A la fin des années 1950 le rugby à treize était dominateur à La Réole
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| Départ depuis le Ray-Mond Bar de Manu vers Palau |
Une génération d'amis qui ne s'est pas perdu de vue malgré les années !!
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| Mais les rangs commencent à s'éclaircir... Jo Mouliner nous détaille les joueurs (Cliquez pour voir la vidéo) |
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| Les repas sont toujours bien arrosés |
Nouveau champion de France de Première division
2 Juin 1957
LA RÉOLE XIII voit des efforts méritoires et un bel esprit justement récompensés Comment La Réole XIII est devenu champion de France
DIMANCHE matin, à 10 heures, quelques voitures emportant les équipiers réolais partaient, sans grand bruit, vers Salles où M. Dumeste avait choisi un restaurant bien tranquille et aux abords ombragés pour que l'équipe puisse manger de bonne heure à l'abri de tout énervement et se reposer avant la partie capitale qui allait se disputer.
A 15h30 exactement, l'arbitre sifflait le début de cette finale du championnat de France, devant un nombreux et bruyant public, parmi lesquels s'agitaient des fanions et des drapeaux rouge et blanc..
La partie commença sur un rythme rapide. le jeu assez égal durant les dix premières minutes: Tonneins marquait un but sur coup franc, presque aussitôt Lahy répliquait par un essai entre les poteaux, qu'il transformait lui-même. Le centre Paga, de Tonneins, se blessait tout seul et disparaissait du champ de jeu. Tonneins réussissait encore un coup franc, mais deux minutes après, sur une percée de Canerot, Lacoste marquait de nouveau à la vingt-huitième minute, l'arrière de Tonneins coup franc: à réussissait un nouveau la trentième minute, l'ailier Moliner déborda et marqua un essai que Lahy transforma: à la trente-troisième minute, coup franc réussi par Lahy.
On sentait déjà les avants tonneinquais fléchir sous les rushes de Canerot, Mouline et Lacoste : la balle sortait pour La Réole et chaque attaque des canaris était dangereuse,
C'est pourtant-Tonneins qui marquera un. essai en coin juste avant le repos.
Dès la deuxième minute de la seconde mi-temps, Tonneins en trombe, marque un autre essai le score était alors de 17 pour La Réole, 10 pour Tonneins.
Il fallut attendre dix minutes pour voir un magnifique essai de Dutour puis, à la seizième minute, un autre essai de Ch. Lacoste.sur interception dans les vingt-deux réolais.
Cet essai marqua le glas des espoirs des supporters et joueurs tonneinquais, les avants n'opposaient que peu de résistance aux entreprises des puissants canaris et la vitesse, la volonté, la réussite
vingtième minute, essai en force de Canerot ; vingt-huitième minute, essai de Mouline; trentième minute, essai de Lahy.
"La Réole ralentit alors un peu et Tonneins réussit un un essai qui n'est pas transformé.
Ce n'est que le chant du cygne pour Tonneins, qui paraît être sur les boulets ; à la trente-sixième minute. Dutour marque un essai personnel et récidive encore à la trente-huitième minute. Juste avant le coup de sifflet final, Gratien traverse au petit trot la défense adverse, pointe entre les poteaux et transforme lui-même.
Le score est de 33 à 13.
Les joueurs réolais se précipitent vers leur coach Abribat et lui font taire un tour d'honneur en le portant en triomphe.
La joie que l'on devine est dans le camp réolais et les très nombreux supporters de notre équipe, ainsi que la plupart du public, ovationnent les vainqueurs. Puis les joueurs rentrèrent aux vestiaires, et il faut souligner que cette victoire fut accueillie par tous, supporters et joueurs, avec la plus grande joie, mais aussi avec une grande dignité.
A La Réole, tous sont à féliciter. Le meilleur des vingt-six acteurs fut Cazaban, suivi de près par Dutour et Canerot, qui fit un travail extraordinaire; Lahy fut très, très très bien ; Mouline et Lacoste, très surveillés, furent un danger permanent pour l'adversaire.
Tous les autres furent excellents : Labat, Ch. Lacoste, Moliner, Battles, Carrère. Gratien et le capitaine Lamouliat qui commanda son équipe, et se montra dangereux en attaque et sûr en défense
L'arbitre, M. Jammeau, fut impartial et dirigea ce match avec autorité, décision et compétence. Après la partie,M. Mathieu, adjoint au maire, prononça un aimable discours auquel répondit M. Darmalllac, président du mouvement amateur de la FF.J. XIII. qui félicita les deux équipes finalistes et leva verre à la prospérité du jeu à XIII
Qu'il nous soit permis de remercier et de féliciter celui qui a une grande part dans cette victoire complète.
Si, en effet, samedi, Carrere et Labat boitaient et ne savaient pas s'ils pourraient jouer cette finale, M. Salinas, masseur et soigneur de Bordeaux XIII. sollicité les s'emploie à remettre en état éclopés.
Le jour de la finale, dès le matin il soigna ceux des équipiers réolais qui pensaient avoir besoin de ses soins. Avant le match, il massa les joueurs et à la mi temps, tous eurent recours à sa compétence.
Il fit tout cela avec un chic, un désintéressement auquel tous les joueurs et dirigeants réolais furent sensibles.
M. Salinas a bien mérité de La Réole XIII.
Jeudi 6 juin, les champions seront reçus à 19 heures, à l'hôtel de ville, où un vin d'honneur leur sera offert,
Ce sera la fête des champions de France.
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| Et en plus contre Tonneins !! 27 juin 1957 |
La Réole XIII amateurs, depuis des années, fournit chaque saison un effort considérable pour hisser son équipe au plus haut niveau du sport régional et national. En 1937, la petite ville girondine formait son premier bureau, sa première équipe.
Un an passait et, la saison suivante, ils clôturaient en enlevant brillamment le titre de champion de France, en Honneur. La Réole XIII était désormais connue au-delà des limites du département, son pack était devenu redoutable.
La guerre est venue ensuite briser, démanteler cette formation, qui allait vivement de l'avant. La refonte d'une telle équipe fut, par la suite, difficile, les éléments d'alors ne revinrent qu'en partie, l'élan était brisé. Cependant, de dévoués organisateurs et dirigeants ne tardèrent pas à mettre sur pied un “treize”, qui se roda immédiatement. Quelques années passèrent sans qu'aucune gloire vienne fleurir le blason des sportifs réolais.
En 1954 l'équipe était retrouvée, jeune, forte. En s'adjugeant la Coupe de France, en 1954, elle venait de renouer avec le succès. Les “relèves” portèrent leurs fruits, puisque trois ans plus tard, c'était le championnat de France que la Réole XIII terminait en brillant vainqueur. Et nous voici à cette année, au terme de la saison, l'ultime rencontre qui, hélas ! ne se disputera pas sur terrain tout à fait neutre. Palau-La Réole, à Perpignan, constitue peut-être pour nos Girondins un handicap, car le voyage en terre ennemie -- sera bien long, mais notre « treize », au grand complet, sans exception, est animé du désir de vaincre Avant ce grand choc, nous avons tenu à vous présenter, un par un, les artisans du succès passé, que nous souhaitons également futur.
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| Un trombinoscope des joueurs Réolais |
Le comité de direction, remanié cette année avec un nouveau président. M. Carrère, lui même bien encadré par des chevronnés comme Masson. Furet, Poudens et d'autres dirigeants dévoués aux conseils précieux. Une commission de rugby des plus compétentes avec des anciens de l'ovale. Monguiyeau et Darmuzey; sans oublier le dernier né, le Club des supporters. dont l'actif président René Fourcade apporte au comité un dynamisme et une impulsion toute nouvelle
Le terrain des quais impeccable s'il ne se trouvait en bordure de la Garonne et sujet à inondations. Cette année, La Réole XIII a pu, grâce à l'aide d'un ami du sport créer une tribune spacieuse et bien établie qui accueillera confortablement les sportifs toujours plus nombreux chaque dimanche.
Après les dirigeants, le terrain, nous n'oublierons pas de vous parler de l'équipe : ici quinze camarades tous anciens de l'an dernier. Il fut un temps où l'on parlait de rentrée sensationnelle mais ce ne fut qu'un mirage et l'on eut vite fait de faire comprendre à ces ambitieux de Réolais qu'il ne fallett pas toucher à certain club abou
Dans les avants nous trouvons toujours inséparables Dassé et Gimenez, les doyens, sur la brèche depuis 1939, un athlète, Dubourg, aux rushes impressionnants ; deux jeunes qui s'acclimatent avec succès Aimé et Rapin ; au talonnage, Savariaud qui en jeu ouvert est un véritable danger public et Pareau. En demis ou pour le poste d'arrière, des interchangeables: Miller. capitaine, le tacticien de l'équipe, Abribat, dont le perçant et le métier en font un joueur complet, accrocheur et solide en défense ; enfin le "pipette" réolais Martel qui chaque dimanche s'affirme de plus en plus à l'arrière. Au centre, le joyau de l'équipe. Lamaison rapide adroit et feinteur c'est à croire qu'il est né avec un ballon de rugby : Bergegère, joueur modeste mais sûr; aux ailes, Carrasset qui, à côté de Lamaison est le marqueur d'essais ; Thomas l'incompréhensible plein de qualité mais fantaisiste, rapide. adroit bon buteur ; enfin Hardy sprinter solide.
Engagé en championnat do France (division d'Excellence) La Réole XIII fait mieux que se défendre, puisque déjà titulaire de deuz victoires sur Casteljaloux et Miramont. Cette équipe, qui s'améliore chaque dimanche aura su tenir les espoir que dirigeants et supporters ont mis en elle: elle doit. "comme les anciens qui furent champions de France en 1939, quart finaliste en 1945 et demi-finaliste en 1946". faire figure plus qu'honorable et donner à ses fidèles amis de grandes satisfactions.
Puisse le rugby à La Réole tenir sa promesse et nous aurons tout au long de la saison du beau sport qui attirera dans le joli cadre du terrain des Quais la grande foule des mordus de l'ovale.










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