jour de l'Ascension (64), et le jour de la Fête-Dieu, on garde particulièrement les portes pour que les huguenots ne puissent entrer dans la ville (64). 
    Les habitants de la juridiction viennent faire la montre dans la ville (61). 
    Le capitaine du château et le jurat de Legis vont auprès de Burie afin d'en obtenir la permission d'avoir certains soldats dans la ville pour l'assurance d'icelle (70). 
    Les jurats demandent d'abord cent hommes de garnison à ce seigneur (88); puis ils paraissent se restreindre à 50 hommes (89). 
    Leur demande est accueillie, car ils écrivent à Eymet de leur amener les cent hommes que Burie avait mis à sa disposition (70) On établit des gardes aux portes de Gironde, du Martouret, des Menuts, de St-Martin, du port Soubiran et de la Ma (69); des dizainiers sont chargés du service de ces portes (67).
    Eymet est prévenu par un exprès qu'on lui expédie, de prendre ses précautions, attendu que les huguenots sont allés de Gironde à Langon (51). Les capitaines Lamothe, oncle et neveu, arrivent avec quelques soldats (71). Après eux, Eymet et sa troupe entrent en ville; Eymet loge chez Seguin (49). Nous sommes au 1er mai 1562: Eymet el les Lamothe reçoivent pour leur souper deux aloses et une grande carpe (71). Les 500 soldats d'Eymet! restent à La Réole depuis ledit jour 1er mai, jusqu'au 31 juillet suivant (62). Le 7 du même mois de mai, Jean Orgier est envoyé

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à Bordeaux pour demander à Burie, la ville étant chargée de 400 soldats (a), qu'il voulut bien faire sortir ceux de Lamothe (72).
    Le 9 dudit mois, Sauteyron, Eymet et l'un des Lamothe, escortés d'un grand nombre de soldats ; vont à Bordeaux pour entretenir Burie de la charge des troupes que supportait la Réole. (72). 
    Les Lamothe et leurs soldats se retirent après ètre restés dix jours en ville (72). Les jurats de Saint-Macaire apprennent à leurs collègues de La Réole, que le capitaine de Monbadon vient à leur secours à la tête de sa compagnie (52); ils leur an-noncent aussi que quarante arquebusiers de Saint-Macaire vont leur venir en aide contre ceux de la religion (70); par une autre lettre, ils leur offrent cinquante arquebusiers, si besoin est. (74). 
    Le 8 juin, de Monbadon est à Langon; on le prie de se hâter pour arriver à temps à La Réole (53). 
    Les compagnies de Monbadon et de Lamothe sont devant la ville (73). 
    Le 10 juin du même mois, la ville fait porter à à ses frais douze soldats de la compagnie de Monbadon à Langon (79). 
    Le 12, le capitaine Labernatière, accompagné de plusieurs soldats, vient de Langon à La Réole; puis il en repart pour aller à Bordeaux parler à Burie (79,80); le 26, ce dernier le mande auprès de lui (58).         Du 1er août au 21 octobre 1562, Razac et Sauleyron, ainsi que leurs compagnies, séjournent à La Réole; ils formaient un contingent de 60 hommes (63). 
            A ces corps quasi réguliers viennent, de temps en temps, se joindre quelques troupes qui accourent aider les catholiques: d'abord 50 hommes pour la réfection desquels il est payé 21. 7 s. (83); puis, le 19 mai, 200 hommes de la commune(b), en armes, qui reçoivent à boire pour 4 1. 2 s. 10 d. (73), et, après le siège, les gens de la rivière (c), lesquels vont à Mongauzy croyant y rencontrer
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(a) Ici le chiffre n'est que de 400 soldats, tandis que plus haut il est indiqué comme s'élevant à 500.
(b) Par commune on entendait la population entière.
(c) Les gens de la rivière étaient ceux de Fontet, Blagnac, Floudés, etc., etc.
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Desappas, et acceptent en passant une collation dont les frais s'élèvent à 6 s. (61)..

VI

    La présence des chefs, de même que celle des soldats, qui passaient ou séjournaient à La Réole coûtait assez à la ville. 
    Ainsi Burie y vient pour raison des troubles suscités par les huguenots; il loge avec son train chez le receveur Gascq (a) et les jurats défrayent ce dernier de ce qu'il a déboursé pour héberger le lieutenant de roi (67, 69). 
    Pareille chose se pratique lorsque Monluc passe devant la ville pour se rendre à Gironde et loge chez l'hôte Meric de Lanoue (89). Il en est de même quand le comte de Candale (b) et son train logent chez Brissory: on paye à celui-ci 5 l 16 s. 3 d. (87). 
    En outre, on donne, en présent, au vicomte d'Uza (c) deux barriques de vin, une de rouge ayant coûté 8l. 5 s. et l'autre de blanc de la valeur de 3l. 2.s. 6 d. (85).
    Eymet et les Lamothe, tant pour eux que pour leurs soldats, dépensent diverses sommes à raison de leur nourriture (71). 
    Les capitaines Razac et Labernatière reçoivent des collations en faisant la ronde: l'une coûte 3 s. 4 d. et l'autre 8 s.; il est vrai que de la dernière les jurats de Legis et Seguin semblent avoir pris leur part (75, 80). Le prévőt général arrive en ville pour faire justice des huguenots; on lui offre, en présent, le 23 janvier 1561, deux pots de vin, et le 7 février suivant, 2 tressanes (d) de la même boisson (69). 
    Neuf pains d'un sou sont donnés aux pauvres gens de la ville qui faisaient le guet nuit et jour (77). La dépense des soldats qui gardaient le château était aussi à la charge de la ville et il en était
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(a) Ogier de Gaseq, receveur général, qui habitait la maison Deynaut, dans la Grand'rue et où il mourut en 1616. (Notes inédites de M. Dupin.)
(b) Henri de Foix, comte de Candale, tué au siège de Sommières, en 1572.
(c) Louis de Lur, vicomte d'Uza, sénéchal de Bazas, gouverneur de La Réole, mort à La Rochelle, en 1872.
(d) Mesure aujourd'hui inconnue.

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payé pour 7l. 6 s. 2 d. à l'hôte Celerie, suivant quittance retenue par Claverie, notaire (92). 
    Les pourboire étaient nombreux; il en était souvent donné à ceux qui montaient la garde le long de la rivière, lieu où plus particulièrement le guet était fait avec soin (78). 
    Cinq barriques de vin sont consommées pour faire boire ceux de la commune qui faisaient le guet ou aidaient aux réparations des portes et des murailles (63). 
    Le 14 juin 1562, on paye le pourboire d'un grand nombre de soldats de Saint-Macaire qui avaient conduit jusqu'à Barie huit pièces de canons envoyées de Bordeaux (79). Deux barriques de vin sont données aux marins des galions qui portaient de l'artillerie à Marmande et aux gens de l'escorte qui la conduisaient (63).
    Enfin Monluc, (a) ayant son camp à Puybarban, au mois de juillet 1562 (du 4 au 11), les jurats lui envoient diverses choses (b), entre autres dix-sept cent vingt pains grands et petits, pris chez les habitants et tels qu'ils étaient (63); trois tonneaux de vin, à 30 fr. le tonneau (63); une certaine quantité de vin blanc (86); un mouton, un chevreau gras, deux paires de gros chapons, deux autres paires de chapons moins gros, trois quartiers de veau, et dix poignères d'avoine. (83, 84, 85). 
        On paye d'autre vin qu'il avait consommé. (86). Trois individus lui sont envoyés pour porter certains coffres (80); de plus six saumatiers sont expédiés, sur sa demande, à Langon (85). 
    Le 28 juillet (c), on lui envoie à son camp de Gironde un quartier et demi de veau et deux poulardes; on paye aussi cinq poignéres d'avoine pour les chevaux (87). Le 11 août, on paye encore deux poignères d'avoine pour ses chevaux et ceux de Burie (88). Il n'est peut-être pas hors de propos de faire ob-
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(a) Blaise de Monluc, pourvu d'un commandement spécial en Guienne, maréchal de France en 1574, mort en 1577.
(b) Commentaires du même Monluc, tome III, p. 106.
(c) La bataille de Targon avait eu lieu le 26 (Lacolonie, tome II, p. 6.) et Monluc était à la poursuite des huguenots, dont il fit pendre 70 aux piliers de la halle de Gironde. (Commentaires, tonie III, p. 121).

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server ici ce que les jurats de La Réole payaient alors les vivres qu'ils achetaient pour les personnes qu'ils hébergeaient.
Bœuf : 2 sous la livre; mouton: 3 sous la livre; lard: 2 sous la livre; une paire de poules: 3 sous; une alose: 15 sous; une autre alose: 8 sous; une alose salée: 7 sous; une autre alose salée: 6 sous; une anguille: 2 sous 6 deniers; saumon, deux pièces 15 sous; une carpe: 4 sous. 2 deniers; un tiers d'once de cannelle; 3 sous: un tiers d'once de poivre: 6 deniers. (49,50).

VII

    Après le siège de La Réole et même après la prise de St-Macaire, Burie fait poursuivre Duras et, à ces fins, il expédie de l'artillerie à Marmande; des galions ou bateaux de la Dordogne portent cette artillerie; ils arrivent devant La Réole; les jurats fournissent des patrons qui connaissent la rivière, ceux de la Dordogne pouvant occasionner des avaries (61). 
    D'un autre côté le comte de Candale envoie, le 16 juillet, 40 bœufs pour trainer les canons qu'il dirigeait sur Monségur; mais l'artillerie à ce destinée n'étant pas encore arrivée à La Réole, les bouviers sont obligės de se retirer à Labarthe (59).
    Le 28 du même mois, on emploie quinze hommes à ôter le renforcement de terre qui avait été fait derrière la porte des Menuts; on l'ôte pour faire passer l'artillerie que l'on expédiait à Monségur à l'aide de seize bouviers (87).
    Le 29, six charretées de boulets et de poudre sont envoyées au même lieu (88), mais les bouviers dont il est avant mention, n'ayant sans doute pas suffi pour trainer toute l'artillerie à Monségur, les jurats sont obligés d'envoyer, le 11 août, un sergent aux consuls de Lamothe, pour leur faire sommation de fournir un certain nombre de bœufs, afin d'opérer ce transport (88).

VIII

    A cette époque les magistrats et les habitants de La Réole étaient toujours sur le qui vive, et maint sujet d'inquiétude les tourmentait. On voit de Legis obligé d'aller à Bordeaux pour suivre le procés de l'élection des jurats (47). Dès le mois
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de mai 1561, les huguenots tiennent une assemblée chez le contrôleur Desappas ; on informe contre eux (64). 
    Au mois d'août suivant Héliot de La Courtiade va porter à Burie, un procès-verbal dressé au sujet de l'enlèvement de sept échelons de Berthomieu de Larquey (66).
    Le jour de la Toussaint, ceux de la religion commettent uii plusieurs excès, et il en est dressé procès-verbal que le juge Pichard et le procureur du roi vont porter à Burie, le 22 décembre suivant (68). 
    Dans ce dernier mois, ils veulent encore s'assembler, et les jurats demandent à Burie qu'il engage Desappas à ne pas faire cette assemblée. (67). 
    Le 23 du même mois (a), l'église de Saint-Jean de Bazas est défaite, et les jurats de La Réole envoient un messager à la suite de deux bateaux chargés de huguenots (68). 
    Le 13 janvier 1561, le procureur du roi est invité à aller à Bordeaux pour informer Burie de ce que les protestants voulaient faire leur cène à La Réole et le prier de s'y opposer, parce que ceci pourrait occasionner un grand scandale (68). 
    Le prévôt général vient faire justice des huguenots; sa présence est constatée les 23 janvier et 7 février (69). A la suite du siège on informe contre ceux-ci, à cause de ce qu'ils ont campé devant La Réole et on expédie les informations à Burie (80).

IX

    La correspondance des jurats était assez active; ils écrivaient souvent à Burie et à Monluc: les déclarations que nous résumons mentionnent six lettres adressées à Burie, cing à Monluc et une à Noailles (b) (75,78,179,80,83,84,86); pour deux d'entre elles, les 30 mai et 13 juin, les messagers sont obligés de passer par les Landes et par Fargues, afin d'éviter les huguenots qui étaient sans doute à Gironde (79). On écrit aussi une lettre à Saint-Mégrin, à Tonneins, et on envoie l'apporter le nommé Saint-Marc (79). Ce service était fait par
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(a) Cette date confirme parfaitement celle énoncée par O'Reilly dans son Essai sur l'Histoire de Bazas, p 133. (b) Antoine de Noailles, gouverneur de la ville de Bordeaux, mort en 1562.
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des hommes hardis, rusés, et toujours rétribués par la ville: l'un d'eux était bossu et s'appelait Gabarroche. Une autre sorte de messagers, que l'on appellerait probablement aujourd'hui des espions, étaient aussi envoyés en divers endroits pour s'enquérir de la situation et des projets des huguenots ainsi, Carrot va à Mongauzy (74); Mondon à Marmande (66); Cartoret à Lamothe (74) el deux autres dont les noms ne nous ont pas été transmis, sont expédiés à Gironde (85) et à Tonneins (69).

X

    Avant, pendant et après le siège, des événements importants et de diverses natures eurent lieu à La Réole. Nous remarquons dans les mêmes déclarations ceux qui nous paraissent les plus susceptibles d'êtres signalés; en voici la nomenclature:
    Le lieutenant Lavaissière (a) et le procureur du roi François Orgier, allant à Bordeaux, furent pris à Gironde et gardés prisonniers par les huguenots(52); le 22 mai 1562, on négocie pour obtenir leur liberté (52); le 29, le fils de maître Vidau porte une lettre à Orgier, en prison, au même lieu de Gironde (77); le 14 juin, on remet pour ce dernier 2 écus sol à Jean Orgier(80); le 16 juillet, on donne 6 l. à Mondine de Castera, sa femme, pour qu'elle les lui fasse parvenir (86) et le 15 août, Me Guilhois est chargé d'aller solliciter les affaires dudit Orgier encore prisonnier des huguenots (89). 
    Ceux-ci s'emparent des moulins de la Garonne et, pour ceux qu'ils ne peuvent garder, ils en emportent les madilhes (62). Le moulin du contrôle (ou peut-être du contrôleur) qui avait été descendu devant la ville, est remonté en amont pour qu'il ne tombe pas en leur pouvoir (83).
    Le 25 avril de la même année, la garnison s'était emparée d'un gabarrot chargé de méteil appartenant aux protestants de Meillan (70). Un huguenot est tué par les soldats qui faisaient le guet;
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(a) Blaise de Lavaissière, lieutenant du juge royal. (Notes inédites de M. Dupin.)
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    on paye 4 sous à Richel et à Cappol pour l'ensevelir (78). Eymet et Gaultier (a) sont tués (b); le 24 mai, on paye à Gaussein, l'apothicaire, les cierges qu'il a faits pour leur enterrement (51); le 28, on paye aussi à l'hôte Esterlin, la dépense faite chez lui par ceux qui avaient porté leurs corps de Fontet en ville, (77); le 10 juin, du Faigna inscrit sur son registre 5 s. 6 d. pour chandelles de cire employées pour leurs honneurs funèbres (79) et le 19 du même mois, le payement de cinq aunes de taffetas noir qui ont servi à rendre les mêmes honneurs (80).
    Le vicomte d'Uza succède à Eymet, par commission de Burie (62).
    La commune de la rivière se réunit le 13 août elle tue un huguenot. et conduit en prison le nommé Duguytons qu'elle accuse d'avoir reçu et nourri les religionnaires. (61).

XI

    Plusieurs autres faits sont également consignés dans les déclarations de Seguin et de du Faigna, entre autres les suivants :
    Cent cinquante hommes font la ronde de mai dans la ville et ils font aussi le guet. On prend Antoine Vacquey dans la nuit du 20 juin 1561 (65) et celui-ci est amené à Burie par Lacortiade, escorté de six hommes, le 19 août suivant. (66). 
    La reine de Navarre (c) veut qu'il y ait un ministre à La Réole; les jurats prient Burie, le 31 août de la même année, de vouloir bien s'y opposer. (66). 
    Les huguenots suscitent des troubles en ville et, le 13 septembre de ladite année, Jean Orgier et Pierre de Majance vont solliciter Burie d'y mettre
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(a) Charles de Gaultier, fils d'Antoine de Gaultier, conseiller au Parlement.
(b) Le plumitif de l'audience du Parlement énonce, à la date du 8 octobre 1562, que c'était le 20 mai, et dans les causes d'opposition produites au conseiller de Baulon le 8 novembre suivant, il est dit qu'ils furent inhumainement et prodictoirement meurtris et homicides le mercredi après la fête de Pentecôte, ce qui, l'année 1562 ayant eu sa fête de Pâques célébrée le 29 mars, se trouvait réellement être le mercredi 20 mai.
(c) Jeanne d'Albret, mariée à Antoine de Bourbon Vendôme, morte en 1862
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ordre par quelque mesure efficace (66); le 20 du même mois, on fait le guet pour qu'ils n'entrent pas en ville (66). Le 6 novembre, il se tient une assemblée où il est décidé que ceux de la religion vivront désormais en gardant et observant, de point en point, les édits du roi (66). 
    Le 16 décembre, Burie ordonne de faire bonne garde (67) et le 22 du même mois, le juge Pichard et le procureur du roi vont porter au lieutenant de roi les informations faites au sujet des troubles qui ont eu lieu à La Réole le jour de la Toussaint (68). 
    Au mois de juin 1562, on abat le bois de la Recluse et le produit en est apporté à la maison de la ville (56). 
    Le 8 juillet, la compagnie de cavalerie de Burie passe la rivière tout le jour (84). 
    Le 5 août, Pierre Seguin rend ainsi compte des difficultés qu'il a éprouvées pour parler à Burie: il va d'abord à Montilhac (Montignac, section de Monségur?), mais Burie, voulant se mettre à table pour souper, renvoie Seguin au lendemain matin; ce dernier revient coucher à La Réole. Le lendemain, il retourne à Montilhac; il est renvoyé à Sauveterre où devait diner Burie; le diner étant renvoyé à Rauzan, il lui faut aller en ce dernier lieu où, après le repas, le lieutenant de roi lui dit que l'on pouvait laisser entrer les femmes des huguenots, pourvu qu'elles promissent de vivre comme le roi le commandait (60). Le 11 août, il est payé 20 sous à deux carriers pour avoir démoli la chapelle de la Recluse, afin d'en utiliser la pierre à la restauration de la porte de la Ma (88). Le même jour, Louis de Legis va joindre Burie pour que l'étape soit mise en la ville (88) el le 31, Jeannot Deney reçoit 5 l. 4 s. pour avoir sonné le tabourin de Souysse depuis le 18 juillet jusqu'au 24 août (89).
    Dans les payements effectués, il est fait mention de monnaies dont voici la dénomination et la valeur:

Double ducat à deux têtes, 5 l. 12 s. 6 d.; noble à l'anneau, 5l. 12 s.; angelot, 4 l. 4 s.; réale, 4 s. 2 d.; teston, 9 s. 4 d.; ducat à la potence, 17 s. 6 d.; demi-angelot, 2 l. 2 s.; pistolet, 2l. 9 s. (34 el suiv.)
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XII

    Dans ces déclarations on trouve les noms des divers personnages qui ont paru avoir occupé certaines fonctions ou joué un rôle dans la cité Réolaise, en 1561 et 1562; nous les reproduisons ici par ordre alphabétique.
Banlon. Bazas (le procureur du roi et les jurats de). Burie, lieutenant de roi en Guienne.
Cambes (voyez Eymet). Candale (le vicomte de). Castera (Mondine de). Chastilhon. Château (le capitaine du). Chauvin. Claverie, notaire. Cortiade:
Deney, tambourin. Desappas (Louis). Dufaigna (Vincent, jurat). Duguytons. Duras (Symphorien de).
Eymet (voyez Cambes). Faigna (du) (voyez Du-faigna). Faugna, fourrier d'Eymet.
Gasc (de), receveur. Gaultier (Charles de). Gaussein, apothicaire.
Jamin. Jurats de Bazas (voyez Bazas). Jurats de St-Macaire (voyez St-Macaire).
Labernatière, capitaine. Lagarde. Lalanne. La-mothe oncle, capitaine. Lamothe neveu, capitaine. Lavaissière (Arnaud de). Lavaissière (Blaise de), lieutenant du juge. Laviovalle. Legis (Louis de), jurat. Lornes (de). Lur (Louis de), gouverneur de La Réole. La Cortiade ou La Courtiade.
Majance (Pierre de). Mauvezin (de). Monbadon (de), capitaine. Monluc (Blaise de).
Navarre (la reine de). Noailles (de).
Orgier (François), procureur du roi. Orgier (Joseph). Orgier (Jean).
Pichard, juge. Prévot général (le). Procureur du roi de Bazas (voyez Bazas). Puy (le procureur du).
Rasteau, sergent royal. Razac, capitaine. Recteur de St-Martin. Reine de Navarre (voyez Navarre). Religieux fondeurs. Rivière (Jean). Roquebrune (de).
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20

Saint-Macaire (les jurats de). Saint-Martin (le recteur de). Saint-Mégrin. Sabourin. Sauteyron (Arnaud). Sauteyron, capitaine. Seguin (Jean). Seguin (Pierre). Sénéchal (le).
Termes (de).
Uza (le vicomte d').
Vacquey (Antoine). Vernet (Arnaud du).

    Tel est le résumé des déclarations des jurats Seguin et du Faigna.
    Nous eussions bien voulu y découvrir la durée exacte du siège que La Réole eût à soutenir contre Duras, mais rien ne nous à mis à même de préciser l'époque de ce fait d'armes.    
    Le procès-verbal d'enquête dressé par le conseiller de Baulon, à cause de la prise de St-Macaire, et dans lequel nous avons trouvé les textes des déclarations de Seguin et de du Faigna ne nous dit pas un mot à ce sujet; seulement on y lit que le procureur des jurats de La Réole exposait, le 31 octobre, que Duras avait mis le siège devant la ville sur les instigations de huit personnages du pays, savoir : Louis Desappas, contrôleur; Etienne Desclaux, apothicaire; Etienne Dumas, dit le prince; Pierre Malereau, gendre de Bernadin Dupin; Laporterie père et fils; tous de La Réole; Gaillard Duvignau, de Castillon en Bazadais, et Thomas de Castera, de Casseuil; que ce siège remontait à environ six mois et que la canonnade avait duré huit jours et plus.

Monluc, lui-même, ne pouvait guère mieux nous fixer, car il s'est borné dans ses Commentaires, tome III, p. 105, à nous expliquer très sommairement que, venant de battre les huguenots, à Feugarolles (a), il campa vis à vis de La Réole, où Duras avait mis le siège quelques jours auparavant, mais sans succès.
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(a) Canton de Lavardac, arrondissement de Nérac (Lot-et-Garonne)
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21

    Or, quoique le vieux maréchal n'ait pas songé à le dire, il est facile d'assigner aux premiers jours de juillet, le temps d'arrêt qu'en accourant secourir Bordeaux, il se crut obligé de faire en vue de La Réole, à Puybarban.
    Force donc, en rapprochant quelques unes des dates et certains des faits précités, surtout avec la certitude que nous avons que Duras prit St-Macaire le 28 juin, force nous est, disons-nous, de laisser le lecteur dans l'incertitude quant à l'époque et à la durée de la canonnade supportée par La Réole en 1562, tout en l'assurant néanmoins que le siége dont il s'agit eût lieu en mai ou juin de cette année,


Sommaire-tous-les-articles Un destin exceptionnel et dramatique GEMIN (Pierre Jean) est né à Caudrot le 9 juin 1921      Fils de Jean Robert...



Un destin exceptionnel et dramatique

GEMIN (Pierre Jean) est né à Caudrot le 9 juin 1921
    
Fils de Jean Robert, charpentier puis cafetier et de Jeanne née Dubourg, Pierre Gemin, fut élève de l'Ecole laïque de Caudrot du 1er octobre 1927 au 14 juillet 1933, puis du Collège de La Réole du 1er octobre 1933 au mois de juillet 1939, date à laquelle il passa brillamment les épreuves du baccalauréat.

    Il entra ensuite au Lycée de Bordeaux d'octobre 1939 au mois de mai 1940, puis passa au Lycée Saint-Louis, à Paris, pour y suivre les cours supérieurs de mathématiques spéciales et préparer l'Ecole de l'Air.
    Les succès qu'il avait obtenus dans ces divers établissements justifiaient tous les espoirs et l'accès des grandes écoles allait s'ouvrir à ce sujet d'élite quand éclata la guerre de 1939.
    Il a participé à la manifestation des étudiants à l'Arc de Triomphe au 11 novembre 1940, (Wikipedia)
    Voici un film relatant cette manifestation du 11 novembre 1940  ICI

    Le lendemain de la manifestation, le commandement militaire allemand de Paris fait fermer tous les établissements d'enseignement supérieur de la capitale. Les étudiants provinciaux doivent rentrer chez eux.
    Il rentre à Caudrot. Il en repart aussitôt, gagne l'Espagne en traversant à la nage la Bidassoa et va demander au consul d'Angleterre, à Bilbao, de le faire passer en Angleterre pour s'engager dans l'aviation.
    Le consul ne s'y prête pas et lui conseille de rentrer en France, où ses services peuvent être plus utiles. Pierre Gemin rentre à Caudrot en traversant à nouveau la Bidassoa à la nage et en évitant de justesse les balles des carabiniers, en sautant d'un train en marche.
    Grâce à un contact avec Albert Baudrillart, il rejoignit le réseau Chabor, sous-groupe du réseau Kléber-Terre, animé par des officiers du 2e bureau qui coopéraient avec le SOE. (Le Special Operations Executive est un service secret britannique qui opère pendant la Seconde Guerre mondiale. Le SOE est créé le 19-22 juillet 1940 par Winston Churchill et dissout le 30 juin 1946.
    Il fut chargé de relever les plans des défenses secrètes du fameux Mur de l'Atlantique.
Il accompagna, entre autres missions, à la frontière espagnole trois officiers anglais tombés en parachute à La Réole.
    Il est d'ailleurs impossible de savoir avec exactitude les services qu'il a pu rendre, car la procédure allemande a été détruite, lors de la fuite, par les services de l'ennemi, et le chef direct de Pierre Gemin, déporté en Allemagne, est mort en captivité. Mais son rôle dut être important, car depuis son arrestation, le 9 août 1941, au café des Arts, à Bordeaux, jusqu'au 8 juillet 1942, date de sa condamnation à mort pour "aide à l’ennemi", il fut l'objet d'une longue instruction serrée et sévère.
    Les Allemands ne ménagèrent aucune torture pour le faire parler : sévices, écrasement des doigts, privations presque totale de nourriture, au point que cet athlète, à certains moments, ne pouvait plus se lever de son lit. Puis, de temps à autre, régime meilleur dans des cellules communes, succédant à l'emmurement dans un cachot sans fenêtres, pour abattre sa volonté et sa résistance morale et physique.
(Extrait de sa biographie ci dessous)

    Dénoncé avec d’autres membres de son réseau, arrêté à Bordeaux lors d’un rendez-vous le 9 août 1941, il fut incarcéré au Fort du Ha dont il tenta vainement de s’évader.
Il fut torturé, puis condamné à mort pour "aide à l’ennemi" et fusillé le 13 juillet 1942.
    Dans sa dernière lettre à sa famille, il écrivit :"Dites-vous que votre Pierrot est mort pour une noble et grande cause."
    Il fut homologué au grade de Lieutenant des FFC, et reçut la Croix de Guerre avec palmes et la médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume.
    Son nom est inscrit sur les monuments aux mort de Souge, de Caudrot.
Son nom est également inscrit avec 299 autres membres de services spéciaux, sur le Monument commémoratif des Services Spéciaux de Ramatuelle (83).
Un monument unique :
    Le Mémorial de Ramatuelle est l’unique monument dédié aux membres des Services spéciaux morts pour la France, lors de la seconde guerre mondiale. 
    Différentes cérémonies du Souvenir sont organisées chaque année, notamment pour le Débarquement de Provence (aout 1944 ) et la Commémoration du 8 mai 1945. Le monument est entretenu par la Ville de Ramatuelle, avec la participation de l’AASSDN.(Association des anciens des services spéciaux de la Défense nationale).
Liste des noms inscrits sur le monuments
Ce monument permet à l’Amicale d’honorer la mémoire des 299 héros morts pour avoir servi la France, dans l’ombre de l’histoire.
Une commémoration eut lieu le 15 août 1945 à Caudrot
Voici un film de cette cérémonie
Film de Jean Saubat

Actuellement deux rues portent son nom à Caudrot et Gironde sur Dropt :

Le réseau Kléber, Vénus, Chador (ceux du SSDN)
    
Le service de renseignement Kléber-Terre est un service permanent des armées en France.
Dissous par les allemands, mais maintenu dans la clandestinité, il apporte une aide décisive aux alliés. Son activité consiste à suivre toutes les évolutions des positions des troupes allemandes. Vénus, Chabor sont des sous groupes régionaux : Limoges et Périgueux en la circonstance.
    Plusieurs jeunes chrétiens venant du Nord de la France et voulant entrer en résistance rejoignent ce mouvement et traversent à de multiples reprises la ligne de démarcation. Six membres de ce réseau ou travaillant avec lui sont fusillés à Souge. Un agent double les a tous «donnés ».

https://www.fusilles-souge.asso.fr/gemin-pierre-souge/

Service historique de la défense

GR 28 P 4 25 / 59 Dossier individuel de Pierre GEMIN 1941 1948 GR 16P 249873

Documents trouvés aux archives départementales de la Gironde

Lettre d'appel au préfet de la Gironde pour la libération de Pierre Gemin



Transcodage de cette lettre :

10, rue d'Anjou 9 Mai 1942
Mon cher Préfet et ami,

J'ai beaucoup hésité à vous écrire cette lettre mais après mûre réflexion, je ne crois pas devoir m’y soustraire.
Voici le cas : je suis très lié avec une famille de Caudrot (gironde), ou j'habite en temps normal l’été.
L’aîné des fils Pierre Gemin qui poursuivait de brillantes études en mathématique spéciales a été arrêté le 8 août par les allemands.
Il va paraît il passer en jugement ces jours ci.
Je crois savoir qu'il est mêlé à une affaire d'espionnage mais je ne sais dans quelle mesure ni dans quelles conditions.
Il ne peut être question d'intervenir dans le jugement et c'est pour cela que je vous écris n'y aurait-il pas lieu, en accord avec les autorités Universitaire de suivre l’affaire et pour intervenir en cas de condamnation très grave.
Laissera-t-on fusiller un enfant de 20 ans ?
D'autant que c'est un très brillant sujet.
Je ne regrette pas de vous avoir écrit et de vous demander de vous intéresser à cette cause.
Vous imaginez l'angoisse de sa famille et de ses amis dont je suis.
Je pense aller à Bordeaux le 23.
Je demanderai à votre secrétariat si on peut vous serrer la main au moins entre deux portes.
Merci d'avance car je suis sûr que vous compatirez
Croyez cher Préfet et ami, à mes biens cordiaux sentiments



Notes de l'avocat : (Transcodées à la suite)



H. KAPPELHOFF-LANCON 27.05.1942.
Avocat à la cour d'appel de Bordeaux
8.rue Esprit des Lois 53-60

Transcodage
Monsieur le Directeur,

    Un appel du Tribunal militaire Allemand hier matin dès mon arrivée à mon cabinet m’a obligé de tout abandonner et je suis revenu à mon cabinet après midi n'ayant pu pour cela me présenter à vous.
Ce matin encore je commence à plaider à 8h30 pour une affaire qui durera la majeure partie de la journée.
    Je ne veux pas retarder davantage à vous donner tous les renseignements que vous désirez..
Je ne connais pas le dossier de Pierre Gemin et ne le connaîtrai jamais, car c’est une affaire d'espionnage tout à fait caractérisée : je ne serais même pas admis à la plaider en raison du caractère ultra secret de l'affaire. Je n'ai pas pu voir l'intéressé et ne le verrai pas -
Je puis cependant affirmer qu’il est poursuivi pour espionnage et vu ce que je sais - mais le secret professionnel m’interdit de révéler - je sais qu'il ne peut échapper à une condamnation à mort s’il est jugé.
    J’ai connu son activité dans l'affaire des 2 frères Lapeyronnie, fils du docteur Lapeyronnie de Bordeaux : et je n’ai pas été autorisé à voir le dossier.
    J’ai seulement assisté comme avocat aux deux audiences : le rôle de Gemin est certain ; il a déclaré travailler pour les services français. Gemin était présent et entendu comme témoin car il avait cherché à enrôler les deux garçons .J'ai eu l'occasion de parler de lui à des gens qui l'avaient approché notamment à des membres de professorat du lycée. Il est ai je compris, très intelligent et très doué - Il en donne l'impression indiscutable - je ne cache pas que j'ai été très ému en le voyant a ces deux audiences et sachant le sort qui l’attend tôt ou tard.
    J'ai fait pour aider moralement sa mère tout ce qui était possible.
Il m'apparaît que la famille comme le garçon indépendamment de l'accusation que je n'ai pas à juger, sont absolument dignes d'être aidés.
    J'ai fait et ferais l'impossible pour eux.
    Voilà Monsieur le directeur ce que je voulais vous dire hier. Je passerai vous confirmer et vous donner un commentaire sur ces éléments de fond.
Je vous prie……..

    Concernant les dernières lettres des 70 otages fusillés de 21 septembre 1942, les familles des fusillés ont rendu publiques la plupart d’entre elles. 
À ce sujet, on lira les dernières lettres d’otages de Louis Laverny et Gemin dans le livre de Christophe Dabitch, : 
24 octobre 1941, Bordeaux, les 50 otages, un assassinat politique,
Éditions C.M.D, 1999, page 121-122,
ou bien celles de plusieurs fusillés (pages 215 à 218) et en fin de couverture celle de René Mellier dans l’ouvrage du Comité du souvenir des fusillés de Souge (ouvrage collectif),
Les 256 de Souge, fusillés de 1940 à 1944,
Editions Le Bord de l’eau, 2014.

     La lettre de VP2R se présente sous la forme d'une double page en PDF, le texte provient de différents membres de VP2R.     ...



    La lettre de VP2R se présente sous la forme d'une double page en PDF, le texte provient de différents membres de VP2R.
    La mise en page est effectuée par François Laville et Dominique Riboulleau en assure la coordination : VP2R

Liens directs vers les lettres :
01- Lettre VP2R - Pierre Laville                         Texte de François Laville
02 - Lettre VP2R - Martyr, Martyre et Martouret Texte de François Cantegrel
03 - Lettre VP2R - Cité Gallo Romaine              Texte de Raymond Vallier
04 - Lettre VP2R - La Ryole sur Tamise              Texte de Franck Viort
05 - Lettre VP2R - Rue Numa Ducros                  Texte de François Laville
06 - Lettre VP2R - 10 rue Numa Ducros                  Texte de Solange Ménival
07- Lettre VP2R - Hôtel Béchade                  Texte de JP Trouillot et F Cantegrel
08 - Lettre VP2R - Blaise Charlut, la dentelle de fer.     Photos Christophe Houdent
09 - La lettre VP2R - La Régie Municipale                  Texte de François Laville
10 - La lettre VP2R - Le télégraphe Chappe à La Réole      Texte de R. Vaillier
11 - La lettre VP2R - La famille Pirly              Texte de Franck Viort
12 - La lettre VP2R - Aviron Réolais               Alain Lamaison, François Laville
13 - La lettre de VP2R - Georges Perrein Liquoriste      Texte de François Laville
14 - La lettre de VP2R - Pierre Laban Peintre et Sculpteur     Texte de Danielle Kalt
15 - La lettre de VP2R - A. Perrein Entrepreneur          François Cantegrel et F Laville
16 - La lettre de VP2R - Marcel Gimenez, Peintre          Denis, Lydie et Henri Gimenez
17 - La lettre de VP2R - Les transports au XIXe          Texte de Raymond Vaillier
18 - La lettre de VP2R - La place Craberie          Texte de François Laville
19 - La lettre de VP2R - Le marché au grains      Texte de François Cantegrel
20 - La lettre de VP2R - Les congrégations religieuses      Texte de Raymond Vaillier
21 - La lettre de VP2R - L'hôtel Lavaissière -Lanasse      Texte de Raymond Vaillier
22 - La lettre de VP2R - L hôtel Seguin         Texte de François Cantegrel


Liens et couvertures :

01- Lettre VP2R - Pierre Laville     Texte de François Laville

02 - Lettre VP2R - Martyr, Martyre et Martouret    Texte de François Cantegrel


03 - Lettre VP2R - Cité Gallo Romaine     Texte de Raymond Vallier


04 - Lettre VP2R-La Ryole sur Tamise   Texte de Franck Viort

05 - Lettre VP2R-Rue Numa Ducros      Texte de François Laville

06 - Lettre VP2R-10 rue Numa Ducros     Texte de Solange Ménival


07- Lettre VP2R-Hôtel Béchade   Texte de JP Trouillot et F Cantegrel 







Une présentation vidéo du télégraphe Chappe :

11-La lettre VP2R - La famille Pirly   Texte de Franck Viort

12- La lettre VP2R - Aviron Réolais       Alain Lamaison, François Laville

15 - La lettre de VP2R - A. Perrein Entrepreneur   François Cantegrel et F Laville


16 - La lettre de VP2R - Marcel Gimenez, Peintre     Denis, Lydie et Henri Gimenez

17 - La lettre de VP2R - Les transports au XIXe     Texte de Raymond Vaillier


18 - La lettre de VP2R - La place Craberie    Texte de François Laville
19 - La lettre de VP2R - Le marché au grains   Texte de François Cantegrel




22 - La lettre de VP2R - L' hôtel Seguin         Texte de François Cantegrel


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